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27/10/2008

Histoires de noirs

Dimanche, je suis allé reconduire mon gars à une pratique de soccer. Je l'ai laissé là ayant plusieurs choses en cours à la maison. Plusieurs parents désapprouverait ma conduite. Après tout mon gars n'a que 8 ans et je l'ai laisser à lui-même avec des inconnu... Reste que ce sont tous des parents et que le coach était là.

Sur ma route j'ai croisé un petit noir du quartier. Il jouait avec des amis près de l'école vêtu d'un short et d'un t-shirt – jamais je n'aurais laissé mon gars sortir en t-shirt dimanche. Il était loin de chez-lui et sans surveillance. M'est alors passé à l'esprit que si de laisser mon gars seul à sa pratique pouvais choquer certains parents québécois, voir un petit gars pas très habillé, loin de chez lui et sans surveillance choquerait encore plus.

Mais bon, c'est un petit noir, ils sont d'ailleurs ces gens là, se dirait-on. Justement. Ses parents ont fort probablement quitter un pays en guerre où leur enfants aurait pu se enlever, recruté par la milice  ou encore tuer en sortant de l'école. Alors le laisser partir en short, à plusieurs rue de la maison et de l'autre côté du boulevard, ça ne dot pas être trop stressant.

...

Retour sur Barcelone. Le commerce et les touristes sont omniprésent à Barcelone. Et, comme toutes les grandes villes touristiques, Barcelone a sont lot de vendeurs itinérants. Mais à Barcelone il y a plus. Il y a les noirs qui vendent des faux sur de grandes places publiques et qui sont pourchassé par la police.

Le système est simple, même s'il est un peu intriguant au départ. Les gars s'installent sur de grandes places, près des sorties de métros. Ils s'installent en rangé et il y en a un ou deux qui pour faire le guet. Leur marchandise est disposé sur des draps blanc dont les quatre coins sont attaché à une corde su laquelle ils peuvent tirer pour remballer le tout en une fraction de seconde. Ils se retrouve alors avec un gros baluchon sur le dos et peuvent détaller rapidement.

Ces vendeurs illégaux sont parmi les rares noirs que j'ai croisé à Barcelone.

Mais, vers la fin du voyage j'en ai vu quelques-uns dans le métro, des étudiants sans doute. Je me suis alors mis à penser aux conséquences des agissements de ces vendeurs illégaux, ceux de Barcelone et ceux des autres grandes villes du monde – souvent tout aussi noir et facilement identifiables que ceux que j'avais vu à l'oeuvre.

Je me suis alors demander si la communauté noir n'allait pas un jour, au même titre que la communauté musulmane, finir par dire « c'est assez ! ».

C'est toujours une minorité qui donne mauvaise presse au autres .. et va falloir que ça passe par l'intérieur de la communauté, parce que ce n'est pas moi ou un autre pas rapport – pas noir, pas musulman – qui va réussir à les convaincre de changer.

.jpm

13:32 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0)

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