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21/03/2008

Le prix du permis…

En ce petit vendredi de la mi-mars, je vais vous raconter une belle petite histoire – une histoire vraie que je tiens d’un collègue et ami, lecteur de ce blogue. Cette histoire c’est la pointe de l’iceberg en ce sens que le protagoniste n’est certainement pas le seul à se comporter de la sorte et aussi parce que si ça se fait pour un « chalet » ça doit se faire à bien d’autres niveaux.

L’histoire se passe sur le bord d’un beau et grand lac de la région de Québec. Le personnage principale est un riche homme d’affaire qui s’est fait construire un « chalet », disons un résidence secondaire et laissons tomber les guillemets, de près d’un million de dollars y incluant le terrain, la maison, le garage, la piscine et le quai.

Notre homme d’affaire s’étant acheter un beau et grand terrain boisé sur le bord du lac voulait aussi avoir une vue sur ledit lac et une plage au bout du terrain, plage qui serait traversé par un quai pour son bateau de plaisance.

Or il est interdit de couper la totalité des arbres qui borde les lacs depuis toujours et encore plus aujourd’hui avec l’épidémie d’algues bleues. Et s’il est interdit de couper la totalité des arbres au bord d’un lac il est totalement et absolument interdit de transformer les berges de manière à en faire une belle plage ensablée.

Mais notre homme n’aime pas les interdits et tient à sa plage autant qu’à sa vue sur le lac. Après tout, il n’a pas débourser des milliers de dollars pour un terrain qui ne lui appartiendrait pas totalement. Il est chez-lui. Il se met donc à faire de téléphones afin de connaître le prix du permis pour faire tous ces changements. Rien à faire, c’est interdit. Qu’à cela ne tienne…

Après avoir essuyé quelques refus, les pelles et tracteurs débarquent sur le terrain du monsieur. Ils arrachent tous les arbres, refont la berge et descende même dans le lac – vous voyez ça une grosse pelle mécanique à chaînes directement dans l’eau – pour creuser le lac, ajusté le fond et y ajouter du sable en quantité pour faire une belle plage.

Évidemment tout ça n’est pas passé inaperçu. La ville a débarquer avec les gens du ministère : « Vous n’aviez pas le droit de transformer la berge comme ça ».

Ah oui, j’savais pas, fut probablement sa réponse…

La ville et le ministère on vite conclu qu’il était aussi impossible de replanter les arbres que de rebâtir la berge d’autant plus que cela aurait nécessité d’autres mouvements dans le lac ce qui est évidemment à éviter le plus possible. Ils ont donc opté pour une amande salée. Hé oui il y a une amande prévu au code : 30 000$, soit 3% du prix total de la résidence secondaire de notre homme – un bien petit prix à payer…

Morale de l’histoire : S’il n’y a pas de prix ou de permis, le prix de l’amande, c’est le prix du permis et quand on est prêt à le payer, il n’y a aucune limite à ce que l’on peu faire.

.jpm

08:54 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0)

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