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16/09/2013

Un défaut humain

C’est un défaut de conception je crois. Ça s’apparente à notre aversion pour la perte qui est plus grande que notre envie du gain…

J’ai une collègue qui est débarqué dans mon bureau ce matin, fâché contre une autre collègue sur quelque chose que la seconde collègue aurait oublié de faire. Il faut dire, à la décharge de la collègue A que la collègue B a souvent eu des égarements du côté de ce qui lui était reproché ce matin.

Comme dans toutes ces situations, j’ai pris soin de ne pas alimenter la colère de la collègue A. J’ai regardé les faits et j’ai rapidement pu conclure, preuves bien claire à l’appui que la collègue B n’avait rien à se reprocher.

Nous avons continué notre échange, solutionné le problème et la collègue A est repartie, mais dans quel état d’esprit.

Notre échange a duré tout au plus cinq minutes. Sa colère trente secondes. Mon enquête et ma preuve contre sa charge une minute et demi, le reste de la conversation 3 minutes.

Mais voilà, nous sommes mal faits. La collègue A, j’en suis à peu près certain – et nous sommes tous ainsi, aura surtout retenu sa colère contre la collègue B et aura très certainement ajouté cette brève colère à la somme de ses récrimination contre elle et ce même si cette colère était totalement injustifié – preuve à l’appui et qu’elle l’a elle-même reconnue.

Nous sommes des drôles de bibittes. Nous avons évolués, mais nous chassons encore des mammouths. Les preuves contre quelqu’un, quelque chose ou une situation quelconque s’accumulent et pèse beaucoup plus lourd que les preuves pour…

Je ne me lancerai pas dans un débat sur l’émotionnel et le rationnel, je dirai seulement qu’il faut savoir bien les distinguer si on ne veut pas se laisser avoir.

.jpm

10:55 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0)

22/08/2013

L’action dans le doute

Je vous rassure, je n’ai pas trouvé l’illumination. Il y a bien ce job chez TED à New York, mais ils demandent d’être au bureau à NYC au moins 3 à 5 jours par semaines, ça fait pas mal de jour à l’extérieur de la ville…

Alors non, je n’ai pas nécessairement trouvé la voie ultime, il n’y en a probablement pas non plus. Et puis ce que j’ai n’ai pas si mal, je pense que je devrais plutôt essayer de profiter de la situation actuelle et poursuivre ce que j’envisageais comme un plan de match raisonnable à la fin de ma session d’hiver. C’est-à-dire utiliser mon 4h de sans solde par semaine pour mener à bien quelques projets qui me tiennent à cœur.

Le problème sera peut-être de trouver lesquels, mais je vais essayer de faire ça sans trop de pression, en gardant à l’esprit que je fais pour m’amuser.

Reste le côté boulot. Encore là je me dis que je dois travailler avec ce que j’ai. Il y a des opportunités, il s’agit d’être patient et de les saisir quand elles passent. Et puis, il est aussi possible d’en créer. Dans une petite entreprise il y a toujours de la place pour ceux qui veulent faire un peu plus…

Bref, je suis toujours enclin au doute, je l’ai toujours été. Je doute peut-être un peu plus ces derniers temps parce que j’ai un peu plus réfléchis à ma situation, à ce nouveau diplôme que j’ai, à ces ouvertures potentielles, mais je choisis l’action, je bouge, parce que s’il y a une chose dont je suis certain c’est que je suis un gars actif, plein de projet, qui n’aime pas rester à rien faire !

.jpm

01/08/2013

Toujours dans le doute

Remise en question de la quarantaine? Je ne sais pas, peut-être. Mais je crois surtout que c’est la fin de mon bacc… Ce problème d’avoir bien des diplômes, des expériences, de l’ancienneté, bien du potentiel quoi, mais pas de savoir quoi faire avec.

