23/11/2009

L’âge de la perspective

J’ai 36 ans et, depuis quelques années, je me rend compte que suis capable de regarder les événements de ma vie et ceux du monde avec beaucoup plus de perspective.

Cet état de fait n’est pas nouveau, mais si je compare mes idées à celles que j’avais dans la vingtaine force est de constater qu’elles ont bien changé. Et je ne parle même pas de l’enfance ou de l’adolescence où le manque de perspective est flagrant.

On passe tous par là, dans la vingtaine. Vouloir changer le monde et ne pas comprendre pourquoi certaines solutions simple, en apparence, ne sont pas mise de l’avant. Certains y restent accroché d’ailleurs. Les solutions simples et simplistes font les beaux jours de bien des animateurs radio populistes et de certains partis politique.

Cela dit, depuis la mort de ma grand-mère, elle qui est née en 1913, je mets ma propre perspective en perspective.

On ne lui a pas parlé de la crise économique, mais si on l’avait fait elle aurait probablement pouffé de rire. Quelle crise économique? La bourse est tombé de 50%, le taux de chômage a grimpé à 10%, ouf! Durant la grande dépression de 1930 qu’elle a vécu au début de l’âge adulte, la bourse a chuté de 90% et le taux de chômage est monté à plus de 30% et il est resté là pendant plusieurs années. Une personne sur trois a perdu son travail, pas une sur dix…

Le conflit en Afghanistan, nos quelques centaines de morts, la ferait également bien rire, elle qui a connu les deux grandes guerres où les morts se comptaient par dizaines de milliers. Elle aura aussi connu la conscription dont on est très loin aujourd’hui.

Internet? Les webcams et l’auto électrique? Bah, de simples évolutions. Elle, elle a connue l’apparition du téléphone, de la télévision de l’auto point, du vol transatlantique et du vol jusqu’à la lune…

Côté social? Mondialisation et autre. Encore là le dix-neuvième siècle n’est pas à plaindre. Développement de la classe moyenne, apparition des banlieues et de ce mode de vie et oui, développement du commerce international – le riz dans nos épiceries, ça ne date pas d’hier!

Bref, sans être condescendante, ma grand-mère riait probablement sous cape de nous voir nous énerver tant que ça pour des développements qui, finalement, n’étaient peut-être pas aussi extraordinaire à ses yeux.

.jpm

p.s. Les chiffres donnés ici le sont de mémoire, je n’ai pas eu le temps de faire les vérifications qui s’imposaient.

20/11/2009

La mort est une disparition

Je ne crois pas en Dieu.
Je ne crois pas qu'il y a une vie après la mort.
La mort est une disparition.

Ma grand-mère est morte hier à 96 ans après quelques années d'éternel présent. Elle n'est pas passé de l'autre côté. Elle n'est pas bien mieux où elle est. Elle n'est plu, tout simplement.

Cela dit, je me souviendrai. Je me souviendrai de son sourire, de son humour, de sa gentillesse, de sa façon d'être, des bons moments que l'on a partagé et de ses toast au miel.

Disparaitre n'est pas être oublié à jamais...

.jpm

18/11/2009

De l'utilité d'être en politique

Lundi dernier, j'ai lu La « caution morale », le texte de Josée Legault publié dans le Voir Québec. Elle y parle de la déconfiture de l'ADQ et de la reconstruction possible d'un « nouveau » parti de droite au Québec, mais la partie la plus intéressante, selon moi, est celle où elle mentionne cette espèce de coalition invisible de la droite québécoise, les Institut économique de Montréal, Institut Fraser et SECOR, par exemple.

Et tout ça m'a fait réfléchir à ce que Steven Guilbeault n'a pas voulu dire franchement à Tout le onde en parle dimanche dernier – à savoir que s'il ne faisait pas de politique c'est finalement c'est souvent plus utile d'être à l'extérieur des contraintes politique pour faire avancer un dossier.

C'est probablement vrai pour Steven Guilbeault puisque cela lui permet d'être sur tout les tribunes dont il a envie et ce quand cela lui convient. C'est très certainement encore plus vrai pour notre coalition invisible de droite qui nous entretient à l'année longue de ses « résultats de recherche »,  recommandations, avis et autres commentaires dont l'unique but est de faire pencher l'opinion publique vers la droite.

Pas surprenant avec une telle force de frappe que la vente d'Hydro-Québec soit remise sur le tapis année après année alors que c'est une incroyable aberration – d'ailleurs nos amis du Nouveau-Brunswick ont bien compris qu'ils venait de se faire détrousser!

Bref, si Steven Guilbeault ne fait pas de politique ce n'est parce que ça ne l'intéresse pas mais bien parce qu'il est plus efficace à l'extérieur du monde politique, de son obligation de réagir à l'actualité, de ses ligne de partis et de ses dossiers tordus.

Cela dit, je ne voudrais pas terminer cette note en laissant croire que le politicien n'a aucun pouvoir et que ses actions sont plus souvent vaines qu'autre chose car cela est faux. Une des plus belle preuve qui fait les manchettes ces jours-ci est le coup de barre que Bernard Landy a donné dans les années 1990 pour stimuler le développement de l'industrie du jeu vidéo à Montréal. Un coup de barre planifié comportant plusieurs élément et qui une quinzaine d'années plus tard a fini par positionner Montréal parmi le top cinq des villes de développement de jeux vidéo au monde.

.jpm

16/11/2009

Brèves : GPS, Quebec Bashing, Éducation et Livres

Cette fin de semaine je suis allé à Montréal. Sur la route j’ai remarqué que de plus en plus de gens avaient des GPS… Non mais voulez-vous bien me dire à quoi ça sert tous ces foutus GPS? Criss, y’a pas plus d’une demi-douzaine de grands axes autoroutiers au Québec! Le 20, la 40, la 10, la 15, c’est pas si compliqué que ça. Et puis à part de ça combien de fois par semaine est-ce que vous allez dans un endroit où vous n’êtes jamais allé? Zéro! Combien de fois par mois? Deux trois, pas plus! Regardez sur carte avant de partir ou sur Google maps – ça va vous éviter d’avoir à vous acheter un de ces logiciels, presque aussi populaire que les GPS, pour faire travailler votre mémoire!



