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18/09/2008

La fièvre électorale

Dieu que la fièvre électorale américaine diffère de la nôtre. Si la nôtre relève plus de la nausée, celle des américains s'apparente beaucoup plus à celle qui résulte de l'exaltation.

J'ai écouté hier une autre des excellente émission des Francs Tireurs. Quel beau sujet de sociologie comparée que ces élections de par et d'autre de la frontière.

Aux États-Unis, on parles de foi, de liberté et du rêve américain. Tout est mis en relation avec la fameux rêve américain. Mythe fondateur de la nation, les candidats le ramène constamment y reliant toutes leurs promesses. L'idéalisme qui en ressort est très fort et les Américains y adhère en masse – qui est contre la vertu? - s'y identifient et voient l'ensemble comme étant ce qui les définit et les unit au-delà de toute paysannerie et ce même si au bout du compte les interprétations, les tenants et aboutissant de cet idéalisme de liberté sont interprétés par un camp ou l'autre de façon bien différente.

Au Canada, c'est une tout autre chose. Nous sommes dans un pays qui s'est constitué lentement, de la séparation d'avec l'Angleterre (grâce aux canadien-français) à l'acte d'union et à l'ajout des six provinces supplémentaires. Sans mythe fondateur ou presque la politique canadienne et par conséquent les enjeux mis de l'avant aux élections sont ceux de l'actualité et les grands débats de société.

Dans un sens, cette absence de forts sentiments, est certainement une bonne chose, cela nous permet en théorie d'avoir un débat plus éclairé, plus rationnel. Mais l'absence de sentiment, l'absence de rêve canadien, de mythe fondateur pour réveiller les passions fait que les élections laisse bien des gens de glace. Là où les États-Unis s'enflamme massivement pour défendre leur candidat, là où ils se réunissent dans des églises ou des salles communautaires pour écouter en boucle les discours de leur candidat favori, les canadien jase distraitement sur l'heure du lunch ou participent aux rares rassemblement dans de petits locaux de comptés.

Quel est la meilleure situation pour la démocratie? Pas évidant. Si on regarde les taux de participation aux ÉU et au Canada il est claire que la situation canadienne est meilleur, mais les canadien votent-ils pour autant de façon plus éclairé? Ça, on peut certainement en douter...

.jpm

09:34 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0)

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