07/11/2009
La Fed donne raison à Keynes !
Et voilà, c’est sans tambours ni trompettes que la Réserve Fédérale Américaine a officieusement changé son fusil d’épaule. Je dis officieusement parce que je ne suis même pas certain qu’ils en soient conscient – ce qui serait par contre dommage. Cela dit, je suis absolument convaincu de ne pas être le seul à m’en être rendu compte.
Voici ce que la Fed a affirmé cette semaine lorsque le taux de chômage aux ÉU a dépasser la barre des 10% : « Redoutant la formation d'un cercle vicieux, les dirigeants de la Fed ont laissé publiquement percer en octobre leur crainte que la croissance ne soit pas assez forte en 2010 pour faire baisser «sensiblement» le chômage. En conséquence, ils ont indiqué mercredi que la banque centrale était encore bien loin de retirer son soutien énorme à l'économie. »
En quoi cela donne-t-il raison à Keynes et qu’est-ce qu’on a à foutre? C’est simple, les libéraux, néo-libéraux et autres adorateurs du libre marché n’ont jamais cru ce qui est à la base de toutes les politique keynésiennes de relance de l’économie par les États à savoir que l’économie pouvait, dans certaines conditions pas si rare, se retrouver dans un équilibre de sous-emploi.
Je sais, ce n’est pourtant pas si difficile à imaginer, mais les libéraux n’y ont jamais cru parce que pour eux, l’économie doit nécessairement croître. Bien qu’ils aient toujours invoqué un chapelet de raison pour « démontrer » que l’économie ne pouvait se retrouver en équilibre de sous-emploi, il semble qu’aujourd’hui ils soient forcé de reconnaître que c’est possible.
Qu’est-ce que ça change? Hé bien, ça réhabilite Keynes et la nécessité de l’intervention de l’État dans l’économie et pas seulement de manière ponctuelle pour sauver les meubles, mais de façon permanente comme régulateur de l’économie de marché, une économie dont l’état « naturel » n’est plus nécessairement la croissance et le plein emploi.
.jpm
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06/11/2009
Brèves : Salaire décent, Élection à Montréal et la laideur
Ma blonde est passé à l'UQÀM hier et elle est tombé sur une discussion pour le moins surprenante. Des profs de psychologie industrielle discutaient entre eux de la difficulté de recruter de nouveaux profs issus du milieu professionnel. Et c'est là que c'est sortie « 80 000$ par an, c'est quand même un salaire décent, mais ce n'est pas suffisant pour attirer les gens du privé... »
Déjà, vous serez d'accord avec moi, 80 000$ par an c'est beaucoup plus qu'un salaire décent quand on pense le salaire moyen au Québec est d'un peu plus de 33 000$ par an ou, pire que le salaire familiale moyen est de 58 000$ par an, dire que quatre-vingt milles dollars par an c'est décent, c'est faire preuve d'une déconnection totale de la réalité. Mais ça ne s'arrête pas là! Le gens du privé qui font le saut dans l'enseignement universitaire ont droit à une prime qui va jusqu'à 20 000$ par an. C'est donc dire que les psychologues industriels gagnent facilement dans les six chiffres s'ils ne veulent pas d'un job universitaire!
Maintenant posez-vous la question : Est vraiment logique de payer le gars qui écoute les problèmes des travailleurs et qui les conseil deux, trois voir quatre fois le gars qui lui produit quelque chose pour l'entreprise? Son travail vaut-il vraiment quatre ou cinq fois celui du manoeuvre? Je veux bien croire que certain méritent plus que d'autre, mais ça, ça a juste aucun sens.
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Si vous avez suivi les élections à Montréal de loin comme moi, vous avez probablement entendu parler, vaguement parler de la « carte électorale linguistique montraélaise » qui avait avantagé M. Tremblay. Sur le coup j'ai cru que c'était les ville francophones qui l'avait aidé, mais j'avais tout faux.
Josée Legault traite du sujet, n'y va pas de main morte et honnêtement il était temps que quelqu'un le dis haut et fort : « Toutefois, objectivement, parce que cela a un impact sur la prise de décisions majeures, on ne peut pas faire l'autruche devant un certain refus d'une majorité de non-francophones de distinguer les enjeux liés à la question nationale de ceux qui ne le sont pas et ce, semble-t-il, pour cause d'anti-nationalisme obsessionnel. » À lire sans faute.
...
David Desjardins nous a pondu deux excellents textes sur la laideur, celle bien humaine de certaine personne – surtout des filles. Le premier est un constat suivi d'une interrogation. Le second, encore plus intéressant est constitué de commentaire de lectrice entrecoupé de remarque de Desjardins. À lire pour comprendre le monde, ne serais-ce qu'en partie.
.jpm
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04/11/2009
Retour sur les quintiles
La semaine dernière je vous parlais des demandes salariales de la fonction publique et vous proposais d'aller faire un tour sur la page des quintiles salariaux de l'Institut des Statistiques du Québec (IQS). J'y reviens cette semaine puisque je la trouve vraiment intéressante.
Je commence par expliquer les quintiles. À la base, on divise la population globale en cinq groupe de façon à ce que chaque groupe compte le même nombre d'individu. Ici on l'aura fait avec le salaire. Puis pour observer la distribution selon certaines caractéristiques on redistribue la population des sous-groupes selon les balise trouvé lors de la division initiale.
Nos cinq quintiles salariaux sont composé du salaire minimum à 11.00$/h, de 11.01 à 15.61$/h, de 15.62 à 19.99$/h, de 20.00 à 27.47$/h et de 27.48 à l'infini.