J’ai aussi eu l’occasion de feuilleter le Globe and Mail Canada cette fin de semaine. Un seul article mentionnait explicitement le Québec. Voici le titre : Crown asks for life sentence in Quebec terrorism case. Je ne suis pas parfaitement bilingue, mais je le suis suffisamment pour comprendre que cette phrase peut être comprise de plusieurs façon dont : Il y a eu un cas de terrorisme au Québec pour lequel la couronne demande une sentence à vie. Ou encore : Le Québec a commis un acte terroriste pour lequel la couronne demande une sentence à vie – ce qui ne fait que peu de sens mais bon ça reste dans la tête…

Que cache ce titre? Rien de plus qu’un « québécois » planifiant des attentats a été arrêté par la police et qu’on réclame une sentence exemplaire. Pourquoi le Globe ne parle-t-il pas de canadien? Pour quoi ne parle-t-il pas de Marocain, de musulman, d’islamiste de membre du Global Islamic Media Front – toutes des dénominations qui aurait été aussi vraies que québécois? Je vous laisse vous faire votre propre opinion…



Notre chroniqueur préféré, Pierre Foglia revient encore une fois sur l’éducation et la nécessité de bien maîtrisé la langue afin de bien maîtrisé sa pensée. Le texte est savoureux et lève le voile sur des pratiques de correction de l’épreuve de français uniformisé (celle que passent en finissant le cégep) plutôt douteuses. À lire sans faute!



Et puis je suis revenu de ma fin de semaine montréalaise suffisamment tôt pour écouter Tout le monde en parle et entendre l’entrevue de Dany Laferrière. Cet homme, dont la grande intelligence ne fait plus de doute, a su répondre du tac au tac à Guy A. Lepage losque celui-ci tentait de lui démontrer que le livre n’était pas un outil aussi moderne que l’internet puisqu’il ne permet pas de prendre de nouvelles de ses amis, de commander une pizza ou de voir le dernier clip de U2, que le livre lui, permettait de penser! Méga pied de nez à la modernité – j’adore!

.jpm

12/11/2009

Le stagiaire tunésien

Depuis le début de la rentrée scolaire, nous avons un stagiaire tunésien au bureau. Le gars est musulman pratiquant...

Je n'étais pas là lors de son arrivé officielle au bureau, c'était un lundi matin et j'avais cours à l'université, je suis donc passé lui serré la main en arrivant au début de l'après-midi. Suite à ma rencontre, j'ai croisé un collègue dans le lab, je ne sais plus trop qui et je lui ai dit, comme ça, « Il a l'air sympathique le nouveau ». Mon collègue a alors eu une drôle de réaction, un peu sur la défensive, je ne sais pas s'il niaisait, mais il avait l'air sérieux : « Ben à quoi est-ce que tut t'attendais ?»

« À rien de spécial, ai-je répondu. » Et en effet je ne m'attendais à rien de spécial sinon un gars vaguement basané... Mais visiblement mon collègue, lui, semblait conclure que si je soulignait qu'il avait l'air sympathique, c'est que au départ j'avais l'impression qu'il n'allait pas l'être ou je ne sais quoi d'autre.

...

Quel que jours plus tard, j'ai croisé le stagiaire de nouveau. Cette fois il était dans la cuisine, visiblement pas dans la meilleure des formes. Je lui demande s'il va bien et il me répond qu'il a un peu mal à la tête. C'était en plain ramadan.

J'aurais pu lui dire, à la blague pour que ça passe mieux, que s'il ne se privait pas de manger qu'il aurait peut-être moins mal à la tête et qu'il serait en plus grande forme, mais je me suis abstenu. Un, je ne le croisais que pour la seconde fois et deux, la droiture politique actuelle veut que l'on questionne pas les choix religieux des gens.

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Il y a une semaine, alors que je jasais avec le stagiaire et que nous parlions du iPhone et d'application de livre numérique, il m'a sortie le sien pour me montrer une application vraiment bien faite qui lui permet de lire le Coran sur son téléphone, se faisant, il a senti le besoin de me dire que ce qu'il me montrait c'était leur Bible à eux.

Évidemment sur le coup j'ai été un peu déçu qu'il puisse croire que je soit ignare à ce point, mais bon, j'imagine que c'est une question d'habitude...

...

Alors voilà, notre stagiaire est un bien bon gars, facile d'approche, toujours prêt à jaser de choses et d'autres et à donner un coup de main, mais voilà il semble qu'aujourd'hui dès que l'on parle de religion tout le monde marche sur des oeufs et même moi qui prône le militantisme athée, je me retiens...

...

Dans un ordre d'idée similaire, mon père m'a parlé de façon très élogieuse du film La Journée de la Jupe. Y paraît que c'est à voir absolument avant que toutes ces petites tension inter-raciales, inter-religieuses et autres nous ronge complètement de l'intérieur.

.jpm

07/11/2009

La Fed donne raison à Keynes !

Et voilà, c’est sans tambours ni trompettes que la Réserve Fédérale Américaine a officieusement changé son fusil d’épaule. Je dis officieusement parce que je ne suis même pas certain qu’ils en soient conscient – ce qui serait par contre dommage. Cela dit, je suis absolument convaincu de ne pas être le seul à m’en être rendu compte.

