27/06/2009

San Jose

Le temps file, vous le savez... Hé bien figurez-vous qu'il file tellement que j'ai totalement oublié vendredi de vous dire que je partais pour San Jose la semaine prochaine.

Je risque donc d'être moins présent, mais quand même, j'ai un portable et je suis dans la Silicon Valley alors les accèes internet devraient être omniprésents. J'essaierai donc de poster quelques petits messages pour vous donner mes impression en cours de voyage et, comme toujours, je ferai un compte rendu plus complet à mon retour.

.jpm

25/06/2009

Le travail dans l'oeil de mon fils

Lundi dernier je suis allé chercher mon gars au service de garde à 16h00 – ça fermait à 16h15 ce jours là.. allez savoir, et comme j'avais encore du boulot et que je termine normalement à 17h00, j'ai ramené mon fils au bureau.

Mon fils aura bientôt neuf ans et, tout au long du court trajet qui me sépare de son camp de soccer, je me suis demandé comment il allait percevoir mon travail. Plus encore, je me demandais comment avec ce qu'il allait pouvoir en voir il pourrait croire que je trouve ça intéressant et stimulant, bref dis plus simplement j'avais l'impression que de son point de vue mon travail aurait l'air plate et que je me retrouverais dans une drôle d'impasse si j'avais à lui expliquer pourquoi j'aime ce travail.

Je me disais qu'à ces yeux signer quelques bouts de papier, répondre aux interrogations de mes collègues et planifier des travaux allait non seulement lui sembler d'un ennui complet, mais également être incompréhensible.

J'imaginais la question : « Qu'est-ce que tu fais papa? » Et la réponse qui devait suivre était vague et peu convaincante... « Je vérifie les commande de nos clients pour m'assurer que ce qu'ils veulent on est capable de le livrer. Et si on ne l'a pas je m'assure que nous allons en démarrer la fabrication, que nous allons atteindre sa demande et que nous allons le faire dans les bons délais. » Ça a l'air passionnant non?

Ce qui est intéressant dans ce boulot là, ce n'est pas tant de signer les papiers ou de vérifier que la commande tiend la route. Ce que j'aime c'est plutôt le côté [et là je chercher le bon mot] multifonction de la chose. Je dois vérifier plusieurs paramètres techniques en même temps, m'assurer que tout les intervenants travail dans la même direction, planifier une partie de l'expédition et discuter avec les vendeurs des problèmes de commande ou de livraison. En court, je pourrais dire que mon travail fait que je touche à presque tous les aspects de la fabrication ainsi qu'à sa planification et que je jase avec à peu près tout le monde à l'interne...

Si je voulais me vanter, je pourrais dire que je me retrouve au point névralgique de l'entreprise à l'interface entre la production et l'expédition, à l'endroit ou le lien entre les deux se fait, le pivot principale quoi. Remarquez que tout le monde ou presque dans une PME peu en dire autant.

D'un autre côté dans l'oeil d'un petit gars de neuf ans ou presque, je ne fais que remplir des cases à l'ordinateur et jaser avec mes collègues, ce qui n'a pas l'air particulièrement difficile, trépidant ou même intéressant.

Finalement, une fois au bureau, mon gars s'est installé à l'ordinateur d'un collègue en vacances et il a joué aur le net pendant l'heure où nous avons été là... Il a son monde maintenant, j'ai le miens et ce jour là ils ne se sont pas croisés.

.jpm

23/06/2009

Disparition de l'imprimé et nouveau rapport à la connaissance

Deux textes à lire absolument ce matin.

1. Dans Inquiet, Pierre Foglia nous parle de notre capacité à lire et de notre nouvelle approche de l'information. Court, concis, son texte est excellent et ouvre la voie à une importante réflexion que nous devrions tous faire sur notre avenir personnel et celui des générations à venir.

2. Is Google Making Us Stupid est un long texte recommander par Foglia lui-même. ce second texte est aussi très bon et vaut tout à fait l'effort que vous pourriez mettre à le lire. D'ailleurs, ne pas être en mesure de passer au travers et de faire la réflexion avec l'auteur serait la meilleure preuve qu'il a raison... Raison sur quoi? Sur le fait qu'en cette ère de l'information nous avons de plus en plus de difficulter à se concentrer sur des textes plus long et plus dense que les courts résumés auxquels l'internet nous a habitué. Et puis bon, si vous n'avez pas le niveau d'anglaispour cette lecture utilisez internet pour le traduir,ce sera ordinair, mais au moins vous en tirerez l'essentiel.

