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17/04/2008

Dossier Alcoa : mise à jour

Vous vous souvenez peut-être de mon texte sur l’entente entre le gouvernement Charest et Alcoa. Cette entente qui comprenait un prêt sans intérêt sur 30 ans de 228 millions et un bloc d’énergie de 2000 MW et dont j’ai tenté de connaître la rentabilité… Hé bien, mon cours d’économie va me servir une fois de plus puisque nous y avons vu les calculs d’impact économique.

Mais avant d’allez plus loin j’aimerais faire clarifier un point que je crois avoir passé trop rapidement dans mon premier texte : Réserver un bloc d’énergie de 2000 MW à Alcoa, ça veut dire que Hydro-Québec garde en tout temps, à chaque seconde, un bloc de 2000 MW pour Alcoa. Bien sûr ces derniers peuvent en utiliser plus ou moins mais ce que Hydro-Québec garantis c’est qu’ils auront accès à 2000 MW en tout temps. Notez que le Québec ne compte que quatre centrales produisant plus de 2000 MW : La-Grande-2-A (2106MW), La-Grande-3 (2418MW), La-Grande-3 (réservoir LG3) (2779MW) et Robert-Bourassa (5616MW)… Nous réservons donc à Alcoa toute l’électricité produite par LG2 et cela représente environs 500 000 chauffe-eau de 60 galons (4 500W) fonctionnant en même temps.



Bon, revenons à nos moutons. Alcoa compte investir 1,2 milliards de dollars dans son usine, créer 7000 emplois lors de sa modernisation et en soutenir 1600 autres au cours et après les travaux.

Pour les économistes le calcul est plus complexe que ma petite approximation. Ce qu’il vont utiliser c’est un tableau d’entrées et sorties fort complexe qui résume l’ensemble de l’activité économique. Ce tableau comporte, entre autres, les salaires des 7000 travailleurs employés pour la modernisation, mais aussi ce que ces 7000 travailleurs consomment (logement, vêtement, nourriture) ainsi que tout autre biens ou services entrant dans l’économie de cette modernisation.

Ces tableaux existent déjà à l’échelle nationale. Les économistes vont donc en utiliser un adapté et normalisé (tout est ramener en pourcentage : le travailleur dépense 50% en logement, 30 en épicerie, 15% en vêtement et la balance en divertissement) dans lequel il vont faire varier l’emploi. (Dans les faits ils vont tout ajouté en même temps, les emplois crées ainsi que les biens et services nécessaires à la modernisation y compris les importations)

En faisant varier les emplois (+7000) ils vont entrer les salaires et les dépenses reliés à ces salaires. C’est la première ronde. La seconde ronde consiste à répartir ces nouvelles dépenses sur ce qui est nécessaire pour produire les biens et services qui seront acheté lors de cette première ronde. Généralement ils feront trois rondes, la troisième représentant ce qui est nécessaire pour produire les biens et services nécessaire à la seconde ronde.



En finale est-ce que tout cela change beaucoup ma précédente conclusion à savoir que tout dépend du coût de l’électricité? Non pas vraiment. Même si les retombés seront beaucoup plus élevées – ce sera l’intégration de l’air sous une courbe en décroissance logarithmique, à la fin, c’est le coût de l’électricité qui déterminera la rentabilité de cette entente.

Cela dit le seuil de rentabilité vient d’augmenter sérieusement et peut-être que leurs calculs d’impact inclus la construction d’une nouvelle centrale de 2000MW pour laquelle le coût de construction est déjà assuré par l’achat d’Alcoa, au quel cas cette entente, si l’on inclus les retombés économique de la construction du barrage, l’entente devient alors très payante.

Hum, à quand de l’information complète pour nous simples citoyens?

.jpm

11:42 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0)

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