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26/10/2007

Immigration, accommodements et autres examens de conscience

J’ai reçu un court commentaire de GL (merci, c’est toujours très apprécié) sur mon texte 10 000 immigrants de plus par année. GL nous signale un livre et une entrevue (à CHOQ.fm) de Victor Armony qui nous invite à allez plus loin dans la réflexion sur l’immigration à partir, entre autres, d’un portrait statistique détaillé de l’immigration et d’une présentation des paradoxes culturels du Québec auxquels les nouveaux arrivants font face. Une entrevue que je vais me faire un devoir d’écouter.

Par ailleurs, j’ai continuer ma lecture des articles sur la commission Bouchard-Taylor que nous propose Canoë et je dois dire que parmi les récentes interventions – et à ma grande surprise – ce sont les propos du désormais célèbre conseiller d’Hérouxville, André Drouin, qui m’ont le plus fait réfléchir.

«En 1955, les moulins à papier ont décidé d'ouvrir sept jours sur sept dans un pays où 98% de la population était catholique et pratiquante. Les hommes ont eu un choix déchirant à faire: travailler pour faire vivre une famille de 10-12 enfants ou aller en enfer parce qu'ils manquaient la messe», a raconté M. Drouin lorsqu'il a pris la parole.

«Mes deux oncles et mon père n'ont pas demandé d'avoir une église dans leur usine. Ils ont demandé conseil au curé et le curé leur a dit de faire un chapelet le lendemain. C'est Dieu qui a accommodé les travailleurs et non l'usine»


Hum, Dieu serait-il plus accommodant que Allah ? Non mais sérieusement, la contrainte était plus importante à l’époque, aujourd’hui nous sommes plus accommodants et blablabla. Reste que c’est là la démonstration de ce qu’une foi raisonnée peut faire, de ce qu’un réel contact avec la religion peut permettre contrairement à ce qu’une foi aveugle – et j’arrêterai là les qualificatifs – interdit.



Il y a également Foglia qui s’est sur les accommodements raisonnables cette semaine en rappelant les affres de l’approche « multiculturaliste » canadienne ce que j’ai moi aussi fait il y a quelques semaines dans Multiculturalisme et chinoiseries. Foglia me lirait-il ?
M’enfin, son texte est moyen – pour du Foglia, ou du moins son premier texte, le second étant un vrai petit bijou relaté d’un fait vécu :

C’est seulement que, parlant de petit bonheur, je viens de recevoir celui-ci d’une lectrice...

Arnaud, mon fils, est à l’école maternelle depuis un mois. Il en arrive justement, ouvre la porte, claque la porte, bang.

– Hey Arnaud, ça va?
– Oui.
– Et l’école? Ç’a été ?
– Oui. On a eu un examen.
– Un examen! Déjà? C’est sérieux!
– Oui.
– C’était un examen de mathématiques ou de français?
– Hey ! Penses-tu qu’y nous l’disent!

Si tu savais, Arnaud, tout ce qu’y nous disent pas !


Hé bien, figurez-vous que pas plus tard qu’hier mon gars m’est arrivé avec un devoir à faire ou la question était : Former un ensemble de trois lignes comportant un ressemblance.

Relisez-là lentement. C’est une question de géométrie. Il y avait dessous la question le dessin d’un ressort, un triangle, un cercle et le dessin de ce qui ressemblait à un escalier…

Et oui, je vous jure qu’il y a une réponse « logique » !

Ben voilà, après on se demande pourquoi les enfants ne réussissent plus. Non mais je ne voudrais pas tomber sur l’imbécile au ministère, payé 70 000$ par années, pour ponde des questions aussi incroyablement mauvaises. Je lui ferais probablement voir de quel plante longiligne à écorce je me chauffe.

.jpm

p.s. Il y a le palmarès des écoles secondaires de l’Actualité qui vient de sortir, mon analyse s’en vient…

11:27 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0)

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