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15/07/2008

Économie, les bases de l'analyse

A la base de la plupart des analyses économiques que l'on peut lire dans tous les grands quotidiens depuis quelques années se trouvent une série de règles, que plusieurs appelent loi, de l'économie. Ces règles sont simples et accessibles – ce sont d'ailleurs celles que j'étudie cette session dans mon cours de micro-économie.

Non seulement ces règles sont simples, mais leur application est généralement – et malheureusement – fait de façon très simpliste. Les articles de Mme. Elgrably en sont un exemple patent.

Ces règles sont celle de l'offre et de la demande et sont facilement résumable par un simple graphique que vous pouvez voir dans l'article sur l'offre et la demande du portail d'économie de Wikipédia (*ou plus bas en note). Ce simple graphique et son interprétation de base fera dire à n'importe quel économiste que l'augementation du salaire minimum crée du chômage.

En effet, si on augmente le salaire minimum cela augemente les dépenses de roulement des entreprises ce qui, toutes choses étant égales par ailleurs, diminu nécessairement sa capacité à engager des employés et donc, crée du chômage.

Le problème avec cette approche simpliste de l'analyse économique c'est qu'elle omet de considérer que  les augementations de salaire augmente également les dépenses des gens et donc la demande. C'est aussi ce type d'analyse de base qui aura fait dire à Mme. Elgrably, concernant le dossier des t-shirts de la fête nationale fait au Salvador, qu'encourager les usines d'ici c'est leur faire croire qu'elles sont compétitive et les inciter à ne pas s'améliorer.

Comment croire qu'une unsine de vêtement québécoise ne soit pas au courrant de la féroce compétition à laquelle elle fait face? Comment croire, comme cette économiste, que les patrons de cette unsine attendent les bras croisés que leur usine ferme sans tenter quoi que ce soit.

Je ne suis pas d'accord avec ces analyses simplistes. Elles ont leur valeur certes, mais elle ne peuvent en aucun cas aspiré à réfléter la réalité.

La dernière hausse du salaire minimum au Québec n'a pas créé de chômage, en fait le chômage n'a pas été aussi bas depuis je ne sais combien d'années – et malgré une hausse importante du salaire minimum (0.50$ sur 8$ soit 6.25% - beaucoup plus que l'augementation moyenne des salaires en 2007). Et, la commande de t-shirt qui aurait pu être passé au Québec plutôt qu'au Salvador n'aurait peut-être pas sauvé une entreprise, mais elle lui aurait peut-être donné le temps de procéder à des réformes, car ces dernières ne se font pas du jour au lendemain, tout comme le renouvellement de la force de travail – comme semble souvent l'oublier nos analyste économiques.

Je ne suis d'ailleurs pas le seul à regarder un peu plus loin quand vient le temps de faire des analyses économiques comme le prouve cet article de M. Van de Walle sur l'intérêt national... celui de garder le contrôle de nos grandes entreprises même si les lois du marché disent l'inverse.

.jpm

*Sur un graphique avec les prix en y et les quantité en y la pente de la courbe d'offre est positive, celle de la demande est négative et l'équilibre du marché se trouve à leur croisement.

Si l'offre augemente, la quantité offerte augmente et le prix diminue. Si l'offre diminue, la quantité offerte diminue et le prix augement. Si la deamande augemente, la quantité augmente et le prix aussi. Si la demande diminue, la quantité diminue et le prix aussi.

11:43 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0)

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