Voici ce que la Fed a affirmé cette semaine lorsque le taux de chômage aux ÉU a dépasser la barre des 10% : « Redoutant la formation d'un cercle vicieux, les dirigeants de la Fed ont laissé publiquement percer en octobre leur crainte que la croissance ne soit pas assez forte en 2010 pour faire baisser «sensiblement» le chômage. En conséquence, ils ont indiqué mercredi que la banque centrale était encore bien loin de retirer son soutien énorme à l'économie. »

En quoi cela donne-t-il raison à Keynes et qu’est-ce qu’on a à foutre? C’est simple, les libéraux, néo-libéraux et autres adorateurs du libre marché n’ont jamais cru ce qui est à la base de toutes les politique keynésiennes de relance de l’économie par les États à savoir que l’économie pouvait, dans certaines conditions pas si rare, se retrouver dans un équilibre de sous-emploi.

Je sais, ce n’est pourtant pas si difficile à imaginer, mais les libéraux n’y ont jamais cru parce que pour eux, l’économie doit nécessairement croître. Bien qu’ils aient toujours invoqué un chapelet de raison pour « démontrer » que l’économie ne pouvait se retrouver en équilibre de sous-emploi, il semble qu’aujourd’hui ils soient forcé de reconnaître que c’est possible.

Qu’est-ce que ça change? Hé bien, ça réhabilite Keynes et la nécessité de l’intervention de l’État dans l’économie et pas seulement de manière ponctuelle pour sauver les meubles, mais de façon permanente comme régulateur de l’économie de marché, une économie dont l’état « naturel » n’est plus nécessairement la croissance et le plein emploi.

.jpm

06/11/2009

Brèves : Salaire décent, Élection à Montréal et la laideur

Ma blonde est passé à l'UQÀM hier et elle est tombé sur une discussion pour le moins surprenante. Des profs de psychologie industrielle discutaient entre eux de la difficulté de recruter de nouveaux profs issus du milieu professionnel. Et c'est là que c'est sortie « 80 000$ par an, c'est quand même un salaire décent, mais ce n'est pas suffisant pour attirer les gens du privé... »

Déjà, vous serez d'accord avec moi, 80 000$ par an c'est beaucoup plus qu'un salaire décent quand on pense le salaire moyen au Québec est d'un peu plus de 33 000$ par an ou, pire que le salaire familiale moyen est de 58 000$ par an, dire que quatre-vingt milles dollars par an c'est décent, c'est faire preuve d'une déconnection totale de la réalité. Mais ça ne s'arrête pas là! Le gens du privé qui font le saut dans l'enseignement universitaire ont droit à une prime qui va jusqu'à 20 000$ par an. C'est donc dire que les psychologues industriels gagnent facilement dans les six chiffres s'ils ne veulent pas d'un job universitaire!

Maintenant posez-vous la question : Est vraiment logique de payer le gars qui écoute les problèmes des travailleurs et qui les conseil deux, trois voir quatre fois le gars qui lui produit quelque chose pour l'entreprise? Son travail vaut-il vraiment quatre ou cinq fois celui du manoeuvre? Je veux bien croire que certain méritent plus que d'autre, mais ça, ça a juste aucun sens.

...

Si vous avez suivi les élections à Montréal de loin comme moi, vous avez probablement entendu parler, vaguement parler de la « carte électorale linguistique montraélaise » qui avait avantagé M. Tremblay. Sur le coup j'ai cru que c'était les ville francophones qui l'avait aidé, mais j'avais tout faux.

Josée Legault traite du sujet, n'y va pas de main morte et honnêtement il était temps que quelqu'un le dis haut et fort : « Toutefois, objectivement, parce que cela a un impact sur la prise de décisions majeures, on ne peut pas faire l'autruche devant un certain refus d'une majorité de non-francophones de distinguer les enjeux liés à la question nationale de ceux qui ne le sont pas et ce, semble-t-il, pour cause d'anti-nationalisme obsessionnel. » À lire sans faute.

...

David Desjardins nous a pondu deux excellents textes sur la laideur, celle bien humaine de certaine personne – surtout des filles. Le premier est un constat suivi d'une interrogation. Le second, encore plus intéressant est constitué de commentaire de lectrice entrecoupé de remarque de Desjardins. À lire pour comprendre le monde, ne serais-ce qu'en partie.

.jpm

04/11/2009

Retour sur les quintiles

La semaine dernière je vous parlais des demandes salariales de la fonction publique et vous proposais d'aller faire un tour sur la page des quintiles salariaux de l'Institut des Statistiques du Québec (IQS). J'y reviens cette semaine puisque je la trouve vraiment intéressante.

Je commence par expliquer les quintiles. À la base, on divise la population globale en cinq groupe de façon à ce que chaque groupe compte le même nombre d'individu. Ici on l'aura fait avec le salaire. Puis pour observer la distribution selon certaines caractéristiques on redistribue la population des sous-groupes selon les balise trouvé lors de la division initiale.

Nos cinq quintiles salariaux sont composé du salaire minimum à 11.00$/h, de 11.01 à 15.61$/h, de 15.62 à 19.99$/h, de 20.00 à 27.47$/h et de 27.48 à l'infini.

Premier constat, le hommes gagnent plus que les femmes. Pas de grosse surprise là. Notons par ailleurs qu'il ne s'agit pas ici de comparer divers salaires pour un même emploi, mais bien l'ensemble des salaires pour l'ensemble des emplois. Ainsi à la limite les chiffres peuvent très bien signifier qu'il n'y a aucun écart salariale entre les hommes et les femmes, mais simplement que ces dernières occupent des emplois moins payant.

Cela dit on devrait s'attendre à ce que la différence homme / femme ait diminué et c'est exactement ce que l'on observe. Lentement, mais sûrement. Ainsi en 1997 32.6% des femmes occupaient les deux quintiles supérieur, elles sont maintenant 36.7%.

