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28/02/2008

Économie autrement : Critique de l’IEdM

Nathalie Elgrably, qui bénéficie d’une colonne hebdomadaire dans le Journal de Montréal, publiait, le 14 février, une critique du texte « Pour une autre vision de l’économie » dont je vous parlais en début de semaine. Le texte est également paru sur le site de l’Institut Économique de Montréal, un organisme que le texte du groupe Économie Autrement, écorchait au passage – ce qui était bien mérité.

Voici donc quelques remarques sur sa critique :

Ce que les auteurs du document omettent de préciser, c’est qu’une société n’a le choix qu’entre deux options: la liberté économique ou l’étatisme. [Faux, il y a une très large gamme de variation entre les deux.]

Quand on préconise une extension du rôle de l’État, on réduit automatiquement les libertés individuelles… [Liberté des entreprises d’accord, liberté individuelles par extension peut-être, mais qui veut avoir le droit d’acheter un fusil au dépanneur ?]

«L’autre vision de l’économie», celle que les auteurs réclament, ne peut donc être qu’une vision empreinte de dirigisme économique. [Pas nécessairement, on peut très bien suggérer et même règlementer sévèrement sans diriger, la construction automobile par exemple avec ses normes de sécurités est très réglementé, mais personne ne viendra dire que c’est une économie dirigé, loin de là !]

Ne nous y méprenons pas, malgré un emballage aseptisé, le document qui circule n’est qu’un plaidoyer en faveur du socialisme. [Voilà, le mot est lâché : Ce sont des socialistes, presque des communistes parce qu’ils osent dirent qu’il y a des gens derrière toute décision économique !]

Les auteurs rétorqueront certainement qu’il suffit d’améliorer notre approche pour éviter les échecs des économies planifiées. [Pour Mme. Elgrably, il n’y a qu’un pas entre une approche un peu plus sociale de l’économie et les économies planifiées ! Quelle connerie ! Même la Chine n’est plus une économie planifiée ! Et on est loin d’être en terre Occidentale dans un système de démocratie et d’économie libéral où certains osent demander un peu plus de justice sociale.]



Bref Mme. Elgrably et l’Institut Économique de Montréal ne sont pas content. On se lève enfin pour faire contrepoids à cet « institut » financé par le patronat et les grandes entreprises et les voilà qu’ils montent aux barricades refusant d’emblé le débat et par ailleurs le faussant d’avance en taxant ses auteurs de socialistes.

Vivement un vrai débat !

.jpm

13:07 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0)

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