Premier constat, le hommes gagnent plus que les femmes. Pas de grosse surprise là. Notons par ailleurs qu'il ne s'agit pas ici de comparer divers salaires pour un même emploi, mais bien l'ensemble des salaires pour l'ensemble des emplois. Ainsi à la limite les chiffres peuvent très bien signifier qu'il n'y a aucun écart salariale entre les hommes et les femmes, mais simplement que ces dernières occupent des emplois moins payant.
Cela dit on devrait s'attendre à ce que la différence homme / femme ait diminué et c'est exactement ce que l'on observe. Lentement, mais sûrement. Ainsi en 1997 32.6% des femmes occupaient les deux quintiles supérieur, elles sont maintenant 36.7%.
Second constat, il vaut mieux faire de bonnes études si l'on veut bien gagner sa vie. Petite surprise ici, du moins pour ma part, l'écart important entre les gens non-diplômés et les diplômés universitaire. En effet, 41.6% des gens sans secondaire cinq font moins de 11$/h. Par contre du côté des diplômés universitaires, c'est 45.7% des gens qui gagnent plus de 27.48$/h. Si on ajoute le quintiles suivant c'est encore plus frappant : 67.2% des non-diplômés se retrouvent dans les deux premiers quintiles alors que 70% des universitaires se retrouvent dans les deux derniers quintiles.
Autre constat sans surprise, il vaut mieux travailler à temps plein et/ou être permanent qu'être temporaire et/ou à temps partiel. Par exemple, 50.4% des temps partiels se retrouvent dans le premier quintile alors que seul 13.6% de temps plein s'y retrouvent.
Poursuivons en soulignant qui si l'on veut se retrouver dans le dernier quintile à 27$ et plus de l'heure, il vaut mieux être gestionnaire (52.5%) ou professionnel (53.2%), avoir un emploi stable (35.7% pour ceux qui on plus de 20 ans de loyaux service), être syndiqué (26.7% contre 15.5% pour les non-syndiqués), travailler dans une grande entreprise (39.5% pour les entreprises de 500 employés et plus) ou pour le gouvernement (35.4% contre 14.9% pour le privé).
Dernier point, les secteurs d'activités les plus payants. Mais commençons par les moins payants...
Hébergement et service de restauration : 61.1% gagnent moins de 11$ de l'heure. En commerce (de détail) c'est presque aussi pire 42.5% gagnent moins de 11$ de l'heure. Plusieurs secteurs sont relativement équilibré, construction, transport, fabrication. Pour ces secteurs c'est respectivement (68.7%, 78.3% et 69.9%) des gens qui se retrouvent dans les trois quintiles du centre soit avec des salaires allant de 11$ à 27$ de l'heure. Quant au jobs les plus payantes elles se situent bien sûr dans la fonction public. Administration publique : 39.9% gagnent plus de 27$ de l'heure. Services d'enseignement : 41.5% gagnent plus de 27$ de l'heure et finalement les services publics où c'est 50.6% des gens qui gagnent plus de 27$ de l'heure!
Alors, voilà, tout ça pour vous montrer qu'il y a des mines d'or d'information dans les statistiques de l'ISQ et que certains plans de carrière valent en générale mieux que d'autres...
.jpm
11:35 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
01/11/2009
De L’ADQ à Québec Solidaire
J’ai lu ce matin un petit article sur le support d’Amir Khadir au Fond Commun de fonctionnaires québécois qui réclame rien de moins qu’une augmentation salariale de 11,25% sur trois ans et une foule d’autres avantages sociaux – qui devraient, il faut le souligner, être définie sous forme de loi afin que toute la population en bénéficie.
Je l’ai déjà dit, cette hausse me dérange et ce, d’autant plus qu’on parle au Front Commun d’un rattrapage sur le privé alors que le privé gagne moins que le public. Monsieur Khadir est d’accord avec cette hausse, c’est pour lui une bonne façon de relancer l’économie parce que ces gens là vont dépenser leur argent ici! J’ai de gros doutes et des réserves.
Premièrement, pour payer les fonctionnaire, il va falloir puisque QS n’est pas au pouvoir, aller piger cet argent dans les poches des québécois et donc dans les poches de gens qui n’auront plus cet argent pour la dépensé. Les impôts étant de moins en moins progressif, c’est tout le monde qui va ramasser la facture, donc pas d’argent neuf. Deuxièmement, les fonctionnaires qui vont en profiter sont principalement des gens de la classe moyenne élevé (67% des fonctionnaire se retrouvent dans les deux derniers quintiles salariaux au Québec) et donc risque fort de dépenser cet argent en voyage en Floride, en Europe ou dans un nouveau cinéma maison fait au Japon et acheté dans une grande chaîne américaine – bref pas qu Québec ou si peu.
Ainsi, côté analyse de la situation actuelle, je penche plus du côté de l’ADQ (ou du moins, de son côté historique). Commençons donc par regarder comment on pourrait réorganiser le fonctionnement de l’État pour qu’il soit moins gourment. Faisons un vrai bon ménage avant d’envisager des hausses. Et une fois le ménage fait assurons-nous que l’argent va à la bonne place. Posons-nous de vrai question sur le fonctionnement de l’État tant pour nos infirmières mal payés qui se tuent au travail que pour les comités bidons et grassement payé (avec compte de dépense en plus) qui font des recommandations farfelues et irréalisables.
Par contre côté solution, je dois dire que l’ADQ me perd sérieusement. Privatiser tout n’est pas une solution. Et, honnêtement, je suis loin d’être convaincu que le privé est toujours plus efficace que le publique. L’éducation ça se doit d’être public, comme la santé.
Et, c’est là que je reviens à M. Khadir et à QS, ses solutions sont intéressantes. Instaurer des redevances sur les mines et ce qui y est extrait, ce n’est pas incroyablement nouveau, mais calvaire, c’est juste carrément inconcevable que ce ne soit pas déjà fait! Idem pour les paradis fiscaux. Le gouvernement canadien ou québécois (je ne me souviens plus) pense aujourd’hui s’attaquer aux commerçant sur eBay pour qu’ils payent leur taxes et impôts, mais par contre ils ne foutent rien contre les banques canadiennes qui ont toutes et sans exceptions des succursales dans un ou plusieurs paradis fiscaux. En 2007 c’est 146 milliards de dollars qui a été « investi » dans ces paradis fiscaux!
