Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

20/03/2008

Le mandat de nos politiciens

Vendredi dernier nous avons eu droit à un débat fort intéressant sur le mandat des politiciens à l’émission Il va y avoir du sport diffusé à Téléquébec. Le débat qui devait porter sur la viabilité des gouvernements minoritaire a vite pris la tangente du mandat de gouvernance.

Pour les uns les gouvernements minoritaires sont à proscrire, il sont une déformation du système politique, quelque chose qui ne devrait pas exister – la raison principale étant que les gouvernement minoritaires ne gouvernent pas : ils se préparent soit à la prochaine élection soit à faire tomber le gouvernement en place.

Pour les autres les gouvernements minoritaires sont idéals, « ça ressemble à de la démocratie pour une fois » comme me le faisait remarquer un ami. En situation minoritaire le gouvernement doit être à l’écoute des partis d’opposition et négocier avec eux pour éviter de tomber et écouter la population pour éviter de pousser les électeurs vers les autres partis.

Tout le débat en vient finalement à cette question unique : Quel est le mandat de nos élu?

Si leur mandat est de gouverner, d’être à l’écoute de la population et de faire fonctionner l’État au meilleur de leur capacité et tout en respectant ceux qui les ont élu – tous, hé bien les gouvernements minoritaires sont, à mon sens, la meilleure garantie de ce mandat.

Cela n’empêche pas les gouvernements majoritaires de bien faire le boulot, mais l’état précaire d’un gouvernement minoritaire garantie en quelques sortes que l’opposition sera entendu et que les débats – qui sont à la base de la démocratie – seront mené avec le plus grand sérieux.

Bien sûr, beaucoup de gens sont devenu très cyniques face à nos gouvernements. Pour eux – et je ne réussit pas toujours à y échapper – les politiciens font n’importe quoi du moment que ça leur fait du capital politique au près des bailleurs de fonds et des électeurs si l’occasion se présente.

Je ne vous dirai pas que tout est pour le mieux en politique, mais j’ai tout de même un brin d’espoir quand je vois le gouvernements Charest investir dans la francisation des immigrants, dépenser plusieurs millions dans un pacte de travail et presser les ordres professionnelles pour qu’elles cessent de lever le nez sur les nouveaux arrivants. Que sont gouvernement fasse cela par choix idéologique ou par nécessité de ne pas déplaire aux électeurs et aux partis d’opposition, je m’en fout un peu. Ce que je sais par contre c’est que présentement ça marche et j’ai mon petit doigt qui me dit que la situation minoritaire du gouvernement a quelque chose à y voir…

.jpm

09:36 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0)

Les commentaires sont fermés.