.jpm

22/06/2009

Camping et francophonie

Cette fin de semaine je suis allé en tournoi avec mon gars à Victoriaville et, histoire d'avoir l'impression d'être en vacances, nous sommes allés faire du camping avec les enfants. Très joli petit camping à Chesterville, quelques 15km au sud-est de Victo.

J'ai toujours aimé le camping. J'aime le grand air, les beaux espaces en nature et le fait de s'organiser avec pas grand chose. Il y avait tout ça dans notre petit camping et en plus une belle rivière et deux moutons qui se promenaient un peu partout sur le terrain. Ainsi mis à part la Minivanus Double-portus-coulissantus à claquement répété dont le propriétaire à petit cerveau a oublier 10 000 trucs à l'intérieur, le fait qu'il est 21 heures et surtout qu'il est dans un camping et non dans sa banlieue, nous avons eu une très belle petite fin de semaine de camping.

Cependant, je ne vous raconte pas tout ça pour vous parler de Chesterville ou de propriétaire de minifourgonnette stupide, mais bien pour vous dire que j'ai finalement compris pourquoi les gens s'entassent, l'été venue, dans de petits campings surpeuplé avec leur tentes roulottes – les plus grosse possible, électricité, eau courante et, dans certains cas, câble et accès internet. C'est comme être à la maison en plus collé et sans le côté grande nature des « vrais » campings, mais ça permet une certaine tranquillité d'esprit.

En effet, contrairement à la ville ou même à la confortable banlieue de l'autre tarla en minifourgonette – où il roule à plus de 50km/h et omet quelques arrêt sur une base régulière, le camping est beaucoup plus sécuritaire. C'est un environnement contrôlé où tout le monde connaît tout le monde et où on peut envoyer les enfants jouer, sans craindre qu'ils qu'ils se fassent frappé par un con en char ou qu'une bande d'ados en mal de sensation forte s'y attaquent. C'est ça la quiétude du camping .. et j'avoue y avoir goûté en fin de semaine. « Allez jouer les enfants, faites le tour du camping, papa et maman vont prendre une bière tranquille pendant ce temps là.

...

De retour en ville, comme nous avions promis aux enfants une petite sortie au resto durant la fin de semaine, nous sommes allés chez Ashton. Je ne sais pas si c'est le fait d'avoir été à « l'extérieur » de chez moi pendant la fin de semaine ou le simple fait d'être très fatigué – vous ais-je mentionné que j'avais mal dormis à cause de claquement à répétition de portes coulissante de minifourgonette – mais toujours est-il que je me suis trouvé soudainement terriblement chanceux de me faire dire « Bonjour » lorsque je suis arrivé au comptoir pour commander.

Je ne sais pas trop pourquoi, mais ça a fait wow dans ma tête. J'étais chez-moi, à Québec, au Québec et on m'accueillait avec un beau bonjour, sincère, bien sentis. Puis je me suis mis à regarder les gens autour de moi. Une multitude de visage, te taille, d'air, de façon d'être, tous des québécois... Nous sommes une grande famille. Bien sûr, 7 millions à l'échelle de la planète, c'est peu. Mais 7 millions c'est quand même une grande famille et .. c'est la nôtre.

.jpm

19/06/2009

Mais, c'est le monde à l'envers !

François Legault a fait une sortie en chambre disant que le gouvernement était irresponsable et qu'il fallait sans délais s'attaquer aux vaches sacrées du modèle québécois et regarder sérieusement les rapports des rapports Ménard, Castonguay et Montmarquette! Un discours digne du manifeste des « lucides » comme plusieurs se sont empressé de le faire remarquer.

Notons au passage que M. Legault est un péquiste pur et dure.

À cette sortie M. Charest s'est empressé de répondre à cette sortie pour le moins surprenante par une affirmation et une prise de position encore plus surprenante : Il est contre (!) et accuse M. Legault de vouloir « faire mal aux québécois »!

Complètement surréaliste! Le PQ qui propose des idées généralement associé à la droite et le PLQ qui ne veut rien savoir et qui s'oppose à ce que l'on touche aux vaches sacrées, une position généralement associé à la gauche voire la go-gauche syndicaliste et conservatrice, le monde à l'envers je vous dis.

Va falloir réviser notre système d'association gauche / droite aux idées politiques et aux partis. Cela dit notez bien que comme toujours, en trame de fond, le PQ propose de faire avancer le Québec alors que le PLQ propose le status-quo ou à la limite ne fait que critiquer les idées du PQ.