Alors, à quand l’ADQS !?
.jpm
16:18 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
29/10/2009
Rattrapage !?
Crise ou déficit, rien n'arrêtera le front commun des syndicats de la fonction publique dans leurs demandes de rattrapage salarial, c'est du moins ce que titrait Le Devoir dans un article sur le sujet publier ce mercredi.
Voulez-vous bien me dire, (inséré ici le sacre bien senti de votre choix) sur quelle planète ils vivent les syndiqués de la fonction publique !?
Premièrement je ne vois pas de quel rattrapage il est question. Si je me fie aux données de l'Institut de la Statistique du Québec (ISQ), je découvre qu'au public les deux quintiles du bas de l'échelle salariale (c'est à dire ceux qui gagnent entre 9 et 15.61$ de l'heure) représente 13,4% des effectifs alors qu'au privé on c'est 48,5% des travailleurs qui se retrouvent dans deux quintiles. Si on regarde à l'autre bout de l'échelle (ceux qui gagnent plus de 20$ de l'heure) c'est 66,8% des travailleurs de la sphère public qui s'y retrouve alors qu'au privé ce n'est que 33,2% des travailleurs qui se retrouvent dans ces tranches*.
Donc, simplement côté salaire brut, la fonction publique gagne sur toute la ligne et on a pas encore parlé des avantages sociaux et on sait très bien qu'ils sont généralement bien supérieur au public.
D'ailleurs dans ce très intéressant tableau on retrouve également des statistiques sur les syndiqués et les non-syndiqués, sur les niveaux d'études ou encore sur le status de l'emploi. Bien sûr la fonction publique est fortement syndiqué alors que le privé l'est peu et comme on s'en doute les données vont dans le même sens que pour le couple privé / public.
On pourrait alléguer que c'est au privé à se syndiquer d'avantage, mais dans ce cas là pourquoi les grandes centrales syndicales du public parlent-elles de rattrapage !?
Tiens, par exemple, j'ai un collègue au bureau, un ingénieur qui vient d'obtenir sa maîtrise. Il travail avec moi au privé en haute technologie, un domaine réputé pour être payant. Sa blonde à lui est au public, une technicienne de laboratoire dans un cégep et bien elle gagne un tout petit 2$ de moins de l'heure que lui !
Autre exemple, ma soeur. Elle vient de commencer à enseigner au secondaire, elle n'a pas de poste permanent et gagne à peu près 40 000$ par an et elle trouve qu'elle est mal payé. Elle enseigne quelque 40 semaines par année à disons 40 heures semaine... Ça fait quand même 25$ de l'heure, elle se retrouve déjà dans le 4ième quintile – au moins 67% des gens travaillant au privé gagnent moins qu'elle!
Mais le pire dans tout ça, c'est que les syndiqués de la fonction publique ne semblent comprendre que s'ils ne font pas les frais de la crise économique, c'est nous du privé qui allons payer en double. Une fois pour nous car du côté du privé les hausses ne seront pas au rendez-vous c'est certain et une seconde fois pour eux car c'est nous qui allons devoir, au bout du compte, payer les hausses de salaire de la fonction publique.
...
Bien sûr je ne nie pas que certains fonctionnaires peuvent être mal payé par rapport à certains travailleurs du milieux privé ou par rapport à d'autres fonctionnaires. Le problème, à mon sens, en est principalement un de répartition tant au privé qu'au public. Reste que réclamer une hausse globale de 11% pour la fonction public, prétextant un rattrapage sur le privé est totalement frauduleux et d'ailleurs, ils le savent, le porte parole de SISP l'a dit : «On a une bataille de l'opinion publique à mener et on va la mener» ... ne nous laissons pas berner!
* Prenez le temps d'aller voir et comprendre ce tableau de l'ISQ, ça vaut vraiment la peine.
.jpm
09:02 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
27/10/2009
Un beau grand pays
On apprenait ce matin que Danny Williams, premier ministre de Terre-neuve-et-Labrador s'élevait déjà contre le projet de rachat par Hydro-Québec d'une partie des actifs de distribution du Nouveau-Brunswick – un rachat qui n'est encore aujourd'hui qu'à l'état de rumeur. Il est prêt à prendre toutes les mesures possibles pour empêché cette transaction qui, dit-il, va à l'encontre des intérêts du Canada! En fait, pour M. Williams, le Québec essais tout bonnement de faire de l'argent sur son dos en lui chargeant un prix déraisonnable pour le transport d'électricité... Mais bon l'achat n'est pas fait et le prix déraisonnable ou pas est encore loin d'être sur la table.
Autre point qui énerve M. Williams : La centrale de Churchill Fals avec laquelle Hydro-Québec aurait fait quelques 19 milliards et pour laquelle elle n'aurait versé que 1 milliards en redevances à Terre-Neuve-et-Labrador. On pourrait peut-être lui rappeler que le Labrador était au Québec avant et que la transaction qui l'a « donné » à Terre-Neuve est hautement questionable... On pourrait également lui rappeler qu'au dernières nouvelles le Québec faisait encore parti du Canada et que s'aider plutôt que se nuire était la règle générale dans un pays.
...
Autre beau coup de sonde : La court suprême du Canada a invalidé la semaine dernière la loi 104* visant à empêcher les québécois à utiliser sauf-conduit législatif pour contourner la loi 101 sur l'éducation en français.
