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13/11/2007

Petit cours de fiscalité : Questions

Bonjour M. Picher

J’ai lu avec grand intérêt le petit cours de fiscalité que vous avez publié la semaine dernière. J’ai bien aimé la métaphore et bien saisi ce que je savais déjà : c’est le dixième décile qui paye plus de la moitié des impôts des particuliers au Québec.

Cela dit, j’ai encore quelques petites interrogations. J’ai aussi déjà plusieurs pistes d’explications pour ces interrogations, mais j’aimerais bien voir quelqu’un – vous peut-être – intégrer les réponses à ces questions dans le corps de cette très parlante métaphore.

Les questions sont les suivantes.

1. Ne serait-il pas possible de répartir un peu mieux la richesse? Le décile le plus riche ne pourrait-il pas hausser les salaires des déciles les plus pauvres? Ces derniers auraient ainsi plus de pouvoir d’achat donc une possibilité de payer non seulement une plus grande part de la bière mais aussi d’acheter des Pretzel retournant du même coup plus d’argent dans les poches du dixième buveur qui est assurément propriétaire d’une petite entreprise...

Évidemment, on ne peu pas payer tout le monde au même salaire, il faut reconnaître les études, les responsabilités et l’expérience sans parler du maintien d’une certaine compétitivité. M’enfin, vous voyez le tableau. Il serait bien intéressant d’étirer cette métaphore afin de rendre compte ou pas de cette disparité salariale entre nos dix buveurs de bière.

2. Ne serait-il pas possible de répartir autrement l’impôt? Le brasseur ne pourrait-il pas s’occuper d’une plus grande part de la facture? Ce dernier crée de l’emploi, certes, mais il ne paye que très peu d’impôts par rapport aux dix buveurs. Ceux-ci assument plus de 90% de la facture si je ne m’abuse…

Encore là – et mis à part mes chiffres qui sont peut-être faux – il faut considérer la compétitivité qu’elle soit nationale ou internationale. Il faut aussi considérer la capacité de réinvestissement et d’amortissement des immobilisations et autres. Une extension de la métaphore serait, ici encore, bienvenue afin de nous permettre de comprendre un peu mieux le fonctionnement de notre économie.

Monsieur Picher, je ne suis pas en position de vous confier la tâche, mais je vous demande de la considérer, d’en discuter avec vos collègues fiscalistes et économistes afin de pousser cette excellente métaphore un plus loin pour qu’ainsi elle soit encore plus parlante et utile.

Merci,

Jean-Philippe Martin

11:41 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0)

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