[ Vous vous souvenez des derniers grands changements politiques au Québec? Ménage dans les dépense, déficit zéro, fusion municipales, garderies à 5$, la fameuse réforme de l'éducation... Toutes des mesures mise de l'avant par le PQ. Vous vous souvenez de quelque chose que le PLQ a mis de l'avant? Moi non plus! ]

Mais voyons ces propositions d'attaques de nos vaches sacrée.

L'une des classique est, bien sûr, l'augmentation des frais de scolarité. Avec un niveau de frais unique on avantage les riches – ce que bien des oublient – parce que en pourcentage du revenu familial c'est bien moins cher pour eux. Cela dit si l'on rehausse les frais il faut compenser par des bourses pour les plus pauvres. En théorie, avec un niveau de frais bien ajusté et qui suit l'inflation (pourquoi les frais de scolarité devrait-il y échapper?) on devrait y gagner au change, mais encore faut-il être en mesure de donner les bourses à ceux qui en ont réellement besoin – ce qui n'a pas toujours été le cas selon mon expérience.

Cette mesure se retrouvais dans le manifeste des « lucides » et c'est probablement le genre de chose que M. Legault a en tête lorsqu'il dit vouloir s'attaquer aux vaches sacrées du Québec.

Chose étrange cette mesure est généralement associé à la droite alors qu'elle propose de « taxer » les riches. Décidément, il faut réviser nos notions de gauche et de droite ou mieux les oublier complètement et réfléchir sérieusement aux options qui sont devant nous sans les repousser du revers de la main sous prétexte qu'elles sont de gauche ou de droite.

D'ailleurs le PQ a également fortement réagis à la sortie de M. Legault – tous ne semblent pas d'accord avec lui... Probablement aveuglé par cette étiquette de droite d'une série de mesure qui finalement est peut-être plus à gauche qu'on ne le croit.

...

Fait intéressant, parlant de gauche et de droite. J'ai appris ce midi que Amir Kadir a réussit à convaincre les animateurs de CHOI Radio X ( Ouais, ouais, les animateurs de la radio-poubelle de Québec qui critiquent et ridiculisent constamment la gauche ) que les idées de Québec Solidaire avaient du sens et qu'elles s'avéraient même être tout à fait intéressante! - Si quelqu'un a des détails.. faites-moi signe.

.jpm

16/06/2009

Le beurre et l'argent du beurre

Ce n'est pas nouveau comme phénomène, mais ça se confirme une fois de plus. Les jeunes médecins québécois quittent le Québec une fois leurs études terminé. Pire, il vont même faire leur internat ailleurs. Pourquoi? Parce que c'est plus payant ailleurs. Jusqu'à 10 000$ de plus par année.

Qu'est-ce que vous voulez, on ne les payes pas nos médecins au Québec (sic). Et surtout ils ne semblent pas comprendre qu'on ne peut pas avoir le beurre et l'argent du beurre... Parce qu'il faut bien en être conscient, les provinces où l'on paye les médecins plus cher sont des provinces où les études en médecine coûtent plus cher.

Pourtant ils sont supposé être brillant nos jeunes médecins. Ils devraient être en mesure de comprendre que si on les payent moins à leur sortie de l'école c'est que nous les avons subventionné plus pendant leur études. C'est l'un ou l'autre. L'argent vient de la même sacoche comme dirait notre ex-ministre des finances! Et, à ma connaissance, le coût de la vie au Québec est encore un des plus bas au Canada.

Mais bien sûr, tout le monde veut faire plus d'argent, la fonction publique y compris. Encore là, il semble y avoir une incompréhension crasse. Comment peut-on augmenter les salaires de la fonction publique si ceux du privé ne suivent pas? D'où viendra cet argent neuf?

Je ne connais pas tous les salaires des la fonction publique, pas plus que ceux du privé. Par contre, j'ai accès, tout comme vous aux tableaux de Statistique Québec et quand je les consulte je découvre tout le contraire de ce que j'entends – à savoir que la fonction publique gagne généralement plus que le privé, contrairement à ce que les grandes centrales syndicales qui les représente nous disent.