Le problème c’est que je suis bon dans pleins de trucs, que tout m’intéresse ou presque et que je suis capable de trouver à peu près n’importe quel boulot gratifiant, mais que je n’ai pas de passion spécifique…

Je pourrais bien essayer d’être prof d’économie au cégep ou journaliste scientifique, vendeur au bureau… Je pourrais retourner dans un lab faire de la science en haute technologie ou travailler à L’institut de la statistique du Québec, je pourrais peut-être même me partir une petite entreprise de distribution je ne sais quoi…

Tout ça m’intéresserait, je crois avoir ce potentiel et j’ai une foule d’autres projets plus personnels… Écriture, photo, site web et j’en passe. Mais voilà, je ne trouve pas l’énergie et puis bon rien ne me passionne réellement alors je ne sais trop quelle direction prendre.

Et au bout du compte, je suis là avec 20 ans de boulot encore devant moi, plein d’avenues possibles, mais sans savoir laquelle choisir et donc je broie du noir parce que je vois le temps filer, les occasions se dissoudre et moi qui fait du sur-place englué dans mon quotidien…

Bref, je suis toujours dans le doute.

.jpm

18/07/2013

Hésitations

Je crois que ma mauvaise passe « faudrait que » est derrière moi, ou du moins assez pour que je commence à penser à autre chose. Je me suis payer du temps à moi, j’ai fait ce qui me passait par la tête plutôt que ce que j’aurais dû faire et finalement, je recommence à travailler mes « faudrait que » avec un peu moins de dégoût.

Cela dit, cette petite déprime passagère a mis en lumière une seconde petite déprime celle du manque de défi au bureau. Deux trucs s’imbriquent ici.

Les premiers sont une certaine lassitude face à mon travail et lié à cela une certaine fatigue. Et, à cette fatigue (ou manque de motivation), s’accroche une envie de ne rien faire de plus. Ce qui me met dans une position qui ressemble à une impasse où je voudrais faire autre chose, démarrer un nouveau projet, changer ma routine ou y ajouter du piquant, mais en même temps je ne m’en sent pas l’énergie et donc j’ai aussi envie de continuer de surfer sur mon travail actuel qui ne me demande pas trop d’effort puisque je le connais bien.

Les seconds sont l’envie de me trouver un autre défi à l’extérieur du boulot, mais encore là, la lassitude frappe et la déprime aussi. Comment croire que ce sera mieux ailleurs ou dans un autre projet (un maîtrise peut-être). N’est-ce pas là un simple « changer le mal de place » ou « une fuite en avant » ?

Pour l’instant je suis un peu pris dans mon cercle « vicieux », je ne vois pas d’issue. Un jour je me lancerais dans une foule de projets et le lendemain tout me semble trop compliqué ou n’en valant pas la peine… Je me dis que je devrais me contenter de ce que j’ai déjà et de suivre la route tout simple tracé devant moi. Mais cette vie morne est-elle pour moi? Et puis bon, il me semble que jusqu’à présent j’ai toujours réussi à travers divers projets et défis à avoir du plaisir à travailler.

Voilà où j’en suis. Pour l’heure je compte profiter de l’été. Laisser le temps passer et voir comment évolue la situation. Certains diront « attends, il y a quelque chose qui va se passer, une occasion qui va se présenter… » Ils sont naïf, ça ne se passe jamais comme ça, en tout cas, ça ne m’est jamais arrivé. Je vais devoir faire un choix à un moment donné… Ce ne sera juste pas cette semaine et d’ici là je vais profiter de la vie et de ma situation actuelle.

.jpm

13/06/2013

Faudrait que

Je pense que j’ai fait une overdose de « faudrait que »… Mes huit années d’études universitaires combinées à un emploi à temps plein, à la vie de famille, à l’entretien d’une maison, à une mise en forme, à un blogue, etcetera, m’ont visiblement rentré dans le corps et dans l’esprit.

