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16/04/2008

Je vous ai confié mon fils...

Mon gars a eu une grosse semaine à l'école. Il s'est fait jeter par ses copines. Il a eu de la misère avec son prof d'éducation physique qui, selon lui n'aurait pas bien jugé ses figures en gymnastique. Et, pour couronner le tout, il a passé du temps au local de retenu parce qu'il avait accumulé trop de signature au cours du mois de mars.

Eh oui, dix signatures en deux semaines, soit une par jour. Pratiquement rien avant et rien depuis. C'était peut-être la petite dame au service de garde qui était à bout de nerf... Quoi qu'il en soit ils étaient une bonne vingtaine se jour-là au local de retenu.

Ça a brassé mon fils, tant et si bien qu'il est revenu à la maison en se traitant de gros con qui n'allait jamais rien faire de bon dans la vie.

Attention, je ne suis pas en train de dire que tout ça est la faute de l'école ou du service de garde! Quand je dis que je vous ai confié mon fils je parle de vous tous, je parle de la société dans sa totalité.

Car voyez-vous je ne crois pas que mon gars ait pu sortir ce genre d'ânerie à son âge, il n'a pas encore huit ans après tout. Ce que je crois, c'est qu'un de ces « co-détenus » qui lui aura soufflé la phrase, répétant ce que ses parents lui auront dit...

C'est que l'école que fréquente mon fils est situé entre deux quartiers, l'un composé de bungalows habité par la des membres de la classe moyenne, l'autre composé de blocs appartements habité, bien sûr pas des gens plus pauvres.

Encore là, je ne suis pas en train de mettre tout ça sur le dos des moins fortunés de notre société, mais comme vous le savez je fais des études en sociologie et j’affectionne tout particulièrement les statistique et, statistiquement parlant, il y a de fortes chances pour que ce type de conclusion « je ne ferai jamais rien de bon dans la vie » vienne de cette classe sociale.

Évidemment nous nous sommes empressé de lui dire qu’il avait tout faux, de lui dire qu’il était intelligent et intéressant et qu’il avait un très bel avenir devant lui.



J’ai déjà parlé de mes appréhensions concernant mes enfants que je vous confie et j’imagine qu’il en va de même pour tous les parents. Voilà donc une bonne raison de travailler à améliorer le sort de tous et chacun et à cesser de se dire que les problèmes des autres, ceux de la maison voisine comme ceux du quartier d’à côté, ne nous regarde pas.

.jpm

11:19 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0)

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