Voici un extrait du tableau des moyennes annuelles des taux horaires :

Héberg. et serv. de restauration: 11,94 $/h
Commerce: 15.08 $/h
Serv. entr., bâtim. et autres serv.: 15,73 $/h
Autres services: 17,14 $/h
Secteur Primaire: 18,04 $/h
Transport et entreposage: 19,83 $/h
Information, culture et loisirs: 20,07 $/h
Fabrication: 20,16 $/h
Soins santé et assist. sociale: 20,61 $/h
Construction: 22,13 $/h
Fin., ass., immob. et location: 22,91 $/h
Serv. prof., scientif. et technique: 25,20 $/h
Services d'enseignement: 26,38 $/h
Administrations publiques: 26,58 $/h
Services publics: 29,32 $/h

Moyenne: 20.08 $/h


Ainsi donc, mis à part nos infirmières qui se situent tout près de la moyenne – ce qui semble aberrant vu leur travail – la majorité des travailleurs de la fonction publique se retrouve dans les groupes les mieux rémunéré.

Pourquoi donc est-ce que l'on nous répète qu'ils sont mal payé et qu'ils ont un sérieux ratrappage à faire? Hé bien parce qu'il ne sont pas tous aussi bien payé « il s'agit là d'une moyenne » de dire le représentant syndical! Ben quin, je connais ça les moyenne moi aussi et si j'en juge par les taux horaires présenté ici, il y a des gens qui gagne très très cher de l'heure et d'autres qui ne gagne pas grand chose. Mais ça, ce n'est pas le problème du payeur de taxe, c'est le problème du syndicat. S'il y a un si grand écart, c'est à cause de conventions collectives montées tout croche et d'avantages salariaux qui n'ont pas de sens et ce n'est pas à la population à en faire les frais, mais bien aux syndicats de s'organiser pour mieux répartir leur enveloppe de paye à travers leur membres.

La fonction publique gagne déjà plus que le privé, et ça c'est sans les avantages sociaux que personne, personne au privé n'aura jamais (pensez seulement aux années sabbatiques) alors, de grâce arrêtez de demander des hausses et redistribuez un peu mieux!

.jpm

p.s. 20.08 $/h ça fait 36 500 $/année à 35 h par semaine, 52 semaines par année.

15/06/2009

Plus cher chez St-Hubert

Je suis allé dîner chez St-Hubert jeudi dernier avec des collègues. À l'arrivée du menu j'ai constaté que les prix avaient augmentés. Vous me direz que ce n'est pas que chez St-Hubert, le prix du dîner, qu'il soit fast-food ou régulier, a augmenté à peu près partout.

Cela dit, la première réaction d'un de mes collègues à cette augmentation fut de mentionner que le salaire minimum venait d'augmenter, soulignant par le fait même le lien de cause à effet qui semblait relier les deux augmentations. Sur le coup, je me suis dis « as, ben oui, c'est vrai », puis je me suis souvenu de cet article dont j'avais parlé sur l'augmentation du coût de la vie et principalement celui des aliments.

Je n'avait plus les chiffres en tête, mais il m'apparaissait que si le prix du poulet avait augmenté autant que le salaire minimum, la hausse du prix du poulet devait avoir un impact plus important sur le prix que celui des employés pour la simple et bonne raison qu'on sert plus de poulet à l'heure qu'il y a d'employés.

J'ai vérifié les chiffres ce matin. Le salaire minimum a augmenté de 0.50$ sur 8.50$ pour s'établir à 9.00$ de l'heure – une augmentation de 5.9%. Le poulet lui a augmenté de 9% .. les légumes frais quand à eux ont augmenté de 26%! Et, oui, les patates frites qui accompagnent le poulet sont faites de légumes frais.

Avec ces chiffres en mais j'ai tenté de compter la variation de coût d'opération du restaurant. Ce n'est pas simple puisque je n'ai pas une bonne idée du nombre de personne que ça prend pour servir 200 clients. Et puis il y a le nombre moyen de poulet et de légumes frais par client, sans parlé du fait que certains employés ne sont là que pour trois haures alors que d'autre doivent être sur place toute la journée.

Reste que mis simplement s'il y a 40 personnes pour en servire 200, les 40 personnes coûtent sur les trois heures de service minimales 60$ de plus à la chaîne alors que les 200 repas servis coûtent au bas mot – si je mets le prix de base à 5$ - entre 100 et 150$ de plus 200 x5 = 1000 x10 ou 15%.

Ainsi, malgré la hausse du salaire minimum – qui en passant effectuait du ratrappage par rapport au coût de la vie – la hausse des prix de nos petits dîner au resto est dû en grande partie à l'augmentation des aliments... Et j'omets celle dû à l'augmentation des loyers et de l'énergie qui sont loin d'être nulles.

.jpm

12/06/2009

42 : Éducation, environnement et l'Ouest francophone

Petit retour sur mon commentaire à propos des écoles
juives orthodoxe et la loi sur l'éducation.
Passez lire le texte de Martineau, des fois on dirait qu'il me lit!