Je me suis rendu compte ces dernières semaines que j’avais une écœurite aigüe du « faudrait que ». Faudrait que j’étudie, faudrait que je fasse mon travail, faudrait que je tonde le gazon, faudrait que j’aille au soccer de mon fils, faudrait que je répare la champlure qui tourne trop, faudrait que je planifie les camps d’été, faudrait que j’aille grimper, faudrait que j’écrive sur mon blogue, faudrait que je prenne des vacances… Même ça c’était, et c’est encore un peu, une corvée.  J’ai eu trop de « faudrait que » à gérer.

Aujourd’hui j’ai l’immense chance de pouvoir me payer 4h de congé sans solde par semaine. À la fin de mon dernier cours au bacc je me suis fait une liste de projet que je voulais avancer durant l’été, un après-midi de congé à la fois. Je l’ai fait, un après-midi, puis un autre et au troisième j’ai bloqué – pu capable.

J’ai dû me rendre à l’évidence. Je devais me reposer faire ce qui me passait par la tête ou ne rien faire (mais ça ce n’est pas mon genre). Alors je me suis mis à lire, à flâner. Je suis allé grimper, prendre une bière, écrire et tranquillement je sens que ça revient, que le goût des projets va refaire surface un jour, d’ici quelques semaine, d’ici la fin de l’été, on verra.

Pour l’instant je prends ce 4h de congé comme il vient, je fais ce dont j’ai envie et je retrouve tranquillement le goût de faire ce que j’aime – une chose qui était presque devenu difficile.

.jpm

11/06/2013

Je vous parle de moi

J’ai été plutôt absent ces derniers temps. Mais je sais que certains d’entre vous me suivez toujours, même s’il y a très peu à suivre.

Je voudrais bien vous dire que c’est le manque de temps qui me tient loin du clavier. C’est en partie vrai. Pendant longtemps je réussissais à prendre une pause le matin au bureau pour écrire un petit mot, mais c’est devenu impossible… Peut-être est-ce que je travaille trop. En tout cas, je suis très certainement très sollicité. Ça fait déjà trois fois qu’on me dérange depuis le début que j’écris ceci.

L’autre part de cette absence est dû à une certaine lassitude. Je trouve que j’ai déjà traité une foule de sujet à plusieurs reprises. Je manque un peu de motivation pour les traiter de nouveau. Je ne dis pas que je n’ai plus rien à dire, mais il me semble que mes textes ont plus que couvert l’ensemble du jardin.

Je pourrais vous parler plus de moi. Chose que j’ai très peu faite, hormis dans mes tous derniers textes, mais ce n’est pas mon genre et encore moins celui du blogue. Et honnêtement, ça me tente plus ou moins.

Je ne dis pas que c’est la fin de l’aventure, mais il y a clairement un changement de direction qui s’opère. Je pense que je vais utiliser beaucoup plus mon compte Google+ et vous transmettre de courtes nouvelles ou observation de ce côté-là pour ne plus écrire de long texte qu’à l’occasion.

Et même là, j’ai de plus en plus de difficulté à prendre le temps de lire sur le net. On dirait que j’ai été sur un « high » tout le temps où je faisais mes études et que maintenant que c’est terminé, la pression retombe et je n’ai qu’une envie celle de me reposer et de ne plus avoir d’obligation. Même l’accompagnement de mes enfants à leurs diverses activités sportives me pèse alors qu’à l’époque où je publiais tous les jours, je coachais au soccer et j’étudiais tous les jours…

Alors voilà, pour l’instant c’est ce qui se profile. Je ne sais pas ce qui se passera ensuite, mais pour l’instant c’est là où j’en suis.

.jpm

16/05/2013

Imposteur confus


Ça y est je suis dans mon premier après-midi de pause post-fin-de-bacc...

J'ai plein de trucs en tête, toutes sortes de projets que je reporte depuis longtemps. Malheureusement, je me sens un peu fatigué. Me retrouvé devant l'obligation de commencer des projets me fait soupirer. J'ai le goût, mais en même temps, je suis fatigué par ces huit années à m'imposer semaines après semaines des travaux scolaires. C'était les soirs de semaine, les fins de semaine à l'année longue... D'un autre côté, j'ai l'impression que je vais m'en ennuyer bientôt et que tous ces projets seront bienvenus.