L'esprit de la loi est très clair, ce n'est que la lettre qui pause problème, mais la court suprême a choisi de de suivre la lettre plutôt que l'esprit. Elle a donc déclarer la loi 104 anticonstitutionnelle et légaliser – voire encourager – du même cette pratique odieuse qui permet à des élèves de fréquenter pendant quelques mois une école anglophone privé non-subventionné pour ensuite pouvoir faire l'ensemble de leurs études en anglais dans le réseau publique.
Là encore, le Canada aurait pu penché du côté de la solidarité, de la compréhension, mais on a choisi de nous planter un couteau dans le dos.
Cela dit il y a une réponse simple au sujet de l'anglais donner de bon cours d'anglais aux québécois qui fréquentent les écoles francophones. Ça existe! L'école primaire du quartier à cinq minute de chez-moi offre un programme d'immersion au troisième cycle. Les élèvent font leur cinquième et leur sixième en français pendant une moitié de l'année et font de l'immersion pendant la seconde moitié et ils sortent tout à fait francophones et tout à fait bilingues. C'est gagnant-gagnant.
Mais pour l'heure, ce n'est pas disponible partout et grâce à la court suprême la brèche dans la loi 101 vient d'être ouverte officiellement – et ce n'est pas que pour quelques centaines d'élèves, c'est pour des générations car qui fait son primaire en anglais vient d'obtenir le droit de le faire faire à ses enfants et à leur enfants et aux enfants de leur enfants et la petite brèche devient énorme...
Ici un texte d'opinion résumant bien la situation.
.jpm
10:31 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
26/10/2009
Que le Seigneur soit avec vous
Je suis allé rendre visite à ma grand-mère cette fin de semaine. Elle est dans un foyer pour personnes âgés à mobilité réduite et ayant besoin de soins. Ma grand-mère va avoir 96 ans cette année, elle n’a plus de mémoire à court terme, commence à être dur d’oreille, mais elle est toujours contente de me voir, moi et ma petite famille.
Lorsque nous sommes arrivé dimanche, il y avait un prêtre dans sa chambre en train de la faire communier. Il faisait son petit discours sur « Notre Seigneur », le fait qu’il était là, qu’il la gardait et qui lui envoyait du bonheur et, tiens, pourquoi pas, de la visite.
« Omer est toujours là avec nous, fit-il. Vous connaissez Omer? » Bien sûr fis-je.
Omer c’était le frère de ma grand-mère celui qui, dans la famille s’était consacré à la prêtrise. Ça en prenait un par famille à l’époque, ça assurait le salut de la famille et une certaine entré à l’Église qui pendant longtemps à jouer le rôle du gouvernement dans bien des sphères, notamment en santé et en éducation…
Mes enfants on regardé la scène éberlués. Ma fille de sept ans a même esquissé un petit c’est qui ça le Seigneur? « C’est Jésus, lui a répondu ma blonde. »
La visite du prêtre s’est évidemment terminé sur un Dieu vous bénisse bien senti.
…
La scène était étrange, surréaliste en quelques sortes. Trois générations, trois compréhension de ce moment. Pour ma grand-mère, c’est la norme. Dieu est là, le prêtre son véhicule. La communion est un acte normal de la vie et tout ce que disait le prêtre faisait du sens. Pour moi, c’est une vieillerie. Je ne crois pas en Dieu, ni même en la religion (en tant que nécessité), mais je savais ce qui se passait. J’étais à même de comprendre le rituel et de porter un jugement dessus. Pour l’avoir déjà vu et vécu, même si pour moi le charabia du prêtre, entre autres, sur la présence de l’oncle Omer, n’est que croyance futile, ce qui se passait avait un certain sens j’étais à même de l’interprété alors que pour mes enfants c’était totalement absurde.
Pour eux qui ne sont pas baptisé, qui ne sont jamais allé à la messe et qui n’ont qu’une connaissance théorique et rudimentaire de la religion, le gars en grande robe blanche qui tient un coupe en or avec l’autre morceau des retailles d’ostie et qui raconte que Omer est là avec nous et que c’est le Seigneur tout amour qui rend ma grand-mère heureuse (ce dont même un enfants de sept ans peu douter a sa simple vue) et qui amène la visite, est tout simplement un personnage imaginaire, pas plus réel que les personnage de Cornemuse.
Ils ont bien compris qu’il se passait quelque chose, quelque chose que leur parent on respecté. Nous sommes rester en retrait, dans l’entré tout le temps de la « cérémonie ». Mais à aucun moment cela n’a pu faire de sens pour eux et probablement que c’est ce qu’ils en ont conclu.
Pour compléter la scène il aurait fallu que mon père y soit, mais je peux dire sans avoir peur de me tromper de beaucoup qu’il aurait probablement eu une position qui se situait entre le mienne et celle de ma grand-mère – disons agnostique.
…
Est-ce que je suis content d’en être là avec mes enfants? Je crois que oui. Moins il y aura de croyants mieux l’humanité s’en portera… Je crois simplement que c’est l’évolution qui est en marche. L’Homme n’a pas besoin de Dieux, il doit simplement croire en lui et en l’humanité - quoi que je suis convaincu que pour certains, c’est tout simplement ça croire en Dieu…
.jpm
12:14 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
23/10/2009
Nouvelles économiques
Cette semaine, nous avons eu droit à une bonne série de nouvelles économiques d'intérêt. Je vous en fais un résumé ici.
Le nombre de sièges sociaux est en chute à Montréal et ce au profit de Calgary, c'est ce que nous révélait Claude Piché dans sont dernier article. C'est clairement une mauvaise nouvelle pour Montréal et pour le Québec. M. Piché n'a pas oser s'avancer sur les éventuelles cause de cette baisse, mais prend le temps d'expliquer le mouvement en détails et les raisons pour lesquelles ceci constitue une bien mauvaise nouvelle... Il va falloir se relever les manche et vite!