Certaines entreprises soucieuses de leur image ou simplement
de l'environnement en sont rendu à demander au gouvernement
de passer des lois plus strictes contre la polution!
Les entreprises seraient-elles sur le point de devenir plus vertes
que le gouvernement
et surtout, la "révolution" environnementaliste
va-t-elle émerger des entreprises!?

Vous pensez que L'Ouest canadien est bouré d'anglo qui ne parlent
pas un traitre mot de français? Vous n'avez peut-être pas tors, mais
il y a aussi beaucoup de francophones et si on se fient à cet article
les francophiles sont de plus en plus nombreux même si on ferme
des écoles.

11/06/2009

Pourquoi j'aime l'université

La fin de semaine dernière c'était mon examen de mi-session. Le 7 juin! Oui, les session d'été son un peu plus courte et par conséquent plus intenses.

L'examen avait lieu sur le campus, je suis donc allé y faire un tour. L'été c'est plutôt tranquille. À vrai dire c'est terriblement tranquille, on y croise presque personne, mais le campus est quand même beau avec tous ces arbres en feuille, ses petits sentiers et ses grandes allées bordées de pavillons planté dans de grandes pelouse.

Cela dit, si j'aime l'université ce n'est pas à cause du campus, mais plutôt à cause de cette énergie que s'en dégage. Même si je n'ai croisé que quelques étudiants dimanche dernier, l'énergie y était. Ainsi, même en petit nombre les étudiants, restent des étudiants.

Qu'est-ce qui les distinguent tant du reste de la population et qui fait que j'aime fréquenté l'université plus que tout autre lieu publique? Deux trois choses : Ça bouillonne d'idées et de débat, ça se voit, ça s'entend... Les gens que l'on croisent réfléchissent contrairement à ceux que l'on croise au centre d'achat – là ils sont obnubilé par leur achats potentiels et leur place de stationnement.

Mais aussi et surtout, les étudiants ne sont pas trop stressé. Ils ne connaissent pas encore le stress du boulot, de la performance, pas plus qu'il ne connaissent celui de la vie familiale avec ses taches ménagères, ses devoir à faire avec les enfants et ses fin de semaines toujours trop chargées à planifier... Contrairement au travailleurs, ils ont toute la vie devant eu et toutes les portes leur sont ouvertes, il vivent une liberté intellectuelle et physique qui ne se présente pas souvent dans une vie.

Moi, en étant sur le campus quelques 3 heures par semaine, je goûte un peu à cette liberté...

Ou peut-être est-ce moi qui travail trop, qui se met trop de pression au boulot ou à la maison allez savoir. Au bout du compte, ça ne change strictement rien. J'aime ça être à l'université, ça me fait du bien... Allez-y faire un tour vous verrez bien.

.jpm

09/06/2009

Budget militaire

Un entre-filet du journal Le Devoir nous apprenait ce matin que les dépenses militaire ont atteint des niveaux record en 2008. N'atteignent-ils pas de nouveaux record à chaque années?

Total de dépenses : 1 464 milliards de dollars. À titre comparatif notez que le PIB du Canada se situ à 1 307 milliards de dollars.

Augmentation des livraisons d'armes depuis 1999 : 45% ! Qui est à l'origine de cette hausse? Les États-Unis, bien sûr, avec une hausse de 58% de leur dépenses militaires depuis 1999.

Sur le CIA World Fact Book, dont je recommande une visite régulière à tous, on trouve les dépenses militaires de chaque pays en pourcentage de leur PIB .. ça a l'avantage de ne pas placer les États-unis au premier rang. Mais ils y sont quand même. Avec 4.06% de leur PIB (de 14 290 milliards de  dollars) en dépenses militaires ça fait 58 milliards de dollars annuellement.

La Canada 132e sur la liste de %PIB, a des dépenses de 14, 38 milliards de dollars o 1.1% de son PIB. Cela nous place juste derrière la Lituanie en %PIB – avec son PIB de 63 milliards a des dépenses militaires de 0.759 milliards de dollars... Bref il faut faire attention aux chiffres!

C'est bien beau tout cela, mais ce qui a d'intéressant c'est de savoir à qui cette augmentation des dépenses profite. Une augmentation que l'institut international de recherche pour la paix de Stockholm attribue en grande partie à cette guerre contre le terrorisme lancé par les États-Unis suite aux attentats de 2001.

