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17/06/2008

Interculturalisme, multiculturalisme et souveraineté

Hier un très bon texte de Jean-Claude Leclerc publié dans Le Devoir (mais non-disponible sur le net) m'a fait revisité cette problématique plutôt paradoxale qui entoure le multiculturalisme et notre état de majorité minoritaire...

Voici le portrait : Nous sommes une minorité au Canada, donc dans notre pays. Nous somme une majorité au Québec, dans notre province.

Le multiculturalisme que nous nous devons d'appuyer au Canada si nous voulons pouvoir continuer de défendre notre langue dans ce pays ne peut être accepté comme tel au Québec. En effet si au niveau canadiens nous voulons de ce multiculturalisme, au niveau québécois nous n'en voulons pas puisqu'il signifie que l'on doit laisser les nouveaux arrivants conserver leur culture et donc leur langue.

La vie multiculturel – du moins selon mon interpréatation – est celle de plusieurs cultures vivant cote-à-cote et où aucune n'est plus importante qu'une autre. C'est d'ailleurs cette vision, mise de l'avant par Trudeau, qui, si on l'étire un peu, permet de noyer le fait français au Canada et que le Québec comme toutes les communauté francophone hors-Québec a toujours combatue... Malgré le fait que ce soit l'adoption de ce multiculturalisme qui nous permet d'être là – et aujourd'hui d'être reconnu comme nation.

Mais là où le bat blesse le plus, c'est dans ce refus du multiculturalisme au Québec. Étant minoritaire au Canada, comme en Amérique du Nord, il en va de notre survie de réussir à intégrer les nouveaux arrivants et donc de refuser le multiculturalisme – celui-là même que nous sommes appeler à défendre au niveau canadien. Pas facile à gérer et à faire comprendre.

Cela dit il y a plusieurs solutions. La première étant évidemment la reconnaissance des francophones comme peuple fondateur du Canada et la confération de certains avantages relié à cet état de fait. Cette reconnaissance existe déjà, mais années après années depuis ladite reconnaissance nous peinons ici comme ailleurs au Canada à faire respecter les vantages consentis.

Aussi la solution la plus évidente et la plus radicale est le souveraineté. Un Québec souverain pourrait choisir la voie de l'intégration sans se soucier du paradoxe multiculturel, mais il devrait tout de même – à mon sens – continuer de le défendre au Canada...

Il n'y a donc pas de solution idéale, sinon une bonne compréhension des divers intervenants et l'établissement de règles claires. Plus simple à dire qu'à faire...

.jpm

11:54 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0)

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