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04/06/2008

Syndicats : l’impossible rajeunissement

C’est à la lecture d’un très bon texte de Jobboom sur les conditions d’emplois des jeunes que j’ai renoué avec ma réflexion sur le paradoxe syndical qui perdure depuis déjà trop longtemps.

Ce paradoxe, c’est le désir (dont je ne connais pas la réelle profondeur) de vouloir rajeunir le syndicalisme tout en ne faisant aucune place aux jeunes.

En effet, les syndicats ont un sérieux besoin d’être dépoussiéré s’ils veulent éviter de disparaitre avec le monde manufacturier – et ils en sont conscients à un degré ou un autre. D’un autre côté, afin de protéger les avantages (souvent non-viables) acquis au fil des ans par les plus anciens, ils refusent de donner aux plus jeunes ces avantages et donc se les mettent à dos – voir les clauses orphelins.

Dans cet article, on soulignait à quel point les jeunes travailleurs d’aujourd’hui se méfient des syndicats, n’y voyant tout simplement qu’un monstre bureaucratique qui ne sert qu’à servir les intérêts des anciens, leur pensions dorés et leurs avantages totalement disproportionné par rapport à la réalité des jeunes.

Prenez l’exemple tout récent de la fermeture prévue de l’usine GM à Oshawa. Le syndicat crie à la trahison. « GM nous avait promis de continuer à faire des camionnettes ici jusqu’en 2011. » Hé oui, mais le baril d’essence est à 130$...

D’ailleurs, les employés de GM comme le syndicat des TCA, savent très bien, et depuis longtemps, que tout n’est pas rose dans le monde de l’automobile et particulièrement chez GM dont les pertes des dernières années s’élèvent maintenant à 54 milliards de dollars. Et qu’ont-ils fait ? Rien.

Pourquoi ne pas avoir proposé à GM de réduire les quarts de travail et d’avoir mis en place un système de formation de la main d’œuvre pour les voitures électriques auquel les employés en « congé » auraient pu s’inscrire ? Pourquoi ne pas avoir travaillé avec le gouvernement ou avec les institutions universitaires afin de développer de nouvelles expertises pour cette usine plutôt que d’attendre sa fermeture annoncée – en caractère gras s.v.p. – pour demander de l’aide ?

Ça fait déjà plus de dix ans que l’on délocalise les industries manufacturières ! Qu’ont fait les syndicats ? Très, très peu pour convertir les industries – elles se sont plutôt assises sur leurs conventions collectives dorées qui leur garantissent des retraites tout aussi dorées et ont attendu la fin.

Pourquoi les syndicats ne tentent-ils pas de devenir des acteurs de changements de l’entreprise en essayant d’améliorer les façons de faire, la formation des employés et le développement de l’entreprise ? Nah, ils sont trop occupés à se braquer contre les patrons…



Ben voilà, les jeunes sont progressistes et voit clair dans le jeu des syndicats qui n’en ont que pour les vieux membres qui eux-mêmes n’en n’ont que pour leur pension. Le monde a changé. Peut-être n’est-ce finalement qu’un conflit de génération. Peut-être que les syndicats ne pourront rajeunir que lorsqu’ils auront perdu leur cheveux gris…

.jpm

11:15 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (1)

Commentaires

Les syndicats, c'est à mon avis un peu comme la loi 101, ils furent bon un certain temps mais aujourd'hui, ils sonnent comme un vieux disque usé bon à jeter à la poubelle.

Écrit par : Tym Machine | 06/06/2008

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