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27/02/2008

Une rencontre très intéressante

Je vous ai déjà dit que j’envoyais une foule de courriels à toutes sortes de gens pour leur offrir mon appui, poser des questions ou pour critiquer certaines de leurs positions. Je vous ai également parlé de cette vision d’un Canada sans gouvernement fédéral où ce sont les provinces qui par le conseil de la fédération légifèrent sur les sujets d’ordre nationaux.

Je vous ai, peut-être aussi mentionné que je voulais faire part de cette idée aux gens du Bloc Québécois puisqu’ils pourraient, à mon sens, s’unir aux autres partis séparatistes canadiens pour mettre de l’avant un projet de ce type. Hé bien vous savez quoi, Christiane Gagnon m’a non seulement répondue, elle m’a également invité à la rencontrer!



Je suis passé la voir mardi dernier à son bureau de Québec. À l’heure convenue, elle m’a reçu dans une petite salle de réunion avec son attaché de presse et m’a écoutée avec beaucoup d’attention.

L’idée n’est pas nouvelle. Elle a déjà circulé au sein du parti même si cela représente pour le Bloc, un virage à 180 degrés. Cela dit, nous en avons tout de même parlé pendant un bon moment.

À plusieurs reprises, avec divers exemple, elle m’a expliqué qu’en politique on marchait toujours sur des œufs et que cela était encore plus vrai avec le Bloc Québécois – et donc que cela serait encore plus difficile dans le type de situation que j’évoquais.

La conversation a également passé par les causes de cette décentralisation où elle m’a, point fort intéressant, fait réaliser que pour plusieurs provinces, notamment les plus petites, l’idée de décentraliser fortement le gouvernement fédéral, au point où il ne reste qu’une petite part de la fonction publique, n’est vraiment pas intéressante pour eux. Ils n’ont pas comme nous, une multitude de ministères et d’instituts qui pourraient éventuellement fonctionner sans le gouvernement fédéral.

L’Isle du Prince Édouard, pour prendre l’exemple le plus évidant, n’a aucune chance de survie si le fédéral disparaît. Bien sûr une multitude d’ententes pourraient avantageusement remplacer le fédéral, mais ce serait difficile à fait avaler à ces petites provinces.

Reste qu’elle m’a assuré que cette proposition serait ramenée sur la table lors d’un congrès ou autre dès que l’occasion se présenterait. (Et d’ailleurs, si vous trouvé l’idée intéressante, parlez-en à votre député, plus il y aura de bruit autour de cette option plus il y a de chance qu’elle soit débattue avec sérieux.)



La seconde partie de l’entretien a tourné autour de la souveraineté, vous l’aurez deviné. Elle a commencé par une question choque, une question que je n’avais pas vu venir, une question à laquelle je n’avais pas réfléchis : Avez-vous des craintes face à la souveraineté?

« Euh, noui, je ne sais pas trop. Rien de majeur… » fut ma réponse. Pas fort.

Après cette déconfiture légère, j’ai orienté le débat vers la promotion de la souveraineté qui est faite depuis quelques années. Pas très économique – qui sait que nos entreprises payent près de 70% de leurs impôts à Ottawa. Pas très historique non plus – qui sait que M. Parizeau a dû allez négocier le prêt pour la nationalisation de l’électricité à New York parce qu’aucun canadien ne voulaient nous prêter de l’argent, ce n’est pas arrivé le lendemain du rapport Durham ça, c’était en 1944!

Après avoir discuter un peu de promotion, nous nous sommes laissés, mais non pas sans que je lui promette de lui écrire de nouveau pour lui faire part de mes éventuelles craintes face à la souveraineté et de nouvelles approches pour en faire la promotion.

Alors, je vous retourne la question et vous demande de faire l’exercice – écrivez-moi, confiez-moi vos craintes face à la souveraineté, dites-moi ce qui ne va pas dans sa promotion!

Je transmettrai vos réponses à cette oreille attentive, mentionnant au passage que je ne suis pas seul derrière tout ça, ce qui devrait donner un peu plus de poids à la démarche.

Bonne réflexion!

.jpm

07:52 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0)

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