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25/06/2008

Des patrons qui mettent la main à la pâte

La semaine dernière nous avons eu au bureau un petit cours d’une journée sur l’utilisation d’un nouvel équipement dont nous venions de faire l’acquisition.

Le gars qui nous donnait la formation, un américain, nous sort à un point donné parlant d’un logiciel qu’il pouvait nous fournir avec la machine « my boss is a great guy, he’s very intelligent, and has a lot of good ideas, he’s the one who re-coded that software… »

Ça m’a rappelé un autre vendeur américain avec qui je fais souvent affaire et qui m’a affirmé à plusieurs reprises que son patron était très intelligent et qu’il avait aidé à développer plusieurs nouvelles fonctions pour leurs instruments.

Avouez que ça tranche un peu, pas mal, avec l’idée que vous avez de vos patrons. En tout cas, ça tranche avec la mienne et avec celle qui est largement répandue au Québec.

Ici les patrons sont dans leur bureau et gèrent la boîte sans qu’on sache exactement ce qu’ils font. C’est très fonctionnaire comme approche. Rare sont les patrons qui viennent dans le lab donner un coup de main.

Et s’il est plutôt rare, au Québec, que les gens aient beaucoup d’estime pour leurs patrons, très rare sont ceux qui vont le décrire comme très intelligent ou beaucoup plus brillant qu’eux-mêmes.



Tout cela tient probablement de traits sociaux. Nous avons nos habitudes de gestion, ils ont les leurs. Mais avouez que ce serait bien de pouvoir en dire autant de nos patrons. Je suis très sérieux, j’aimerais beaucoup être en mesure de dire à mes amis, « hé, les gars, mon patron il  est vraiment fort, je suis content que ce soit lui qui soit à la tête de l’entreprise. »

Malheureusement notre façon d’envisager la gestion fait en sorte que nous ne sommes que très rarement en mesure d’évaluer les actions de nos patrons tellement leur travail est loin du nôtre.

Je ne sais pas exactement comment ça fonctionne au ÉU, mais j’ai bien l’impression que les boss là-bas s’organise pour faire une part de gestion mais aussi une part de travail sur le plancher – et une bonne – ce qui, conséquemment, entraine une certaine part de respect pour leur travail.



Et, posons-nous la question… Ne serais-ce pas là une des raisons du succès en affaire de nos voisins du sud ?

.jpm

p.s. Le patron du gars est chef du département de R&D, membre de la direction de l’entreprise et gère une douzaine de personne aux ventes et en R&D.

11:21 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0)

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