D'un autre côté j'ai aussi cette impression d'être en quelque sorte un imposteur. C'est moi le gars qui prend des sans-solde au bureau pour me consacrer à d'autres projets, c'est moi qui crois que mes trucs sont tellement important que je laisse le bureau s'organiser sans moi. Ai-je de si bonnes idées? Méritent-elles toute cette attention? Je ne sais pas... Cela dit, suis-si important au bureau, en quoi mon absence est-elle si terrible et puis ces 4h de sans-solde je me les paye! je pourrais bien passer l'après-midi à dormir, ce sont mes affaires après tout!

Mais ce n'est pas moi ça. Si le doute fait parti de mes défauts (quoi que c'est aussi une grande qualité), mon besoin de faire quelque chose, de ne pas prendre congé en vain et d'avoir des projet est, je crois, parti intégrante de ma façon d'être et de prendre ces après-midi pour me pogner le cul serait de me renier moi-même...

Reste que j'ai bien le droit de prendre un break, de regarder autour de moi de voir ce que j'ai envie de faire. On peut en faire des choses avec 4h de lousse par semaine!

Ouais, bon je suis encore confus dans toute cette histoire. Qui eu cru que l'obtention de ce diplôme me tourmenterait?

...

Bon un petit peu de Tim Minchin - Dark Side, ça ve me faire du bien et je me lance dans un liste de projets à faire, à considérer... Puis je médite et je crois que je vais sortir prendre quelques clichés de Québec sous la pluie.

.jpm

13/05/2013

Bachelier

Ça y est j’ai fini mon baccalauréat en socio-économie, un long voyage que j’ai entrepris il y a déjà huit ans.

Si le voyage a été très agréable, les dernières sessions ont été plus difficiles. Me retrouvant aujourd’hui à la croisée des chemins, je ne pense pas m’engager tout de suite dans une maîtrise qui voudrait dire encore entre deux et quatre an de cours pour moi avant la rédaction.

Je ne suis cependant pas face à un mur. Il y a de nouvelles occasions au bureau et je pense également pousser un peu et tenter de voir un peu plus loin s’il n’y a pas d’autres occasions qui peuvent se concrétiser à court ou moyen terme. D’un autre côté, je me prive d’une demi-journée de salaire depuis huit ans, pourquoi ne pas continuer et profiter de la vie ou mieux encore prendre le temps de travailler un peu sur ces multiples projets qui hantent toujours mon esprit. Livre, jeu vidéo, conférence TED, musique, groupe d’entraide pour le troisième âge, les idées ne manquent pas. Je pourrais même penser donner un cours au cégep!

D’une certaine façon, je me suis peut-être un peu peinturer dans le coin. J’ai un boulot que j’aime, mais pour lequel mon bacc ne vaut pas grand-chose. Je voudrais avancer dans l’entreprise, mais je souhaite garder mon horaire de 36 heures.

Dans un monde classique, tout ça n’est pas compatible. Dans le monde dans lequel on vit aujourd’hui c’est autre chose, il y a moyen d’ajuster tout ça, enfin pour qui a de la volonté et une idée claire de ce qu’il veut – vraiment pas certain de savoir ce que je veux…

Le problème c’est que j’aime relever de nouveaux défis, mais que je suis bien content de ne pas être dans le jus continuellement et puis bon, moins d’une semaine après la fin de la session, je dois dire que la fin de ce bal incessant de huit ans de travail, d’étude, de vie parentale, de coach et de « j’essaie de me tenir en forme », me rends un peu las. J’ai le goût de prendre ça cool, de prendre l’air de regarder autour un brin…

C’est ce que l’on appel avoir l’embarras du choix j’imagine, mais comme c’est toujours le cas, il y a des limites des balises, du temps, de l’argent à mettre dans la balance.

