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26/03/2008

Dans mon temps…

Je ne voulais pas faire une suite officielle à mon billet d’hier, mais disons que ce billet-ci s’y rapporte tout de même un peu…

La semaine dernière, je suis allé au garage pour un changement d’huile. Dans le petit bureau du garagiste je lisais Contes et Comptes du prof Lauzon tome III lorsqu’une dame d’un certain âge entra. Elle semblait bien connaître le garagiste, un homme d’une soixantaine d’années.

Entre eux s’installe une discussion que j’ai peine à ne pas entendre. La dame parle de sa fille, de ses problèmes avec son chum, le garagiste en rajoute avec les siens… Puis, la discussion prend la tangente générationnelle. Dans notre temps, disait la dame, il fallait payé pension à nos parents. Oui, de renchérir le garagiste, nous autre – ils étaient cinq – nous devions travailler pour nous payer une bicyclette, aujourd’hui, les jeunes, il faut leur donner un char pour qu’ils aillent à l’école!



Hé oui, dans ce temps-là c’était comme ça. Aujourd’hui ce n’est plus de même. Mais c’est toujours bien eux (la dame comme le garagiste) qui ont consenti à donner une voiture à leur jeunes! S’ils avaient tenu leur bout, comme on dit, leurs jeunes n’auraient pas eu de voiture pour aller à l’école et ils auraient utilisé les transports en commun comme quantité d’autres jeunes!



Moi je n’ai pas eu de voiture gratuite et j’ai dû travailler à tous les étés pour payer une part de mes études collégiales. Oui, le monde a bien changé. On est bien loin des familles de dix enfants. Les parents n’ont plus qu’un enfant ou deux et les grands-parents n’ont pas beaucoup plus de petits enfants et tout ce beau monde est plus riche qu’avant alors ils se gâtent les uns les autres…

Mais vous savez quoi? Je suis reconnaissant à mes parents de ne pas m’avoir tout donné, je leur suis reconnaissant de m’avoir incité à travailler et à apprendre la valeur de l’argent et de l’effort.

Mes enfants n’auront pas de voiture pour allez à l’école. De toute façon nous n'avons qu’une seule voiture et n’avons aucune intention de changer la donne. Ils prendront l’autobus.

Je ne dis pas qu’il ne faut rien faire pour eux. Ce serait un peu ridicule aujourd’hui de faire travailler un jeune de 12 ans pour qu’il se paye sa première bicyclette, mais de là à lui acheter une voiture pour son seizième anniversaire il y a une marge. Et puis, s’ils sont encore à la maison au cégep, hé bien nous verrons à ce qu’il travail pour payer leurs études et veillerons encore plus sérieusement à ce que la balance de l’argent gagné ne finisse pas en dépenses inutiles.

Oui, le monde change, mais ça ne veut pas dire qu’il faut embarquer dans toutes les conneries des autres et tout passer à notre enfant sous prétexte qu’il est le seul.

.jpm

10:17 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0)

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