Nous apprenions également sous la plume de Gérard Bérubé et par le billet de l'Agence France Presse que bien que les grandes banques aient été sauvé à coup de milliards de dollars, les réformes attendues ne sont toujours pas en place et les dirigeants de ces institutions continuent à se verser des milliards de dollars en prime et bonus. M. Bérubé rapporte, entre autres, que « les 23 plus importantes institutions financières américaines verseront 140 milliards en bonus cette année » alors qu'elles ont touché plus de 700 milliards de dollars du public lors de l'opération de sauvetage l'an dernier! Pure insolence en effet. Reste plus qu'à espérer que la reprise soit très longue, sinon les réformes ne se feront jamais.
Également sous la plume de M. Bérubé, nous apprenons que les dirigeants gagnent toujours plus et que l'oligarchie planétaire des richissimes continue de progresser allégrement. Ainsi, les salaires des hauts dirigeants d'entreprises cotés en bourse est passé de 24 fois le salaire moyen d'un travailleur en 1996 (ce qui était déjà indécent) à 115 fois ce salaire en 2007 (les adjectifs me manque). Aux États-Unis, c'est encore pire le multiple est passé de 40 en 1996 à 411 en 2007. Vous imaginez un peu? Le salaire moyen au Canada était de 42 796$ par an en 2008 ce qui veux dire que le salaire moyen des hauts dirigeants s'établissait à 4 921 540$ par an !!!
Dernier point d'intérêt, pour nous qui aimons bien se comparer aux ontariens. Le gouvernement de nos voisins prévoit un déficit de 24,7 milliards de dollars cette année. Ça représente 0.005% du PIB. Au Québec on prévoit un déficit de 3,9 milliards de dollars, ce qui représente 0.001% du PIB. Je n'ai malheureusement pas le budget ontarien, mais bon ça permet de comprendre que le Québec se sortira mieux de la crise et que notre économie diversifié et donc les efforts mis à la diversifié sont aujourd'hui récompensé. Reste que l'on perd quand même des sièges sociaux...
.jpm
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21/10/2009
Profilage racial
On apprenait ce matin que l'ONU allait débarquer à Montréal-Nord pour faire enquête sur le profilage racial. La ligue des noirs entend également discuter de racisme en général et de discrimination à l'emploi – soutenu notamment par des taux de chômages anormalement élevé chez immigrants.
Je ne veux pas faire de démagogie et, ne m'écrivez pas pour me dire que ce que j'écris ici est raciste ou encore pour m'insulter en me traitant de raciste. Ce que je vais décrire ici est ce que je crois être une part de la réalité, rien de plus.
Alors voilà, sans vouloir minimiser le profilage racial que certains noir de Montréal-Nord peuvent vivre, je tiens à souligner que du profilage il y en a partout et pour tout le monde.
Il y a du profilage religieux et je n'ai certes pas besoin de donner de grands exemples à ce sujet sinon que ça se fait des « deux côtés », bien des religion ne permettent pas à leur croyant d'épouser ou même de fréquenter des gens d'une autre confession.
Il y a du profilage basé sur le sexe. On n'engage pas des femmes dans tous les domaines pas plus qu'on engages des hommes partout. On préfère les serveuses au serveurs et les boss-boy aux boss-girl.
Il y a du profilage vestimentaire. J'ai déjà été suivi au ralentis sur une centaine de mètre par une voiture de police parce que je portais des bottes de l'armée, un pantalon assortie et les cheveux longs. En tout cas c'est ce que j'ai cru sur le coup. J'habitais, à l'époque, dans le Vieux-Québec et les punks du coin subissaient beaucoup de pression de la part des policiers afin de les déplacer ailleurs. Mais peut-être était-ce autre chose. Peut-être avaient-ils eu un appel concernant quelqu'un dont la description collait à la mienne...
Bref, tout ça pour dire que tout le monde subit du profilage à tous les jours ou presque. D'accord, les noirs n'ont pas choisi d'être noirs, mais les pauvres non-plus n'ont pas choisi d'être pauvres, tout comme les gens laids, trop grands ou atteins d'obésité morbide – et pour eux c'est à tous les jours, tout le temps, dans toutes les circonstances.
Parce qu'il ne faut pas perdre de vue que le profilage racial dont il est question ici est celui des policiers. Ces derniers ne vont certainement pas accoster le collégien noir qui sort de l'épicerie avec sa bouffe pour la semaine même s'il est dix heures du soir. On parle d'interpeller des noirs qui suivent un code vestimentaire spécifique ou qui se trouvent dans des lieux inapproprié à des heures tardives.
Le cas Villanueva est un excellent exemple. Qu'est-ce qu'un gang de gars associé aux gang de rues, dont au moins un connu de la justice et se trouvant en bris de condition foutent dans un par à dix heures le soir? S'ils avaient été en train de jouer une partie de soccer, je suis certain que les policiers les auraient laissé tranquille, mais là, ils traînaient. Les gars auraient pus tous être des blonds aux yeux bleu que la police y serait allé quand même.
Enfin, tout ça pour dire que le profilage il y en a partout et pour tous et que celui qui est fait par la police repose sur plusieurs variables et que le fait d'être noir n'est certainement pas la principale variable, une chose que les gens qui veulent voire du racisme partout ont tendance à oublier.
.jpm
11:29 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
19/10/2009
Le zoo
Je n’ai pas trop l’habitude de vous parler de ma petite vie personnelle sinon pour dire que je suis dans le jus et que je n’ai pas trop le temps d’écrire… Hé bien, je fais une entorse cette fois-ci parce que vraiment, la semaine dernière, ça a été le zoo.