Second constat, il vaut mieux faire de bonnes études si l'on veut bien gagner sa vie. Petite surprise ici, du moins pour ma part, l'écart important entre les gens non-diplômés et les diplômés universitaire. En effet, 41.6% des gens sans secondaire cinq font moins de 11$/h. Par contre du côté des diplômés universitaires, c'est 45.7% des gens qui gagnent plus de 27.48$/h. Si on ajoute le quintiles suivant c'est encore plus frappant : 67.2% des non-diplômés se retrouvent dans les deux premiers quintiles alors que 70% des universitaires se retrouvent dans les deux derniers quintiles.

Autre constat sans surprise, il vaut mieux travailler à temps plein et/ou être permanent qu'être temporaire et/ou à temps partiel. Par exemple, 50.4% des temps partiels se retrouvent dans le premier quintile alors que seul 13.6% de temps plein s'y retrouvent.

Poursuivons en soulignant qui si l'on veut se retrouver dans le dernier quintile à 27$ et plus de l'heure, il vaut mieux être gestionnaire (52.5%) ou professionnel (53.2%), avoir un emploi stable (35.7% pour ceux qui on plus de 20 ans de loyaux service), être syndiqué (26.7% contre 15.5% pour les non-syndiqués), travailler dans une grande entreprise (39.5% pour les entreprises de 500 employés et plus) ou pour le gouvernement (35.4% contre 14.9% pour le privé).

Dernier point, les secteurs d'activités les plus payants. Mais commençons par les moins payants...

Hébergement et service de restauration : 61.1% gagnent moins de 11$ de l'heure. En commerce (de détail) c'est presque aussi pire 42.5% gagnent moins de 11$ de l'heure. Plusieurs secteurs sont relativement équilibré, construction, transport, fabrication. Pour ces secteurs c'est respectivement (68.7%, 78.3% et 69.9%) des gens qui se retrouvent dans les trois quintiles du centre soit avec des salaires allant de 11$ à 27$ de l'heure. Quant au jobs les plus payantes elles se situent bien sûr dans la fonction public. Administration publique : 39.9% gagnent plus de 27$ de l'heure. Services d'enseignement : 41.5% gagnent plus de 27$ de l'heure et finalement les services publics où c'est 50.6% des gens qui gagnent plus de 27$ de l'heure!

Alors, voilà, tout ça pour vous montrer qu'il y a des mines d'or d'information dans les statistiques de l'ISQ et que certains plans de carrière valent en générale mieux que d'autres...

.jpm

01/11/2009

De L’ADQ à Québec Solidaire

J’ai lu ce matin un petit article sur le support d’Amir Khadir au Fond Commun de fonctionnaires québécois qui réclame rien de moins qu’une augmentation salariale de 11,25% sur trois ans et une foule d’autres avantages sociaux – qui devraient, il faut le souligner, être définie sous forme de loi afin que toute la population en bénéficie.

Je l’ai déjà dit, cette hausse me dérange et ce, d’autant plus qu’on parle au Front Commun d’un rattrapage sur le privé alors que le privé gagne moins que le public. Monsieur Khadir est d’accord avec cette hausse, c’est pour lui une bonne façon de relancer l’économie parce que ces gens là vont dépenser leur argent ici! J’ai de gros doutes et des réserves.

Premièrement, pour payer les fonctionnaire, il va falloir puisque QS n’est pas au pouvoir, aller piger cet argent dans les poches des québécois et donc dans les poches de gens qui n’auront plus cet argent pour la dépensé. Les impôts étant de moins en moins progressif, c’est tout le monde qui va ramasser la facture, donc pas d’argent neuf. Deuxièmement, les fonctionnaires qui vont en profiter sont principalement des gens de la classe moyenne élevé (67% des fonctionnaire se retrouvent dans les deux derniers quintiles salariaux au Québec) et donc risque fort de dépenser cet argent en voyage en Floride, en Europe ou dans un nouveau cinéma maison fait au Japon et acheté dans une grande chaîne américaine – bref pas qu Québec ou si peu.

Ainsi, côté analyse de la situation actuelle, je penche plus du côté de l’ADQ (ou du moins, de son côté historique). Commençons donc par regarder comment on pourrait réorganiser le fonctionnement de l’État pour qu’il soit moins gourment. Faisons un vrai bon ménage avant d’envisager des hausses. Et une fois le ménage fait assurons-nous que l’argent va à la bonne place. Posons-nous de vrai question sur le fonctionnement de l’État tant pour nos infirmières mal payés qui se tuent au travail que pour les comités bidons et grassement payé (avec compte de dépense en plus) qui font des recommandations farfelues et irréalisables.

Par contre côté solution, je dois dire que l’ADQ me perd sérieusement. Privatiser tout n’est pas une solution. Et, honnêtement, je suis loin d’être convaincu que le privé est toujours plus efficace que le publique. L’éducation ça se doit d’être public, comme la santé.

Et, c’est là que je reviens à M. Khadir et à QS, ses solutions sont intéressantes. Instaurer des redevances sur les mines et ce qui y est extrait, ce n’est pas incroyablement nouveau, mais calvaire, c’est juste carrément inconcevable que ce ne soit pas déjà fait! Idem pour les paradis fiscaux. Le gouvernement canadien ou québécois (je ne me souviens plus) pense aujourd’hui s’attaquer aux commerçant sur eBay pour qu’ils payent leur taxes et impôts, mais par contre ils ne foutent rien contre les banques canadiennes qui ont toutes et sans exceptions des succursales dans un ou plusieurs paradis fiscaux. En 2007 c’est 146 milliards de dollars qui a été  « investi » dans ces paradis fiscaux!

Alors, à quand l’ADQS !?

.jpm

29/10/2009

Rattrapage !?

Crise ou déficit, rien n'arrêtera le front commun des syndicats de la fonction publique dans leurs demandes de rattrapage salarial, c'est du moins ce que titrait Le Devoir dans un article sur le sujet publier ce mercredi.

Voulez-vous bien me dire, (inséré ici le sacre bien senti de votre choix) sur quelle planète ils vivent les syndiqués de la fonction publique !?

