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11/12/2007

Maintenant ou jamais

C’est le titre d’un livre de Pierre Bourgeault, un livre qui expliquait pourquoi le référendum de 1995 était celui de la dernière chance. Je n’ai jamais lu le livre – je ne l’ai eu qu’en 1996, les dés étaient déjà joués.

Mais, aujourd’hui, avec le recule et les dernières statistiques sur la francophonie québécoise il aisé de constater qu’il avait raison. Bien sûr, il y a encore au Québec tout près de 80% de gens dont la langue maternelle est le français. Bien sûr, il y a une part des immigrants de seconde génération et même des nouveaux arrivant qui voteraient Oui – il y en a d’ailleurs une bonne part qui ne comprend toujours pas pourquoi nous ne nous sommes pas séparé il y a belle lurette. Mais le contexte n’est plus là. Incertains face à notre identité, face à nos valeurs, nous avons collectivement mis l’option en veilleuse et attendrons probablement que l’heure soit grave avant d’y revenir.



Aujourd’hui, j’ai envie de reprendre ce Maintenant ou jamais à mon compte et souligner que s’il n’est minuit moins cinq au Québec, il est plus que temps que nous nous tournions vers le reste de la francophonie nord-américaine!

L’Actualité dans son numéro spécial sur Québec trace d’ailleurs un portait intéressant de cette francophonie en soulignant qu’il existe maintenant trois francophonies en Amérique. Les francophones canadiens dont le français est la langue maternelle, les francophones dont le français n’est pas la langue maternelle mais qui le maîtrise bien et les immigrants de pays francophones.

Au total, il y aurait 8.6 millions de francophones en Amérique du Nord plus 7.7 millions de bilingues et 5.01 millions d’immigrants de langue française dont 5 millions établis aux États-unis. Ainsi la francophonie nord-américaine compterait pas moins 21 millions de francophones dont plus de la moitié vivent aux États-unis!



Le Québec doit par conséquent jouer un rôle central dans cette francophonie, il doit rassembler, faire vivre, faire rayonner la francophonie nord-américaine. Il est de notre devoir envers cette belle langue qu’est la nôtre de faire de en sorte que cette francophonie s’épanouisse (avant qu'elle ne disparaisse) et qu’elle entre l’imaginaire collectif mondial en tant qu’entité.

Une foule de projets vient à l’esprit… Des cégeps francophones aux quatre coins de l’Amérique, des festivals de la francophonie qui se déroulent sur tout le territoire, un pèlerinage obligé pour les francophones de leur lieu d’origine vers les autres espaces francophones…

Pourquoi se replier sur nous-mêmes, pourquoi nous isoler alors que nous pourrions être à la tête d’un nouveau type de nation d’une nouvelle façon d’être francophone!

.jpm

11:34 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0)

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