Lundi, alors que ma voiture était au garage et que je conduisais une GM de location (osti que c’est de la marde GM… juste pour vous dire, la jauge à essence est à l’envers – oui, oui ça se peut !, et en plus le réservoir est du mauvais côté – voulez-vous bien me dire c’est quoi l’idée de mettre ça du côté passager ?! – y peuvent ben faire faillite!) … poursuivons … je suis allé reconduire ma blonde à l’aéroport : voyage d’affaire pour la semaine, retour dimanche.
Mon lundi soir s’est bien déroulé (et comme je vous l’ai dit, j’ai écouté un excellent reportage sur le travail tout en travaillant – solide et, p.s. le deuxième volet c’est ce soir – lundi 19 octobre 2009), c’est mardi que ça s’est mis à déraper. Je savais que j’aillais devoir consacrer les deux dernier jours de la semaine à une commande spéciale et très prenante (lire : je ne pourrai plus faire rien d’autre que cette commande) alors j’essayais de faire ma semaine en deux jours, mais déjà les dossiers s’accumulaient plus vite sur mon bureau que je ne pouvais les traités, commandes, sous-traitance, problème avec la base de donnée, etc. C’est dans ce jolie cadre de rush que, bien sûr, le garage m’a appeler pour retarder la livraison de ma voiture pour une autre journée.
Mercredi, je courrais pour en faire un max avant la grosse commande, j’apprenais que mon char allait être prêt, mais qu’un nouveau problème était apparu (non, non monsieur aucun lien avec l’ancien, ce n’est absolument pas relié. Criss, c’est quoi la joke, je rentre mon char au garage pour un problème de valve qui cause une instabilité du moteur (RPM vacillant) et il ressort avec un problème semblable mais autre – sûrement relié, mais non, on me dit que c’est impossible! – Bande de cave) Je vais quand même chercher ma voiture, je m’ostinerai plus tard avec eux. De retour au bureau – 15 minute en retard pour mon audite interne (nous sommes ISO 2001), j’apprends par la bande que vu l’avancement des travaux, il y a de fortes chances pour que j’ai à travailler samedi avant-midi… Dois-je me trouver une gardienne? Je fais quelques appels préliminaire – rien, on verra, de toutes façon ce n’est rien de certain pour le moment.
Jeudi le rush commence – évidemment, je me pointe à huit heure pour commence au plus tôt (on fait du 8 à 5 au bureau), mais les gars qui doivent me passer le flambeau ne sont pas près, ils ont fini à 22h00 le soir suivant et ils doivent se démêler dans leur données avant que je puisse commencer. 9h30, nous commençons, ça roule bien, mais vers l’heure du dîner on détecte un problème on va devoir recommencer – samedi matin certain. Puis vers 15h30 un autre problème est détecter on doit recommencer à nouveau – samedi toute la journée (et je fais quoi avec lene enfants?). Pas question de rentrer en soirée, je suis seul à la maison, les enfants on des devoirs à faire, leur douche à prendre et moi un souper à préparer et un examen de mi-session à étudier. J’arrive à la maison exténué de ce jeudi fort en émotion. Comme j’avais déjà passé ma soirée de lundi à travailler, celles de mardi et mercredi à étudier et que j’étais vraiment toasté (nouveau terme pour brûler, de mon cru, j’aime bien), je me suis mis un petit film : 99F. (Un très bon film d’ailleurs, allez louer ça en fin de semaine. À mon sens ça fait partie des quelques films que l’on devrait présenter en classe aux jeunes de secondaire cinq, ça bûche, c’est dure par moment (et puis il y a quelques scène de cul, mais bon, ils en ont vu), mais le message est intéressant)
Vendredi, je dépose les enfants à l’école… Euh, non, la secrétaire de direction rejoint ma voiture avant même que j’ai pu ouvrir la porte. « Il y a eu un incendie à l’école. Nous fermons pour la journée. Les enfants sont contents, papa prend une petite journée de congé! » Euh, non papa y peut pas prendre une petite journée de congé! Et le service de garde!? Fermé aussi!
Je repars vers le boulot avec les enfants, je vais les installé quelque part au pire… Mais bon on passe déjà la journée là-bas samedi. Le samedi ça passe ils vont trouvé ça rigolo, mais là, vendredi, ça ne va pas. Finalement je pense à la gardienne chez qui les enfants se faisaient garder lorsqu’ils étaient d’âge pré-scolaire. Elle accepte de les prendre. J’organise le travail au bureau et vers 9h30 je vais les reconduire avant de revenir à la course poursuivre ma folle journée. Vendredi soir, petit souper, dodo – pour les enfants, et étude pour moi. Je me couche vanné.
Samedi, 6h30, la cadran sonne, ça va je me suis convaincu qu’on était vendredi. Je me lève, fais déjeuner les enfants, ramasse quelques truc pour qu’ils puissent s’amuser au bureau et on part. 8h00, on est prêt à commencer. Ça va bien, il ne devrait plus y avoir de pépins. 9h50, je pars reconduire ma fille qui a un cours de dessin jusqu’à midi et retourne au travail. 11h50, je repars chercher ma fille, on file au resto (faut bien leur faire plaisir un peu à ses grands enfants qui on bien fait ça au bureau). 13h00 nous sommes de retour au bureau, l’après-midi s’annonce bien, on maîtrise puis paf, petit problème on est hors spécification pour deux points – heureusement le PDG est là, je passe le voir pour avoir son pouls sur le problème, on s’entend, ce n’est pas trop grave, le client va accepter, on continu. 15h40, je pars en trombe reconduire mon gars au soccer, heureusement c’est juste à côté. De retour au bureau je réalise qu’on va devoir poursuivre un peu plus tard que cinq heure, heure à laquelle j’avais un souper (à l’autre bout de la ville) pour le 30ième anniversaire d’un ami. 16h50, je pars cherche mon gars et retourne au bureau pour fini le boulot – on aura pas à travailler dimanche, mais il faut étirer jusqu’à 18h00.
