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03/04/2008

Québec et l’intégration

La fin de semaine dernière on présentait à la radio de Radio-Canada un reportage sur les difficultés d’intégration que connaissent les immigrants à Québec.

Le taux de rétention des immigrants de la ville de Québec est semble-t-il relativement faible. Quelle est la base de comparaison? Montréal ou Sherbrooke? Le reportage ne le disait pas. Ce qu’il soulignait par contre c’est que beaucoup d’immigrants quittaient Québec après quelques années faute de travail et d’un réel sentiment d’intégration.

Point embêtant, à mon sens, le reportage laissait entendre que la cause principale de ce faible taux de rétention était les québécois eux-mêmes.

Je suis peut-être prêt à croire que les québécois – de Québec – sont plus réticents à engager des immigrants pour diverses raisons, mais je suis loin d’être prêt à avaler cette affirmation voulant que nous soyons moins accueillant que d’autre. D’autant plus que Québec a une renommé mondiale pour son chaleureux accueil touristique. Vous me direz que ce n’est pas la même chose, d’accord, mais laissez-moi vous présenté un autre point de vue.

Se peut-il qu’il faille prendre la statistique par l’autre bout? Se peut-il que les immigrants reste moins à Québec et qu’ils connaissent de plus grandes difficulté d’intégration justement parce qu’à Québec ils sont réellement forcé à s’intégrer? À Montréal la donne est bien différente, les immigrants peuvent se joindre à leur communauté d’origine et s’intégrer plus lentement à leur rythme.

Je ne fais de reproche à personne ici, je ne fais que constater. À Québec l’intégration doit se faire plus rapidement parce que la majorité francophone y est écrasante… À Montréal, elle peut se faire plus lentement et c’est certainement plus facile pour quelqu’un qui vient de se déraciner.



Dans le même ordre d’idée j’aimerais faire un bref commentaire sur les récents sondages de popularité du gouvernement. La semaine dernière, plusieurs quotidiens ont fait leurs grands titres politiques avec cette importante popularité du gouvernement Charest. 61% ce n’était pas arrivé depuis on ne sait plus quand. On parle même de résurrection!

Mais est-ce vraiment le gouvernement de Jean Charest qui obtient 61% d’appuis? Quand on va un peu plus loin, avec 66% des gens qui croient qu’un gouvernement minoritaire est une bonne chose pour le Québec et 70% des gens qui ne veulent pas d’élections il est facile de voir que ce n’est pas Charest qui marque tous les points mais qu’une bonne part des ce regain de popularité est plutôt dû au gouvernement minoritaire qu’il gère.

Cela dit, il le gère bien et a fait le choix de travailler avec ce qui est tout à son honneur. M. Charest semble être conscient que le mandat d’un gouvernement est de gouverner et non d’être toujours en train de préparer la prochaine élection.

.jpm

13:43 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0)

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