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13/03/2008

La réforme scolaire – coudons, qu’est-ce qu’ils mettent dans la ventilation au ministère?

La réforme n’a pas fini de faire coulé de l’encre. Encore cette semaine Martineau levait le voile sur le cours de sexualité qui a été abolit et L’Actualité publiait une longue lettre sur le contenu – ou plutôt l’absence de celui-ci – des cours d’Histoire.

Ainsi après la disparition des cours d’économie – quelle idée débile dans le contexte ou tout tourne autour de l’économie – on assiste à la disparition du cours de sexualité. Dans leur grande sagesse le ministère de l’éducation à laisser savoir qu’il n’y aurait pas de problème puisque la sexualité étant une compétence transversale (on peut coucher avec une comptable autant qu’avec une géographe, n’importe quoi) elle serait aborder dans toute (!?) les matières.

Évidemment tout le monde voit le prof de math arrêter son cours entre deux équations pour aborder les dangers de la sexualité non protéger ou la façon dont naissent les enfants… Hé bien figurez-vous que le ministère dans son incroyable lucidité y a aussi pensé! Ils vont distribuer à tous les profs un fascicule intitulé L'éducation à la sexualité dans le contexte de la réforme de l'éducation, qui est censé aider les profs a aborder ce sujet délicat dès qu’une question pertinente leur ai posée ou quand le moment s’y prête et on sait que les occasions de parler de sexualité ne sont pas rare en physique comme en français…

Autre pan de l’éducation qui sera massacré par la réforme : l’Histoire.

Vous pensiez que la construction et la destruction quelques 45 ans plus tard du mur de Berlin était des moments importants de l’Histoire ? Oubliez ça, on n’en fait même pas mention dans les nouveaux manuels !

Non, en fait ce qui importe maintenant ce n’est plus de connaître l’Histoire mais bien d’être en mesure d’analyser le présent en regard de celle-ci. Remarquez, je comprends l’idée – le but de la connaissance de l’Histoire est effectivement de mieux comprendre le présent, de savoir d’où nous venons, mais de là à enseigner l’Histoire comme tel, il y a une limite !

L’occident en 12 événements est un de ces nouveaux manuels. Déjà le titre laisse songeur : Quel genre d’Histoire allons-nous transmettre en dépeignant le développement de Occident depuis les grecs en 12 événements ? D’ailleurs pour approfondir ces événements le bouquin proposera de lire Astérix ou de voir le très ordinaire Troie tourné il y a quelque années pour remplir les salles de cinémas de gens avides de films d’action à saveur historique.

La connaissance de l’Histoire est en passe de devenir un énorme gruyère truffé d’incongruité et d’oublis volontaire afin de rendre l’Histoire un peu moins violente – exit la conquête de Québec, exit le révolte des patriotes de 1837-1838. … Et encore je dis gruyère et c’est pour être polis parce qu’avec la réforme vient le travail en équipe et les projets, le gruyère risque beaucoup plus dans les fait à ressembler une passoire où les trous seront très gros et où les fils seront très ténus…

Qu’attendons-nous pour dire que c’est assez, pour dire haut et fort à cette bande de clown qui se prennent pour des experts en éducation que ça n’a plus de sens ? Je ne sais pas, mais si nous ne le faisons pas je ne donne pas cher de l’éducation de mes enfants et prédit que le privé va voire sa population s’accroître considérablement.

.jpm

13:17 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0)

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