18h00, je ramasse les enfants pour allez au party, on est en retard d’une heure – j’espère juste qu’il va rester de la bouffe…
Dimanche, je dors, enfin. On se lève relaxe, mais pas trop, il me reste un peu de lavage à faire et l’épicerie. Ma blonde arrive à trois heure et demain, c’est lundi et ça recommence! Examen de mi-session à 8h30 et gros client, pour la grosse commande en après-midi puis, évidemment, rattraper tout le travail que je n’ai pas fait la semaine dernière. Et l’osti de char qui a encore un problème et pour lequel je vais devoir aller m’ostiner au garage.
Heureusement, ma blonde est là et l’école ne brûle pas à tous les jours!
…
Je sais que ce n’est comme ça à toutes les semaines pour tout le monde… Cela dit, pour les pères et les mères monoparentales, ça l’est probablement plus souvent qu’à leur tour, et pour cela, je leur lève mon chapeau!
Et puis, à ma prochaine semaine tranquille, je promets de ne pas chialer et de faire comme Octave le suggère dans 99F : je vais accepter de m’ennuyer.
.jpm
06:55 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
13/10/2009
Brèves : Document de travail et Maher
Lundi dernier je me suis installé devant la télé pour avancer le site web de la job sur lequel je travail à temps perdu depuis le début de l'été et qui commence à prendre sérieusement du retard. Je me suis donc penché sur ma petite table de salon et j'ai écouté House de 8 à 9. À 9 heures voulant continuer de travailler j'ai changé de poste et suis tombé sur un excellent documentaire... Un documentaire sur le travail dont la première partie portait sur le travail aujourd'hui et comment on travail de plus en plus .. en dehors des heures de bureau .. à la maison .. sur nos beau ordinateurs portables.
L'ironie de la chose m'a vite sauté aux yeux, mais je voulais finir ma page. J'ai donc continué tout en écoutant le reportage.
Ce documentaire fait partie d'une série de trois. Vous avez encore le temps d'enregistrer le premier volet (Mercredi à minuit) - il est excellent. Les deux autres seront diffusé les lundi 19 octobre et 26 octobre et j'espère seulement qu'ils seront aussi bon que le premier.
Ces documentaires ont été fait au Québec et sont très neutre, ce ne sont pas des pamphlets pour ou contre le travail, ils se veulent plutôt un portrait du monde du travail aujourd'hui, maintenant. Et, je le répète, c'est excellent!
D'ailleurs parlant d'excellence et de télé, j'ai eu par un ami - Merci Olivier ! - le lien vers le site non-officiel des archives (temporaire) de l'émission Real Time with Bill Maher diffusé sur HBO.
Vous ne connaissez pas Bill Maher!? Hé bien, courrez louer le très bon Relidicule, un domuentaire mordant sur la religion et les croyants, ça vous donnera une idée du gars. Alternativement vous pouvez également trouver plusieurs de ses capsules New Rules sur Youtube. Maher est un empêcheur de tourner en rond de première dont le but est clairement de faire réfléchir les gens sur le monde qui nous entoure. Il le fait avec intelligence, honnêteté et humour... C'est à voi!
.jpm
22:07 Publié dans Brèves | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
11/10/2009
Deux textes de 1000 mots
Pour faire suite à mon dernier billet sur la possibilité d'écrire des textes de débat, informatifs, concis, mais néanmoins précis et présentant une réflexion d'une certaine profondeur, je vous propose deux textes d'opinion qui reflètent bien mon propos.
Le premier texte présente les limitations de la mesure de l'économie et de la croissance par le PIB. L'auteur, ne présente pas les effets de ces limitations et ne suggère pas non plus d'autres outils de mesure - ces deux sujet, on s'en doute, pourraient faire l'objet de deux autres textes.
Le second texte soutient et explique pourquoi toute recherche est bonne, même celle dans des domaines où cela peut sembler inutile ou dénudé d'intérêt. Je ne peux pas dire que je suis entièrement d'accord avec l'auteur, mais son point est très bien défendu et, encore ici, y répondre en 1 000 mots serait tout à fait envisageable et certainement intéressant.
Bonne lecture !
.jpm
16:52 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
09/10/2009
Difficiles débats
Séphane Baillargeon a signé un article fort intéressant samedi dernier dans Le Devoir. Bien que ce soit une photo de Michael Moore qui illustre l'article, ce n'est pas de lui dont il est question, ni même de son dernier film. M. Baillargeon est allé beaucoup plus loin se demandant en fait, si ces coups de gueules étaient devenu, aujourd'hui, la seule forme de critique sociale.
Voici quelques extraits et commentaires sur l'article.
«On voit très peu de critiques radicales de la société, et celles qu'on voit sont habituellement caricaturales, note Anne-Marie Gingras, professeure au département de science politique de l'Université Laval, spécialiste de la communication politique. On a surtout droit aux critiques en forme de coup de gueule, de coup de poing, celles de Léo-Paul Lauzon, de Michel Chartrand, de Pierre Farlardeau ou de Michael Moore. Leurs interventions étaient ou demeurent généralement faciles, prévisibles, simplifiées et humoristiques.»
Je ne crois pas que j'aurais mis le prof Lauzon dans ce bain là, mais sur la forme elle a raison. L'instantanéité des médias, le peu d'attention que nous sommes près à consacrer à un sujet, le format des nouvelles, notre société de spectacle, tout nous porte à ne donner de la place qu'au coups de gueules et plus ils sont forts, plus ils sont extrême plus on en parle. Alors on a droit à une bataille bien rangé où l'on se promène d'un extrême à l'autre à coups de canons alors que le débat devrait plutôt se situer au milieu, autour d'une table, tel un tire au poignet.