Alors à qui profite la hausse? Vous l'aurez deviné aux États-Unis en premier lieux. Plus grand fabricant d'armes au monde avec la France et l'Allemagne, la première entreprise d'armement Boing  (suivie de près par Lockheed Martin – une autre entreprise américaine) à eu des ventes qui totalisaient 30,5 milliards de dollars en 2007. C'est plus que le PIB des 128 états les plus pauvres de la planète. À titre d'exemple, le PIB du Cambodge est d'un peu moins de 28 milliards de dollars.

...

Je ne commencerai pas à vous dire tout ce que l'on pourrait faire avec cet argent s'il était dépensé ailleurs ni dans quel monde nous pourrions vivre s'il n'y avait pas d'armes ou de guerre, ce serait un exercise futile... Je vous laisse donc sur ces chiffres le soin de répondre à l'ordre du monde et aux conséquences de ces choix que nous faisons.

.jpm

p.s. Les PIB avancés sont tous en parité de monnaie. Notez également que les données pertinantes peuvent être trouvé sur le World Fact Book dans la section Reference / Guide to Country Comparaison

08/06/2009

Brèves : Obama, Laliberté et les écoles juives

Monsieur Obama semble avoir fait un très bon discours la semaine dernière au Caire. En substance sur la paix dans le monde, Dieu, quelque soit le votre, souhaite que les hommes vivent en paix et en harmonie et il n'en tiend qu'à nous de le réaliser... Humm, s'il n'en tiend qu'à nous alors pourquoi invoquer Dieu à chaque fois?! Et sur le conflit Israel / Palestine, les israéliens ont droit à leur pays et les palestiniens aussi. Bien sûr, tous les commentateurs étaient d'accord, mais ils attendaient plus. Les commentateurs comme les habitants et les décideurs de la région attendent des États-Unis qu'ils leurs donne un plan. Étrange non, d'attendre d'un tiers qu'il règle nos problèmes... Quoi que ça a ses bons côté, si ça foire ce sera pas de notre faute ce sera celle du plan ... bande de cons.

Monsieurs Laliberté veut s'envoler vers les étoiles, voir la planète d'en haut, connaître cette expérience hors du commun qui, selon tous les astronautes, vous change à jamais. J'entends beaucoup de voix critiquer ce voyage de plusieurs dizaine de millions de dollars. En générale on comprend mal comment un gars qui nous dis de raccourcir nos douche pour économiser de l'eau prend un fusé pour aller dans l'espace, une des activité humaine les plus polluante... Hé bien, sachez  que la fusé va y aller dans l'espace, que M. Laliberté soit à bord ou pas. Les millions qu'il déboursera serviront à financer la recherche spatiale qui, rappelons-le, nous a donné le nylon, les micro-onde et le velcro, pour ne nommer que les plus connus.

...

J'ai lu cette fin de semaine un article très éclairant sur notre système scolaire. L'article détaillait la problématique des écoles juives qui enseigne la Thora et négligent le reste du programme « obligatoire » du ministère.

Pour moi la situation est simple. Vous êtes au Québec, vous suivez les règles – y compris pour le cours d'éthique et de culture religieuse, et si vous voulez en donner plus faire lire la Thora, le Coran ou la Bible vous le faite à l'école mais en dehors des heures de cours.

Pourquoi est-ce si compliqué!? Parce que l'on ne veut pas mettre nos culottes, on ne veux pas froissé les nouveaux arrivant et ceux qui sont là depuis aussi longtemps que nous. L'idée évidemment étant de les intégré à la majorité progressivement... Mais je m'éloigne. Il y a une autre raison derrière tout ça et elle est due à une loie mal faite.

En effet, on apprend dans l'article du Devoir que « La subtilité vient du fait que le Régime pédagogique ne dicte pas de façon obligatoire le temps devant être accordé à chacune des matières de base, dans la mesure où la matière est bel et bien enseignée et où les objectifs sont atteints. »

Voilà, c'est comme la liberté de religion. On aménage un espace pour donner un peu plus de liberté et à la première occasion, la loi se fait dénaturer pour servire des objectifs tout autre. Cela dit, il me semble qu'au primaire les matières de base – le français et les mathématique, pourrait faire l'objet d'une réglementation stricte .. ça éviterait ce genre de problématique.

Quoi qu'il en soit, à mon sens il ne faut pas ouvrir la porte aux programmes « spéciaux » c'est un monstre que l'on ne veut surtout pas réveiller. Vous voulez compléter la formation avec d'autres cours, simple : Faites-le en dehors des heures de cours.

.jpm

02/06/2009

Mon beau-père est pauvre

Je suis allé faire un tour dans ma belle-famille en fin de semaine. Nous avons jasé de choses et d'autres et comme souvent, on a fini par parlé politique et j'ai eu droit à une litanie maintes fois entendue...

