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03/06/2008

Je suis jaloux

Je suis allé dans ma belle-famille cette fin de semaine. Mon plus jeune beau-frère qui vient de terminer sa première année de cégep en technique de production postproduction télévisuel et multimédia à Jonquière me montrait ses dernières acquisitions, ces derniers joujoux.

Au nombre de ces joujoux, un iBook de l’année, un écran plat 32 pouces Samsung comme deuxième écran, un appareil photo digital de qualité professionnel et tous les adaptateurs, lampes et autres logiciels nécessaire à la conception et au montage de site web, de film et autres documents multimédia.

Dire que je ne suis pas jaloux du matériel serait mentir, mais ce que je lui envie la plus c’est cette liberté que je n’ai plus.

Ce temps qu’il passe à s’amuser à faire des vidéos, de la photo, moi aussi j’aimerais l’avoir. Cet état d’esprit quand on découvre de nouvelles technologies prometteuses qui ouvrent une multitude de portes, j’aimerais l’avoir. En fait l’état d’esprit je l’ai, c’est le temps qui me manque. Des idées, de sites web, de films, de musiques, de livres j’en ai, c’est le temps que je n’ai plus – ou si peu.

En fait c’est ça, je suis jaloux de sa jeunesse. Il fait des choses que j’aurais aimé faire. Mais, en vieillissant on se ferme des portes, on met le bras dans le tordeur et la vie nous entraine… souvent très loin de nos rêves de jeunesse.



Pourquoi diable est-ce que j’étudie en économie plutôt qu’en design de site web, si ça m’intéresse tant que ça ?

Parce que j’ai vieillis. Hé oui, je suis aussi jaloux de cette insouciance qu’on a plus jeune – une insouciance dont je ne suis plus capable, une insouciance que je me refuse. C’est bien beau les sites web, les petits clips et les nouvelles technologies, mais si j’étudie en économie c’est pour mieux comprendre le monde et, éventuellement, être en mesure de faire des commentaires pertinents sur celui-ci.



Peut-être suis-je en train de me perdre complètement. Peut-être est-ce que je me mens. Peut-être que le bonheur est dans l’insouciance… Mais j’ai choisi l’écriture, j’ai choisi d’écrire un blog, un livre, des livres et d’éventuellement, si la chance me sourit – comme pour n’importe quel cinéaste, être en mesure de vivre des ces bouquins qui se voudront autant de commentaires sur le monde, de commentaires pour changer le monde…



Finalement, je suis encore jeune. Simplement, je suis un jeune plus mature que lorsque j’étais au cégep.

.jpm

11:20 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0)

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