Fin de bacc, aube de la quarantaine. J’ai un coffre à outils qui déborde, des idées plein la tête, mais voilà, je ne sais pas nécessairement quoi faire avec tout ça. Mon principal problème c’est que je m’intéresse à tout et qu’il me semble qu’il est bien difficile de faire un peu de tout éternellement. Je voudrais m’investir dans quelque chose, avoir une passion, mais je sais que le reste va finir par m’appeler…

Alors voilà, pour l’instant je vais garder mon horaire de 36h et je vais débuter toute sorte de trucs, lancer des sondes et on verra bien ce qui revient. C’est un non-choix, je le sais, mais je ne vois pas comment faire autrement. Mais je continu de réfléchir.

.jpm


25/04/2013

Les filtres

J’ai eu un cours fort intéressant cette semaine sur les médias et la politique. Les conclusions? La presse n’est pas le quatrième pouvoir et non les médias ne nous influencent pas tant que ça, en fait la plus grande influence que nous avons sur l’info que nous absorbons est la nôtre, celle qui est faite par nos propres filtres et notre façon de voir le monde.

Si je vous lance ça tout en quelques mots c’est que le bout le plus intéressant était pour moi ce court vidéo de Eli Pariser présenté aux conférence TED sur les filtres qui sont appliqué par ce que beaucoup considèrent comme des fenêtres objectives sur le monde – j’ai nommé Facebook et Google.

Passez voir le vidéo et constater à quel point vos recherches sur Google sont filtrés pour vous « plaire » et comment Facebook finit par couper certains commentaire de votre historique…

Comment s’en sortir quand comme moi vous avez à cœur d’avoir accès à de l’info de qualité et non filtré? Simple aller directement sur les sites, visiter le site du Toronto Sun pour savoir ce qui se passe dans le ROC, ou passez sur le site de la BBC pour les nouvelles internationales et ensuite, il y a tous les sites spécialisés…

.jpm

09:45 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0)

16/04/2013

Cahuzac et Martin

L’affaire Cahuzac a fait grand bruit en France et c’est normal, un ministre du budget qui cache des millions dans un paradis fiscal pour les soustraire au gouvernement qu’il représente a de quoi choquer!

Ce n’est pas la première histoire de ce genre et avec la fuite sans précédent de documents bancaires advenu récemment, ce n’est certes pas la dernière. Sur ce dernier point, vous pouvez voir le court mais fort intéressant reportage de l’équipe d’Enquête sur le site de Radio-Canada.

Certain seront tenté par le cynisme, d’autre par le défaitisme soulignant que rien n’a changé à ce chapitre malgré l’importante crise des finances publique qui sévit depuis 2008. À ceux-là je rappellerai que de 1993 à 2002 le ministre des finances du Canada, Paul Martin, celui-là même qui comme Cahuzac nous demandait de payer nos impôts était « propriétaire » d’une flotte de bateau, la Canadian Steamship Lines qui valait à la fin de son mandat plus de 600 millions de dollars, mais que cette dernière n’a jamais été enregistré au Canada et qu’elle mouillait plutôt quelque part dans les Caraïbes…

À l’époque je ne crois avoir été le seul à être mal à l’aise avec cet état de fait, mais il est clair que le malaise n’était pas assez largement partagé pour que cela ait eu un quelconque effet sur la fonction de M. Martin. La seul concession de ce côté de M. Martin fut le « transfert » de la compagnie entre les mains de ses trois fils avant de se présenter comme premier ministre – une transaction que plusieurs qualifièrent d’ailleurs de passe-passe administrative puisque Paul Martin gardait dans les fait le contrôle sur l’entreprise.

Bref, l’affaire Cahuzac fait beaucoup de bruit, c’est bien et il était temps!

.jpm

10/04/2013

C’est beau la technologie

Samedi dernier j’ai écouté en direct sur Youtube la finale de la seconde compétition de la coupe du monde d’escalade de bloc diffusé depuis Millau en France.