Premièrement je ne vois pas de quel rattrapage il est question. Si je me fie aux données de l'Institut de la Statistique du Québec (ISQ), je découvre qu'au public les deux quintiles du bas de l'échelle salariale (c'est à dire ceux qui gagnent entre 9 et 15.61$ de l'heure) représente 13,4% des effectifs alors qu'au privé on c'est 48,5% des travailleurs qui se retrouvent dans deux quintiles. Si on regarde à l'autre bout de l'échelle (ceux qui gagnent plus de 20$ de l'heure) c'est 66,8% des travailleurs de la sphère public qui s'y retrouve alors qu'au privé ce n'est que 33,2% des travailleurs qui se retrouvent dans ces tranches*.

Donc, simplement côté salaire brut, la fonction publique gagne sur toute la ligne et on a pas encore parlé des avantages sociaux et on sait très bien qu'ils sont généralement bien supérieur au public.

D'ailleurs dans ce très intéressant tableau on retrouve également des statistiques sur les syndiqués et les non-syndiqués, sur les niveaux d'études ou encore sur le status de l'emploi. Bien sûr la fonction publique est fortement syndiqué alors que le privé l'est peu et comme on s'en doute les données vont dans le même sens que pour le couple privé / public.

On pourrait alléguer que c'est au privé à se syndiquer d'avantage, mais dans ce cas là pourquoi les grandes centrales syndicales du public parlent-elles de rattrapage !?

Tiens, par exemple, j'ai un collègue au bureau, un ingénieur qui vient d'obtenir sa maîtrise. Il travail avec moi au privé en haute technologie, un domaine réputé pour être payant. Sa blonde à lui est au public, une technicienne de laboratoire dans un cégep et bien elle gagne un tout petit 2$ de moins de l'heure que lui !

Autre exemple, ma soeur. Elle vient de commencer à enseigner au secondaire, elle n'a pas de poste permanent et gagne à peu près 40 000$ par an et elle trouve qu'elle est mal payé. Elle enseigne quelque 40 semaines par année à disons 40 heures semaine... Ça fait quand même 25$ de l'heure, elle se retrouve déjà dans le 4ième quintile – au moins 67% des gens travaillant au privé gagnent moins qu'elle!

Mais le pire dans tout ça, c'est que les syndiqués de la fonction publique ne semblent comprendre que s'ils ne font pas les frais de la crise économique, c'est nous du privé qui allons payer en double. Une fois pour nous car du côté du privé les hausses ne seront pas au rendez-vous c'est certain et une seconde fois pour eux car c'est nous qui allons devoir, au bout du compte, payer les hausses de salaire de la fonction publique.

...

Bien sûr je ne nie pas que certains fonctionnaires peuvent être mal payé par rapport à certains travailleurs du milieux privé ou par rapport à d'autres fonctionnaires. Le problème, à mon sens, en est principalement un de répartition tant au privé qu'au public. Reste que réclamer une hausse globale de 11% pour la fonction public, prétextant un rattrapage sur le privé est totalement frauduleux et d'ailleurs, ils le savent, le porte parole de SISP l'a dit : «On a une bataille de l'opinion publique à mener et on va la mener» ... ne nous laissons pas berner!

* Prenez le temps d'aller voir et comprendre ce tableau de l'ISQ, ça vaut vraiment la peine.

.jpm

27/10/2009

Un beau grand pays

On apprenait ce matin que Danny Williams, premier ministre de Terre-neuve-et-Labrador s'élevait déjà contre le projet de rachat par Hydro-Québec d'une partie des actifs de distribution du Nouveau-Brunswick – un rachat qui n'est encore aujourd'hui qu'à l'état de rumeur. Il est prêt à prendre toutes les mesures possibles pour empêché cette transaction qui, dit-il, va à l'encontre des intérêts du Canada! En fait, pour M. Williams, le Québec essais tout bonnement de faire de l'argent sur son dos en lui chargeant un prix déraisonnable pour le transport d'électricité... Mais bon l'achat n'est pas fait et le prix déraisonnable ou pas est encore loin d'être sur la table.

Autre point qui énerve M. Williams : La centrale de Churchill Fals avec laquelle Hydro-Québec aurait fait quelques 19 milliards et pour laquelle elle n'aurait versé que 1 milliards en redevances à Terre-Neuve-et-Labrador. On pourrait peut-être lui rappeler que le Labrador était au Québec avant et que la transaction qui l'a « donné » à Terre-Neuve est hautement questionable... On pourrait également lui rappeler qu'au dernières nouvelles le Québec faisait encore parti du Canada et que s'aider plutôt que se nuire était la règle générale dans un pays.

...

Autre beau coup de sonde : La court suprême du Canada a invalidé la semaine dernière la loi 104* visant à empêcher les québécois à utiliser sauf-conduit législatif pour contourner la loi 101 sur l'éducation en français.

L'esprit de la loi est très clair, ce n'est que la lettre qui pause problème, mais la court suprême a choisi de de suivre la lettre plutôt que l'esprit. Elle a donc déclarer la loi 104 anticonstitutionnelle et légaliser – voire encourager – du même cette pratique odieuse qui permet à des élèves de fréquenter pendant quelques mois une école anglophone privé non-subventionné pour ensuite pouvoir faire l'ensemble de leurs études en anglais dans le réseau publique.

Là encore, le Canada aurait pu penché du côté de la solidarité, de la compréhension, mais on a choisi de nous planter un couteau dans le dos.

Cela dit il y a une réponse simple au sujet de l'anglais donner de bon cours d'anglais aux québécois qui fréquentent les écoles francophones. Ça existe! L'école primaire du quartier à cinq minute de chez-moi offre un programme d'immersion au troisième cycle. Les élèvent font leur cinquième et leur sixième en français pendant une moitié de l'année et font de l'immersion pendant la seconde moitié et ils sortent tout à fait francophones et tout à fait bilingues. C'est gagnant-gagnant.

