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22/01/2008

Statu quo

Depuis un certain temps – à peu près six mois si ma mémoire est bonne – on parle, au bureau, de rajeunir le mobilier. Ça adonne bien, nous sommes également en phase d’agrandissement par l’intérieur…

Or, voilà que la semaine dernière, voulant avoir quelques nouvelles de ces nouveautés et ayant en face de moi sur l’heure du dîner le gars qui s’en occupe (un des VP), je lui pose LA question : « Pis, quand est-ce qu’on va les avoir ces nouveaux bureaux-là? »

Notre bon VP, pas gêné pour deux cennes, nous lâche un « Statu quo! » bien sentit. « Statu quo? » fis-je alors histoire de savoir ce qu’il y avait derrière cette réponse plutôt décevante.

L’explication ne fut pas longue à venir. En fait le monsieur a fait le tour de la bâtisse, rencontré les gens concernés – pas moi en tout cas – et comme il y avait une vaste disparité d’opinions sur l’aménagement en tant que tel et les besoins en mobilier il a opté pour le statu quo. Aussi simple que ça.

Non, ça ne vole pas haut, je vous l’accorde. Le gars est mandaté pour renouveler le mobilier (acheter usagé en 2000 et rafistolé depuis par tous les Benoîts de ce monde) et comme la tache n'est pas facile et qu’en plus elle est compliquée par l’éventuel agrandissement par l’intérieur, il abandonne et déclare qu’à moins que l’on s’entende sur nos besoins il ne fera rien.

Remarquez, il s’en fout lui. Lui, il a un grand bureau à lui tout seul. Lui, il a un beau bureau en U, poste de travail, huche et table de rencontre, le tout fini bois. Nous autres, on est sept dans une petite pièce divisée par des vieux paravents gris en tapis et on travail sur des vieux bureaux en Mélamine 1 pouce fini imitation bois décollés et recollés de toutes parts.

M’enfin, le calvaire achève, l’agrandissement est en cours et une fois terminer les bureaux ne pourront faire autrement que suivre…



Cela dit, cette petite anecdote nous renseigne bien sur le merveilleux monde des décideurs – ceux que l’on paye (et grassement en plus) pour décider et qui à l’image de ce VP doivent régulièrement décider de ne pas décider simplement parce que ladite décision n’est pas suffisamment évidente… Simplement parce que les autres, ses subordonnés, ne lui on pas encore fournit la réponse toute cuite dans le bec.

Et après ça, on se demande pourquoi les dossiers n’avance pas plus vite que ça!

.jpm

16:51 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0)

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