Vous avez raison de ne pas être excité par la nouvelle. Le direct sur YouTube ça fait déjà quelque temps et l’escalade de bloc est une discipline obscure pour à peu près tout le monde – mais elle fait présentement partie de la courte liste pour être incluse dans les sports de démonstration aux olympique de 2020.

D’un autre côté vous devriez être super enthousiasmé par cette nouvelle parce que cela veut dire qu’il sera de plus en plus possible pour chacun d’entre nous de suivre en direct les événements qui nous intéressent même s’il s’agit d’obscures discipline qui ne feront jamais le poids à RDS ou dans les canaux classiques.

Mieux encore avec les blogues et le web participatif on voit apparaitre des traductions simultanées et il est de plus en plus possible pour les professionnels de certaines disciplines qui veulent entretenir leur marque de commerce ou simplement être sympathiques avec leurs admirateurs de partager leur expérience avec les passionnés qui les suivent.

Dans mon cas, cela s’est traduit par la lecture, pas plus tard qu’hier, du compte rendu sur son blogue du seul canadien sur le tour, Sean McColl, où il explique comment il a senti qu’il manquait de concentration durant les qualifications et comment à son sens les problèmes de la finale, à laquelle il n’a pas participé, était trop difficile et ainsi de suite.

Nous avons donc accès aujourd’hui grâce à toutes ces nouvelles technologies à des diffusions en direct d’événement qui ne l’aurait jamais été autrement et en plus à des comptes rendu de première main faite par les participants eux-mêmes !

C’est fantastique non seulement pour moi et l’escalade de bloc, mais ce l’est bien d’avantage pour les nouvelles plus sérieuses et les vrais événements comme ceux du soulèvement de la place Tahrir lors du printemps arabe, il y a maintenant deux ans.

.jpm

12:01 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0)

05/04/2013

Le mauvais sentier

Je connais quelqu’un qui connait quelqu’un qui connait quelqu’un dont le fils a fait une grosse connerie avec des amis. Ils ont squatté et saccagé, à plusieurs reprises, des chalets loué par un centre de villégiature.

C’était une petite bande de con, des gars, des filles, mais surtout des gars. Ils sont entré par infraction, ont fait la fête, ont fait du cassage et ont répété l’expérience. Rien de mieux à faire, pas de considération pour la propriété d’autrui.

Le fils du quelqu’un en question, n’est pas un jeune pauvre, pas un imbécile, les parents ont une maison, un chalet, deux voitures et ils font de beaux voyages régulièrement, bref il a tout ce qu’il veut. Pas un imbécile non plus, il est au tableau d’honneur pour ses résultats scolaires dans son école. Mais visiblement il y a un problème. Il s’acoquine avec des fauteurs de trouble, embarque dans le jeu, cesse de réfléchir. Pourquoi? Pas toujours facile à dire. Dans le cas du fils à quelqu’un c’est peut-être une relation tordue avec son père, peut-être un problème d’estime de soi… Allez savoir.

C’est comme ces trois jeunes djihadistes canadiens qui se sont retrouvés à faire une prise d’otages en Algérie. Pas des mauvais diables, ils ont juste pris le mauvais sentier. La comparaison est grosse, c’est vrai, mais pas tant que ça…

Mais revenons au fils de l’autre. Les jeunes ont été chanceux, le centre de villégiature a décidé de ne pas porter plainte pour éviter aux jeunes un casier judiciaire et d’inutiles et couteuses démarches en court. Les jeunes tout autant que leurs parents ont cependant dû faire plusieurs heures de corvée pour remettre les chalets en état rembourser au centre ce qui était non réparable – une somme qui pour chaque jeune impliqué s’élevait à plusieurs milliers de dollars.

