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02/04/2008

Mondialisation des pénuries

Vendredi dernier je suis allé me chercher un sandwich dans une petite boulangerie pas loin du boulot. Le prix des sandwichs avait sensiblement augmenté et tous les gens posaient des questions sur cette soudaine hausse. La dame au comptoir disait à qui voulait bien l’entendre que c’était en fait une hausse importante du prix de la farine qui causait cette hausse. La farine avait doublé depuis quelques mois… Et, c’est à cause du méthanol disait-elle, c’est plus payant de faire pousser du maïs que du blé.

L’histoire m’est restée en tête. J’en ai parlé à quelques collègues qui vont aussi régulièrement se chercher des sandwichs là-bas. Puis, samedi matin, quelle ne fut pas ma surprise de voir une pleine page dans Le Soleil consacré à cette hausse du blé.

On y apprenait que le prix de la farine avait plus que quadruplé ces dernières années. Et il n’y a pas que le méthanol qui soit responsable vous vous en doutez. Bien plus importante que le méthanol il y a la hausse du niveau de vie des Chinois et d’une bonne part de l’Asie. Là-bas on mange de plus en plus de viande et l’élevage de cette viande requiert de grande, très grande quantité de maïs. Mais il n’y a pas que le blé le riz aussi est en train de connaître une hausse de prix importante. Les indiens ne l’exportent plus, on garde le riz au pays, trop de gens à nourrir.



C’est la mondialisation et le fort développement économique mondial et incessant qui a entraîné ces nouvelles pressions sur les richesses. Les lois du marché devrait se charger de tout remettre ça en ordre – c’est du moins ce que vont nous dire les économistes de droite et les dirigeants des grands conglomérats.

Mais comment cela est-il possible? Comment, les lois du marché vont-elles à la fois faire tomber plus d’arbres pour générer plus de champs et planté de nouvelles forêts pour en avoir plus à couper? Le marché ne peut pas générer plus de ressources par le simple fait qu’il en manque!

Le marché va équilibrer les prix et la rareté, c’est tout ce qu’il peu faire. Le jour où le blé aura la même valeur que le maïs, il y aura la même quantité de champs affectés aux deux ressources.



Ce type de crise ne peut aller qu’en s’accentuant. L’économie globale a cet avantage de nous rapprocher les uns des autres et de nous faire réaliser que l’on ne peut plus prendre des décisions sans penser aux conséquences globales de celles-ci.

Bien évidemment, tout le monde ne pense pas comme moi et beaucoup ne réfléchissent qu’à court terme et qu’à leur petit coin de pays. Cette attitude va devoir changer et ça se fera soit volontairement soit par la force – à travers une pénurie / crise globale.

.jpm

15:39 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0)

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