Mais pour l'heure, ce n'est pas disponible partout et grâce à la court suprême la brèche dans la loi 101 vient d'être ouverte officiellement – et ce n'est pas que pour quelques centaines d'élèves, c'est pour des générations car qui fait son primaire en anglais vient d'obtenir le droit de le faire faire à ses enfants et à leur enfants et aux enfants de leur enfants et la petite brèche devient énorme...

Ici un texte d'opinion résumant bien la situation.

.jpm

26/10/2009

Que le Seigneur soit avec vous

Je suis allé rendre visite à ma grand-mère cette fin de semaine. Elle est dans un foyer pour personnes âgés à mobilité réduite et ayant besoin de soins. Ma grand-mère va avoir 96 ans cette année, elle n’a plus de mémoire à court terme, commence à être dur d’oreille, mais elle est toujours contente de me voir, moi et ma petite famille.

Lorsque nous sommes arrivé dimanche, il y avait un prêtre dans sa chambre en train de la faire communier. Il faisait son petit discours sur « Notre Seigneur », le fait qu’il était là, qu’il la gardait et qui lui envoyait du bonheur et, tiens, pourquoi pas, de la visite.

« Omer est toujours là avec nous, fit-il. Vous connaissez Omer? » Bien sûr fis-je.

Omer c’était le frère de ma grand-mère celui qui, dans la famille s’était consacré à la prêtrise. Ça en prenait un par famille à l’époque, ça assurait le salut de la famille et une certaine entré à l’Église qui pendant longtemps à jouer le rôle du gouvernement dans bien des sphères, notamment en santé et en éducation…

Mes enfants on regardé la scène éberlués. Ma fille de sept ans a même esquissé un petit c’est qui ça le Seigneur? « C’est Jésus, lui a répondu ma blonde. »

La visite du prêtre s’est évidemment terminé sur un Dieu vous bénisse bien senti.



La scène était étrange, surréaliste en quelques sortes. Trois générations, trois compréhension de ce moment. Pour ma grand-mère, c’est la norme. Dieu est là, le prêtre son véhicule. La communion est un acte normal de la vie et tout ce que disait le prêtre faisait du sens. Pour moi, c’est une vieillerie. Je ne crois pas en Dieu, ni même en la religion (en tant que nécessité), mais je savais ce qui se passait. J’étais à même de comprendre le rituel et de porter un jugement dessus. Pour l’avoir déjà vu et vécu, même si pour moi le charabia du prêtre, entre autres, sur la présence de l’oncle Omer, n’est que croyance futile, ce qui se passait avait un certain sens j’étais à même de l’interprété alors que pour mes enfants c’était totalement absurde.

Pour eux qui ne sont pas baptisé, qui ne sont jamais allé à la messe et qui n’ont qu’une connaissance théorique et rudimentaire de la religion, le gars en grande robe blanche qui tient un coupe en or avec l’autre morceau des retailles d’ostie et qui raconte que Omer est là avec nous et que c’est le Seigneur tout amour qui rend ma grand-mère heureuse (ce dont même un enfants de sept ans peu douter a sa simple vue) et qui amène la visite, est tout simplement un personnage imaginaire, pas plus réel que les personnage de Cornemuse.

Ils ont bien compris qu’il se passait quelque chose, quelque chose que leur parent on respecté. Nous sommes rester en retrait, dans l’entré tout le temps de la « cérémonie ». Mais à aucun moment cela n’a pu faire de sens pour eux et probablement que c’est ce qu’ils en ont conclu.

Pour compléter la scène il aurait fallu que mon père y soit, mais je peux dire sans avoir peur de me tromper de beaucoup qu’il aurait probablement eu une position qui se situait entre le mienne et celle de ma grand-mère – disons agnostique.



Est-ce que je suis content d’en être là avec mes enfants? Je crois que oui. Moins il y aura de croyants mieux l’humanité s’en portera… Je crois simplement que c’est l’évolution qui est en marche. L’Homme n’a pas besoin de Dieux, il doit simplement croire en lui et en l’humanité - quoi que je suis convaincu que pour certains, c’est tout simplement ça croire en Dieu…

.jpm

23/10/2009

Nouvelles économiques

Cette semaine, nous avons eu droit à une bonne série de nouvelles économiques d'intérêt. Je vous en fais un résumé ici.

Le nombre de sièges sociaux est en chute à Montréal et ce au profit de Calgary, c'est ce que nous révélait Claude Piché dans sont dernier article. C'est clairement une mauvaise nouvelle pour Montréal et pour le Québec. M. Piché n'a pas oser s'avancer sur les éventuelles cause de cette baisse, mais prend le temps d'expliquer le mouvement en détails et les raisons pour lesquelles ceci constitue une bien mauvaise nouvelle... Il va falloir se relever les manche et vite!

Nous apprenions également sous la plume de Gérard Bérubé et par le billet de l'Agence France Presse que bien que les grandes banques aient été sauvé à coup de milliards de dollars, les réformes attendues ne sont toujours pas en place et les dirigeants de ces institutions continuent à se verser des milliards de dollars en prime et bonus. M. Bérubé rapporte, entre autres, que « les 23 plus importantes institutions financières américaines verseront 140 milliards en bonus cette année » alors qu'elles ont touché plus de 700 milliards de dollars du public lors de l'opération de sauvetage l'an dernier! Pure insolence en effet. Reste plus qu'à espérer que la reprise soit très longue, sinon les réformes ne se feront jamais.