«Le discours reprend l'indignation que les gens ont contre les élites, poursuit-elle. Elle canalise les frustrations. C'est très bien, c'est rigolo et touchant, mais la critique profonde du système demeure relativement rare.»
Effectivement, tout ça est un bon exutoire, mais au bout du compte ça fini par nous empêcher d'être en mesure de comprendre et d'apprécier une critique plus profonde et plus subtile.
«Le capitalisme apparaît alors comme une fatalité puisqu'on ne peut penser le monde autrement, poursuit le professeur, qui vient de diriger le dernier numéro de la revue québécoise Argument sur ce thème. Je crois même que la crise actuelle demeure irréelle. Elle semble virtuelle, abstraite. [...] »
C'est vrai, le capitalisme et la démocratie ont fini par s'imposer comme étant les modèles de choix – et c'est une bonne chose. Mais comme il y a plusieurs modèles de démocratie, il y a plusieurs modèles de capitalisme et le débat pour qu'il soit intéressant et constructif ne doit pas se faire à coups de gueules d'une extrême à l'autre. Ni l'extrême droite, ni l'extrême gauche n'ont raison.
D'ailleurs tout le problème est là et c'est ce qui rend les discussions si difficiles, ce sont des problèmes complexes, bourrés de subtilités et donc qui nécessite non seulement que l'on s'assoit calmement pour en parler mais également que tous les intervenants partagent des données et un langage commun. Évidemment tout cela n'est pas simple, loin de là, mais de là à croire que seuls la caricature et les solutions à l'emporte-pièce peuvent être comprise il y a toute une marge...
.jpm
10:26 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
07/10/2009
Les oublis de Claude Piché
Vous connaissez certainement Claude Piché, chroniqueur économique de La Presse. Toujours relativement à droite, il présente de brillants calculs pour nous prouver à quel point le Québec est pauvre et à quel point le reste du Canada s'en tire mieux. Bien sûr il n'a pas tord sur toute la ligne. Notre dette est effectivement plus grande en terme de pourcentage du PIB que celle des autres provinces. Notre poids économique au sein du Canada est effectivement en déclin, mais déjà sur ce point, s'il parel de diminution du poids démographique, au niveau économique il ne parle que de productivité alors qu'il faudrait aussi parler du déplacement des sièges sociaux vers Toronto. Certains souverainistes vous diraient aussi que depuis le référendum de 1995, le Canada ne se gène plus trop pour favoriser l'Ontario et le ROC de façon générale et ils n'auraient pas tord non-plus.
Dans son dernier texte, M. Piché, toujours très prompte à citer l'Institut Fraser – un autre organisme à saveur socio-économique très à droite dans ses réflexions – tente de nous montrer à quel point le Québec est surtaxé et surimposé. Ayant déjà pris des raccourcis dans un premier texte sur l'appauvrissement les lecteurs lui ont reproché d'oublier le niveau de taxation et d'imposition du Québec. Gageons qu'il y avait d'autres critiques, mais celles sur les impôt et les taxes lui permettant d'enfoncer encore plus loin le clou, M. Piché a donc saisi la balle au bond et entrepris de continuer son oeuvre.
Mais il y a quelque chose qui cloche. M. Piché a encore oublié d'inclure certains chiffres qui change radicalement le portrait. Dans sa comparaison avec les ontariens, il a oublier entre autres que nous avons la SAAQ et eux pas et donc qu'ils payent des sommes énormes pour ce type d'assurance, il a également oublié que les droit de scolarité sont plus élevé là-bas et il a oublier que, de façon générale le coût de la vie en Ontario est beaucoup plus haut qu'au Québec.
Ainsi, M. Piché termine son article en nous disant que pour un ménage qui gagne 30 000$ et 40 000$ par année, le ménage ontariens paiera 10 300$ d'impôts alors que le ménage québécois paiera 13 800$ d'impôts. Ce qu'il oublie de dire c'est que l'indice des prix à la consommation au Québec était en octobre 2007 de 95 et qu'à pareil date en Ontario il s'élevait à 107 soit 13% de plus.
Voyons ce que ça donne. L'impôt fédéral étant le même pour les deux ménages, avec 70 000$ au départ les deux se retrouvent à 59 500$. De cette somme on soustrait les impôts provinciaux. Au Québec : 59 500 – 13 800 = 45 700$. En Ontario : 59 500 – 10 300 = 49 200$. Conclusion de M. Piché les ontariens sont plus riches de 3 500$. Mais attendez, le coût de la vie est plus élevé de 13% en à Toronto qu'à Montréal (Stat-Can ne publie que pour les villes) donc les 45 700$ québécois permettent d'acheter 13% plus et équivalent donc à 51 600$ soit 2 400$ de plus que les ontariens! Ha oui, il reste les taxes que l'on paie, mais ce ne sera jamais plus que la TVQ de plus, soit 7.5% de 2 400$ ou 180$.
Évidemment, il y a peut-être d'autres subtilités, je ne suis pas à l'abri de ce que je reproche à M. Piché, mais je ne suis pas journaliste économique à La Presse depuis 20 ans non-plus! Et, disons que d'oublier le coût de la vie – si c'est un oublie, ce n'est vraiment pas fort. Honnêtement j'aimerais bien voir un réel comparatif entre le Québec les autres provinces qui inclurait tout, tout, tout, mais malheureusement ça ne semble pas être disponible. Il faut croire que tout ces gens qui font des calculs le font de façon intéressé et donc omettent volontairement certaines données.
.jpm
09:07 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
05/10/2009
La situation politique du Québec
La journaliste et chroniqueuse Josée Legault a publier jeudi dernier un excellent texte sur la situation politique du Québec en lien, entre autres, avec les derniers événements liés à la gouvernance du PLC et de son aile québécoise.
C'est à lire sans faute!
.jpm
16:39 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note