Les parents dudit fils, ont fait les travaux avec lui et vont payer la note, mais ce sera la dernière fois. Le jeune a emprunté le mauvais sentier il y a quelques années. Ses frasques s’accumulent, ses parents ne cessent de lui dire de changer de sentier, de prendre la bonne décision – mais ils ne peuvent la prendre à sa place.



Ce genre de situation qui ne fait pas les manchettes, qui se règle de gré à gré est probablement plus courante qu’on voudrait bien le croire et la plupart des jeunes finissent sans conteste par se réorienté. Mais ils ne le font pas tous et pour ceux-là bien peut être fait et, malheureusement, c’est le système judiciaire qui va les attraper dans le détour avec toutes les conséquences que cela comporte tant pour le jeune que pour la société.



J’espère sincèrement que le fils de l’autre va finalement avoir compris et qu’il va s’attaquer à la source de son malaise.

.jpm

11:02 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0)

29/03/2013

Bleached Bones V4

Je parle souvent d’escalade de bloc. Cela fait déjà douze ans que je grimpe et je suis toujours aussi motiver à grimper de nouveaux problèmes.

L’escalade se traduit mal, s’explique mal. C’est un sport qui nécessite une très grande concentration lorsqu’on le pratique, un peu comme de la gymnastique. Il faut apprendre à notre corps certaines techniques, mais aussi apprendre les chorégraphies que sont les séquences qui permettent de réussir les divers problèmes auxquels on s’attaque – sans parler du travail nécessaire pour découvrir la séquence qui fonctionne. Cela dit, je vais quand même tenter de vous donner une idée de ce qui se passe quand on fait un problème…

Alors voici la séquence d’un problème que j’ai fait à Bishop lors de mon voyage là-bas il y a deux semaines. Et, même si cela fait plus de douze jours, je me souviens encore parfaitement de ce problème que j’ai travaillé sur deux jours.

Bleached Bones (V4) fait un bon 2 mètres et demi de haut et suit globalement un angle négatif de 30 degrés.

Je m’installe, départ assis. Je me se lève avec deux bonnes prises arrière en tiré. Déplacement de la main droite un peu plus haut sur la même prise pour pouvoir aller chercher la première petite prise à gauche. Je remonte les pieds pour pouvoir aller chercher la seconde et meilleure prise de gauche. Respiration. Puis je croise les pieds pour me rééquilibrer et talonner à droite sur la prise de départ pour déplacer la main droite sur une bonne prise en pince. Je redescends le pied droit et crochet de la pointe du pied gauche sur prise de départ pour déplacer la main gauche sur le bon bac. Je suis avec la main droite. Respiration, détente, pause de une au deux secondes. Je monte le pied gauche sur une prise intermédiaire. Je déplace la main droite sur une bonne pincette à droite. Je me replace sur la jambe droite pour pouvoir garder l’équilibre et pour aller chercher une mauvaise prise à gauche. Je sers, je contracte, la position est mauvaise, mais je tiens bon, hier encore je n’étais pas capable de la tenir. Je rechange de pied toujours pour garder l’équilibre. Je se regarde bien la dernière prise qui est loin et que je dois aller chercher en dynamique. Je focus, je me prépare et j’y vais. C’est bon ça tient. Je respire. Pour le reste c’est facile, il s’agit d’utiliser les quelques bonnes prises du dessus pour sortir quelques 2 mètres plus haut. Je m’assoie, reprends mon souffle, célèbre ma victoire…

Afin de voir tout ça de vos propres yeux, vous pouvez aller voir cette vidéo du problème (à 1m12s). La fille qui le fait ne le fait pas exactement comme moi. Elle semble partir en petit bonhomme plutôt que assis et elle utilise une prise que je considère hors problème lors de la sortie, mais dans l'ensemble c'est le Bleached Bones que j'ai fait.

Ça peut sembler ridicule de s’arrêter à quelle prise est utilisée ou non, mais c’est comme ça que les problèmes sont définit, l’escalade de bloc, comme tous les autres jeux, a ses définitions et ses règles et Bleached Bones c’est départ assis et sans les prises de droite…

Voilà, ça ressemble à ça l’escalade. J’espère que ce petit texte relativement technique vous a quand même donné une meilleure idée de ce qu’est ce sport.