Mon beau-père dis souvent qu'il est mal payé et qu'il ne gagne pas grand chose. Nouveauté cette fin de semaine, les chiffres sont enfin sortis. Et, comme vous me connaissez j'ai fait quelques petits calculs.

D'abord les chiffres : Mon beau-père dit gagner 17 000$ par an, c'est très peu vous serez d'accord avec moi. C'est en dessous du plancher d'imposition qui se situ autour de 21 000 si ma mémoire est bonne. Et c'est tout juste au dessus du salaire minimum si on travail 35 h/semaine 52 semaines par an.

Mon beau-père affirme également qu'il n'a eu en 22 ans de travail qu'un très maigre 1000$ d'augmentation ce dont on peut douter, mais bon ce sont ses chiffres. Peut-être est-ce plus une impression qu'une réalité. Voyons tout de même ce que l'on peut en tirer en faisant quelques calculs.

D'entrée de jeu, notez que mon beau-père est chauffeur d'autobus scolaire dans un village. Il ne travail donc que 4 heures par jour (4 trajets de 45 minutes plus les attentes) et ne travail pas l'été, à Noël ou dans la semaine de relâche. Il travail donc 41 semaines par année.

Calculons : 17 000 / 20h / semaine / 41 semaines = 20.73$ / heure !! Ah bon, finalement il n'est pas si mal payé que ça. Bon d'accord vous me direz qu'il n'est pas disponible à l'emploi quand il attend entre ses trajets. C'est vrai mais il est chez-lui. C'est un choix de vie et ça ne justifie pas de doubler son salaire.

Voyons voir les hausses de salaire...  Si mon beau-père n'a connu qu'une hausse de 1000$ depuis 1987 (il y a 22 ans) il gagnait à l'époque 16 000. Si on se fie à l'IPC (l'indice des prix à la consommation, ou si vous préféré la valeur du dollar par sa capacité d'achat) qui était de 70.2 en 1987  pour passé à 100 en 2002 (l'année de base) et à 112.7 en 2008 mon beau-père faisait à l'époque l'équivalent de 25 700$ par an !! Soit un salaire horaire de 31$ ! C'est énorme.

Maintenant supposons qu'il se soit trompé un peu et qu'en réalité il ait eu des hausses plus substantielles. La diminution du pouvoir d'achat qu'il a clairement subit l'a probablement induit en erreur, il n'en demeure pas moins qu'il gagnait par le passé un très bon salaire horaire et que aujourd'hui il en fait encore un bon selon les standards établis... 20.73$/h x 40h/semaine x 52 semaines ça fait quand même 43 000$ par an et c'est près de 4$ de l'heure de plus que le salaire horaire médian québécois !

Conclusion? 17 000$ par an c'est peu, c'est vrai, mais ce n'est pas parce que l'on ne gagne pas beaucoup par année que l'on est mal payé ou pauvre et comme pour tout autre chose dans la vie il faut être conscient des choix que l'on a fait et de leur conséquences.

.jpm

01/06/2009

42 : Découvertes, Worldometers et Montée du dollar

Deux découvertes québécoises passées sous silence.
La première : Une découverte importante dans le traitemen
de certains type de cancers. Je n'ai rien sinon cet entre-filet,
creusé si ça vous intéresse.
La seconde : Une percée dans le monde de la recharge de battries
pour les voitures électrique faite à l'université Laval par deux étudiants
et récompensé par la bourse Pierre-Péladeau de 50 000$.

Worldometers :
Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur les
statistiques mondiales. Le nombre de litre de pétrole brûlé par jour
tout comme l'argent dépensé en produit amaigrissants!

La récente montée du dollar canadien vous réjouis?
C'est probablement parce que vous aviez prévu des vacances
aux États-Unis... Mais ne vous réjouissez-vous pas trop vite
cette montée est en faite une mauvaise nouvelle.
À lire pour mieux comprendre les enjeux économiques.

29/05/2009

Je suis occupé – part two

Hé bien la semaine ne m'a pas fait mentir... Ça a été très chargé.

Mais revenons à nos moutons. Je vous disait mardi que la petite pratique de soccer de mon fils à laquelle je participe activement à titre d'assistant entraîneur m'avait fait le plus grand bien, me permettant de me concentrer sur une seule chose pendant une heure et demi et oubliant du même coup tout le reste.