Également sous la plume de M. Bérubé, nous apprenons que les dirigeants gagnent toujours plus et que l'oligarchie planétaire des richissimes continue de progresser allégrement. Ainsi, les salaires des hauts dirigeants d'entreprises cotés en bourse est passé de 24 fois le salaire moyen d'un travailleur en 1996 (ce qui était déjà indécent) à 115 fois ce salaire en 2007 (les adjectifs me manque). Aux États-Unis, c'est encore pire le multiple est passé de 40 en 1996 à 411 en 2007. Vous imaginez un peu? Le salaire moyen au Canada était de 42 796$ par an en 2008 ce qui veux dire que le salaire moyen des hauts dirigeants s'établissait à 4 921 540$ par an !!!

Dernier point d'intérêt, pour nous qui aimons bien se comparer aux ontariens. Le gouvernement de nos voisins prévoit un déficit de 24,7 milliards de dollars cette année. Ça représente 0.005% du PIB. Au Québec on prévoit un déficit de 3,9 milliards de dollars, ce qui représente 0.001% du PIB. Je n'ai malheureusement pas le budget ontarien, mais bon ça permet de comprendre que le Québec se sortira mieux de la crise et que notre économie diversifié et donc les efforts mis à la diversifié sont aujourd'hui récompensé. Reste que l'on perd quand même des sièges sociaux...

.jpm

21/10/2009

Profilage racial

On apprenait ce matin que l'ONU allait débarquer à Montréal-Nord pour faire enquête sur le profilage racial. La ligue des noirs entend également discuter de racisme en général et de discrimination à l'emploi – soutenu notamment par des taux de chômages anormalement élevé chez immigrants.

Je ne veux pas faire de démagogie et, ne m'écrivez pas pour me dire que ce que j'écris ici est raciste ou encore pour m'insulter en me traitant de raciste. Ce que je vais décrire ici est ce que je crois être une part de la réalité, rien de plus.

Alors voilà, sans vouloir minimiser le profilage racial que certains noir de Montréal-Nord peuvent vivre, je tiens à souligner que du profilage il y en a partout et pour tout le monde.

Il y a du profilage religieux et je n'ai certes pas besoin de donner de grands exemples à ce sujet sinon que ça se fait des « deux côtés », bien des religion ne permettent pas à leur croyant d'épouser ou même de fréquenter des gens d'une autre confession.

Il y a du profilage basé sur le sexe. On n'engage pas des femmes dans tous les domaines pas plus qu'on engages des hommes partout. On préfère les serveuses au serveurs et les boss-boy aux boss-girl.

Il y a du profilage vestimentaire. J'ai déjà été suivi au ralentis sur une centaine de mètre par une voiture de police parce que je portais des bottes de l'armée, un pantalon assortie et les cheveux longs. En tout cas c'est ce que j'ai cru sur le coup. J'habitais, à l'époque, dans le Vieux-Québec et les punks du coin subissaient beaucoup de pression de la part des policiers afin de les déplacer ailleurs. Mais peut-être était-ce autre chose. Peut-être avaient-ils eu un appel concernant quelqu'un dont la description collait à la mienne...

Bref, tout ça pour dire que tout le monde subit du profilage à tous les jours ou presque. D'accord, les noirs n'ont pas choisi d'être noirs, mais les pauvres non-plus n'ont pas choisi d'être pauvres, tout comme les gens laids, trop grands ou atteins d'obésité morbide – et pour eux c'est à tous les jours, tout le temps, dans toutes les circonstances.

Parce qu'il ne faut pas perdre de vue que le profilage racial dont il est question ici est celui des policiers. Ces derniers ne vont certainement pas accoster le collégien noir qui sort de l'épicerie avec sa bouffe pour la semaine même s'il est dix heures du soir. On parle d'interpeller des noirs qui suivent un code vestimentaire spécifique ou qui se trouvent dans des lieux inapproprié à des heures tardives.

Le cas Villanueva est un excellent exemple. Qu'est-ce qu'un gang de gars associé aux gang de rues, dont au moins un connu de la justice et se trouvant en bris de condition foutent dans un par à dix heures le soir? S'ils avaient été en train de jouer une partie de soccer, je suis certain que les policiers les auraient laissé tranquille, mais là, ils traînaient. Les gars auraient pus tous être des blonds aux yeux bleu que la police y serait allé quand même.

Enfin, tout ça pour dire que le profilage il y en a partout et pour tous et que celui qui est fait par la police repose sur plusieurs variables et que le fait d'être noir n'est certainement pas la principale variable, une chose que les gens qui veulent voire du racisme partout ont tendance à oublier.

.jpm

19/10/2009

Le zoo

Je n’ai pas trop l’habitude de vous parler de ma petite vie personnelle sinon pour dire que je suis dans le jus et que je n’ai pas trop le temps d’écrire… Hé bien, je fais une entorse cette fois-ci parce que vraiment, la semaine dernière, ça a été le zoo.

Lundi, alors que ma voiture était au garage et que je conduisais une GM de location (osti que c’est de la marde GM… juste pour vous dire, la jauge à essence est à l’envers – oui, oui ça se peut !, et en plus le réservoir est du mauvais côté – voulez-vous bien me dire c’est quoi l’idée de mettre ça du côté passager ?! – y peuvent ben faire faillite!) … poursuivons … je suis allé reconduire ma blonde à l’aéroport : voyage d’affaire pour la semaine, retour dimanche.

Mon lundi soir s’est bien déroulé (et comme je vous l’ai dit, j’ai écouté un excellent reportage sur le travail tout en travaillant – solide et, p.s. le deuxième volet c’est ce soir – lundi 19 octobre 2009), c’est mardi que ça s’est mis à déraper. Je savais que j’aillais devoir consacrer les deux dernier jours de la semaine à une commande spéciale et très prenante (lire : je ne pourrai plus faire rien d’autre que cette commande) alors j’essayais de faire ma semaine en deux jours, mais déjà les dossiers s’accumulaient plus vite sur mon bureau que je ne pouvais les traités, commandes, sous-traitance, problème avec la base de donnée, etc. C’est dans ce jolie cadre de rush que, bien sûr, le garage m’a appeler pour retarder la livraison de ma voiture pour une autre journée.