.jpm

10:32 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0)

26/03/2013

Dix jours en Californie

J'ai vu une top model. J’en ai vu d’autres.
J'ai conduit un HHR. Je n'ai pas beaucoup aimé.
J'ai jasé avec des gars qui fumaient du pot avant de grimper.
J’ai couru pour me prendre en photo.
Je me suis réchauffé au soleil. Je me suis refroidi à l’ombre.
J'ai mangé des bananes. Et des bagels.
J’ai grimpé seul. Le silence était assourdissant.
J'ai pris un coup de soleil. Je me suis acheté de la crème solaire.
J'ai écouté KLOS. J’ai écouté le silence.
J'ai vu de la neige au sol à 25 degré Celsius.
J'ai eu une idée de roman. Je l’ai oublié.
Je me suis acheté une casquette usagée à 2$.
J'ai fait un vrai V4. Bleached Bones.
J'ai vu les montagnes enneigées.
J'ai jasé avec plusieurs millionnaires.
J'ai vu moins de pauvres qu'à l'habitude.
J'ai conquis des clients. Je me suis planté avec un client.
J'ai pris l'avion à l'heure. Mon vol a été en retard.
J'ai déjeuné au dépanneur. Je n’ai pas déjeuné.
J'ai courus le matin. Tour du centre des congrès.
J'ai mangé chez PF Chang. Et chez seven/eleven.
Je me suis rasé au savon. Mais seulement deux fois.
J'ai lu des trucs intéressants. J'ai lu des trucs inintéressants.
J'ai apporté mon costume de bain. Je ne me suis pas baigné.
J'ai lu au resto. Tonino Benaquista.
Je me suis retrouvé assis par hasard à coté de quelqu'un que connaissais.
J'ai été dirigé vers la porte A2, mais suis partis de la porte F39.
Je n'ai pas eu le temps de manger. J'ai pris tout mon temps pour manger.
Je n'ai croisé personne. J'ai croisé des foules.
J'étais entouré de touristes. Ou d’hommes d’affaire.
J'ai couru à travers les hommes en habits.
J'ai monté le kiosque en 4h30. Défait en 40 minutes.
J'ai vu Peter Bishop. Ou pas.
J’ai entendu un feu d’artifice. J’ai vu un feu d’artifice
Personne ne m’attendait à l'aéroport. Ma famille m’attendait à l’aéroport.
J'ai pris une marche. Je suis resté dans ma chambre.
Je n'ai pas perdu mes bagages. On m’a pris mes bagages.
J'ai mangé au bar. À trois reprises.
J'ai traversé le désert. J’ai traversé L.A.
J'ai vu l'avenue K. Je suis passé à Disney.
J'ai mangé du calmar. J'ai mangé de la pizza.
J'ai bien dormis. J'ai mal dormis.
J'ai vu un casino indien. Mais, je n’ai pas vu le Pacifique.
Mais, je n’ai pas vu le Pacifique.

.jpm

12:02 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0)

12/03/2013

En voyage aux États-Unis, encore

Hé oui, je pars encore pour les « States ». Deux raisons bien simples expliquent ce constant retour au pays de l’Oncle Sam. Un, c’est juste à côté et c’est vaste. Deux c’est notre premier partenaire économique.

Encore une fois j’y vais par affaire, mais aussi par plaisir. J’ai la chance d’assister à une foire commerciale à Los Angeles, mais comme je suis dans le coin je vais également prendre quelques jours de vacances pour aller grimper à Bishop qui se situe à cinq heures de route de L.A.

Durant mon périple je ne serai peut-être pas très présent, mais je risque quand même de poster quelques petits trucs. Sinon, au retour, je vous fais mon habituel compte rendu de mes observations de l’Amérique.

.jpm