Je poursuivait en vous disant que je m'étais finalement couché tôt et que j'avais discuté avec ma blonde. Je vais être honnête avec vous, c'est allé un peu plus loin... Pendant la chose, vous en douter bien, je n'ai pensé à rien d'autre. Mais après, alors que nous étions collé dans le lit, mon cerveau s'est remis en marche. Le RMA dont je devait m'occuper, la commande spéciale qui m'attendait le lendemain, mon chapitre 9 que je voulais finir avant mercredi, les faiblesses de l'équipe de soccer, le match de jeudi, la pelouse à tondre, etc, etc.

Mais quel con, quel imbécile! Quand j'ai fini par me rendre compte que j'étais repartis, je me suis traité de tous les noms. J'étais là dans le lit en cuillère avec ma blonde, au chaud et je n'appréciais absolument pas mon moment, non, je pensais à dix milles choses en même temps – toutes des choses auxquelles j'aurais l'occasion de réfléchir plus tard.

Bon c'est probablement le problème principal des intellectuels comme moi, j'aime penser et je fais ça tout le temps, mais bon, faut décrocher. Réfléchir c'est bien, mais apprécier le moment présent c'est encore mieux.

Ainsi donc, je suis fort occupé, c'est vrai, mais ça prend un équilibre et dans cet équilibre il y a un peu de sport – ou autre – pour se changer les idées et vivre le moment présent pour apprécier les efforts déployer dans cette vie chargée.

...

J'ai peut-être l'ai de chialer comme ça, de me plaindre d'être trop occupé... Si c'est vrai que j'ai trouvé récemment que j'en faisait un peu trop, je dois dire que j'aime ça.

.jpm

26/05/2009

Je suis occupé, part one

Je suis très occupé ces temps, tant et si bien en fait que je crois en être à mon niveau d'occupation maximal. Vous connaissez la fable du grand bol dans lequel on y met de grosses pierres qui représentes les choses importantes dans notre vie, ensuite on y ajoute de plus petites pierres qui viennent combler les interstices. On termine généralement l'histoire en disant qu'on peut encore y ajouter de l'eau ou du sable afin de comblé tout l'espace disponible.

La fable souligne le fait qu'il faut savoir ce que sont nos pierres et ce qu'est notre sable, mais elle dit aussi qu'il est toujours possible d'en « squeezer » un peu plus dans une journée – hé bien ma cruche est pleine!

Pleine de quoi me direz-vous... Je le sais, je me répète, mais il y a du nouveau un peu plus bas. Et donc pour ceux qui ne savent pas ma vie est pleine de temps en famille, souper, devoirs soccer (que je coach encore – trois soir par semaine cet été plus les tournois), pleine de rénovation, le dégât d'eau n'est pas encore totalement fini et j'ai mon toit de garage à refaire. Pleine de devoir, mon cours de marcoéconomie me demande beaucoup de temps, c'est une session compressé. Et puis, bon, faut bien souffler un peu de temps à autre et prendre le temps de voir des amis.

Enfin, tout ça pour dire que mes soirées sont très occupées et que mon été s'annonce chargé – d'autant plus que j'ai un voyage surprise à planifier, une semaine à San Jose, on ne passe pas à côté de ça! Mais bon ça tombe en plein milieu de la session alors c'est encore plus de travail.

Voilà, bref je suis très occupé et ça me stress. Ça a l'air de rien peut-être comme ça, mais hier, j'ai couru sur l'heure du dîner pour allez me chercher un nouveau NIP à la caisse (carte cloné), puis je suis arrivé à la maison à 17h15, je devais souper, me préparer, suivre mon gars et repartir à 17h40 pour allez chercher mon passeport (de coach) avant la pratique de soccer qui s'est étiré jusqu'à 19h40. De retour à la maison j'ai fini mes devoir pour le chapitre 8 et entamé ma lecture du chapitre 9 tout en changeant un lecteur CD d'ordinateur pour me graver le disque de Beast (acheté sur iTune 8.99$) avant d'aller me coucher vers 21h30 et piquer une jasette à ma blonde.

Cela dit, le point important dans tout ça c'est la pratique de soccer. J'y allais presque de reculons (pas l'impression d,avoir le temps, trop pressé) mais, le temps que j'ai été là, je n'ai pas pensé à mes autres tâches et projets en cours et ça m'a fait le plus grand bien.

La leçon à tirer de tout cela étant donc que parmi les grosses pierres il faut avoir du temps pour se consacrer à une activité qui permet de se vider la tête pendant plus de 30 minutes. D'ailleurs, ce blogue est également, pour moi, un outils d'équilibrage.

.jpm