Mercredi, je courrais pour en faire un max avant la grosse commande, j’apprenais que mon char allait être prêt, mais qu’un nouveau problème était apparu (non, non monsieur aucun lien avec l’ancien, ce n’est absolument pas relié. Criss, c’est quoi la joke, je rentre mon char au garage pour un problème de valve qui cause une instabilité du moteur (RPM vacillant) et il ressort avec un problème semblable mais autre – sûrement relié, mais non, on me dit que c’est impossible! – Bande de cave) Je vais quand même chercher ma voiture, je m’ostinerai plus tard avec eux. De retour au bureau – 15 minute en retard pour mon audite interne (nous sommes ISO 2001), j’apprends par la bande que vu l’avancement des travaux, il y a de fortes chances pour que j’ai à travailler samedi avant-midi… Dois-je me trouver une gardienne? Je fais quelques appels préliminaire – rien, on verra, de toutes façon ce n’est rien de certain pour le moment.

Jeudi le rush commence – évidemment, je me pointe à huit heure pour commence au plus tôt (on fait du 8 à 5 au bureau), mais les gars qui doivent me passer le flambeau ne sont pas près, ils ont fini à 22h00 le soir suivant et ils doivent se démêler dans leur données avant que je puisse commencer. 9h30, nous commençons, ça roule bien, mais vers l’heure du dîner on détecte un problème on va devoir recommencer – samedi matin certain. Puis vers 15h30 un autre problème est détecter on doit recommencer à nouveau – samedi toute la journée (et je fais quoi avec lene enfants?). Pas question de rentrer en soirée, je suis seul à la maison, les enfants on des devoirs à faire, leur douche à prendre et moi un souper à préparer et un examen de mi-session à étudier. J’arrive à la maison exténué de ce jeudi fort en émotion. Comme j’avais déjà passé ma soirée de lundi à travailler, celles de mardi et mercredi à étudier et que j’étais vraiment toasté (nouveau terme pour brûler, de mon cru, j’aime bien), je me suis mis un petit film : 99F. (Un très bon film d’ailleurs, allez louer ça en fin de semaine. À mon sens ça fait partie des quelques films que l’on devrait présenter en classe aux jeunes de secondaire cinq, ça bûche, c’est dure par moment (et puis il y a quelques scène de cul, mais bon, ils en ont vu), mais le message est intéressant)
Vendredi, je dépose les enfants à l’école… Euh, non, la secrétaire de direction rejoint ma voiture avant même que j’ai pu ouvrir la porte. « Il y a eu un incendie à l’école. Nous fermons pour la journée. Les enfants sont contents, papa prend une petite journée de congé! » Euh, non papa y peut pas prendre une petite journée de congé! Et le service de garde!? Fermé aussi!

Je repars vers le boulot avec les enfants, je vais les installé quelque part au pire… Mais bon on passe déjà la journée là-bas samedi. Le samedi ça passe ils vont trouvé ça rigolo, mais là, vendredi, ça ne va pas. Finalement je pense à la gardienne chez qui les enfants se faisaient garder lorsqu’ils étaient d’âge pré-scolaire. Elle accepte de les prendre. J’organise le travail au bureau et vers 9h30 je vais les reconduire avant de revenir à la course poursuivre ma folle journée. Vendredi soir, petit souper, dodo – pour les enfants, et étude pour moi. Je me couche vanné.

Samedi, 6h30, la cadran sonne, ça va je me suis convaincu qu’on était vendredi. Je me lève, fais déjeuner les enfants, ramasse quelques truc pour qu’ils puissent s’amuser au bureau et on part. 8h00, on est prêt à commencer. Ça va bien, il ne devrait plus y avoir de pépins. 9h50, je pars reconduire ma fille qui a un cours de dessin jusqu’à midi et retourne au travail. 11h50, je repars chercher ma fille, on file au resto (faut bien leur faire plaisir un peu à ses grands enfants qui on bien fait ça au bureau). 13h00 nous sommes de retour au bureau, l’après-midi s’annonce bien, on maîtrise puis paf, petit problème on est hors spécification pour deux points – heureusement le PDG est là, je passe le voir pour avoir son pouls sur le problème, on s’entend, ce n’est pas trop grave, le client va accepter, on continu. 15h40, je pars en trombe reconduire mon gars au soccer, heureusement c’est juste à côté. De retour au bureau je réalise qu’on va devoir poursuivre un peu plus tard que cinq heure, heure à laquelle j’avais un souper (à l’autre bout de la ville) pour le 30ième anniversaire d’un ami. 16h50, je pars cherche mon gars et retourne au bureau pour fini le boulot – on aura pas à travailler dimanche, mais il faut étirer jusqu’à 18h00.

18h00, je ramasse les enfants pour allez au party, on est en retard d’une heure – j’espère juste qu’il va rester de la bouffe…

Dimanche, je dors, enfin. On se lève relaxe, mais pas trop, il me reste un peu de lavage à faire et l’épicerie. Ma blonde arrive à trois heure et demain, c’est lundi et ça recommence! Examen de mi-session à 8h30 et gros client, pour la grosse commande en après-midi puis, évidemment, rattraper tout le travail que je n’ai pas fait la semaine dernière. Et l’osti de char qui a encore un problème et pour lequel je vais devoir aller m’ostiner au garage.

Heureusement, ma blonde est là et l’école ne brûle pas à tous les jours!



Je sais que ce n’est comme ça à toutes les semaines pour tout le monde… Cela dit, pour les pères et les mères monoparentales, ça l’est probablement plus souvent qu’à leur tour, et pour cela, je leur lève mon chapeau!

Et puis, à ma prochaine semaine tranquille, je promets de ne pas chialer et de faire comme Octave le suggère dans 99F : je vais accepter de m’ennuyer.

.jpm