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20/05/2008

Impossible décroissance

Vendredi dernier c’était notre assemblé trimestrielle – celle consacré à la fin de l’année fiscale – et comme à l’habitude je me suis retrouvé à reconsidérer ma position sur la décroissance.

Le concept de décroissance économique m’a toujours séduit. Ça semble logique, possible et évidemment souhaitable. L’idée c’est de consommer de moins en moins jusqu’à atteindre un niveau viable de production et de consommation.

Le problème c’est que si tout le monde, absolument tout le monde, ne s’y met pas en même temps et avec des objectifs très précis et régulés c’est tout simplement impossible.

La raison est fort simple. Si vous avez eu l’occasion d’assister à ce genre de rencontre vous l’avez déjà compris. Toutes ces rencontres fonctionnent de la même manière que ce soit pour  une entreprise qui a un chiffre d’affaire de 1 ou de 100 millions de dollars.

Le schéma de base est le suivant : Nous avons fait 10 millions de chiffre d’affaire l’an passé. Ce 10 millions est composé de 8.5 millions de dépenses de fonctionnement, de 1 millions d’investissement et de 0.5 million de profit. La demande pour notre produit est croissante et les investisseurs on confiance en nous, notre objectif pour l’an prochain est donc de 11 millions, avec des dépenses de 9 millions, 1.5 million d’investissement et 0.5 million de profits si tout va bien.

Ce qu’il faut bien voir ici c’est que la roue tourne. L’argent généré (le chiffre d’affaire) sert à payer les employer et à faire tourner la boîte et la balance est généralement réinvestie – sinon la boutique ferme parce qu’un produit meilleur viendra remplacer le nôtre.

Et si on décidait de continuer à 10 millions ? Eh bien il n’y aurait plus de croissance, il faudrait laisser tomber des clients (qui s’en irait chez le compétiteur, diminuant notre chiffre d’affaire – et rendant possiblement l’entreprise non-rentable) et les investisseurs iraient mettre leur sous ailleurs (en plus de nous demander de rembourser l’investissement initial si cela n’a pas déjà été fait).



Alors où est la solution ? J’ai bien l’impression que ça passe par un sérieux changement de cap dans notre façon de produire. Ça prend une solution qui ne détruit pas le système économique actuel mais qui le contraint fortement à respecter les limites de production de notre planète…

Remplacer le forage par la récupération, travailler la mise en place de l’approche berceau à berceau (où le fabricant à l’obligation de récupérer tout ce qu’il met sur le marché) et développer notre réseau d’énergie non polluante.

.jpm 

09:30 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0)

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