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30/10/2008

Falardeau

Vous avez vu Pierre Falardeau à Tout le monde en parles?

C'est dommage, mais Pierre Falardeau ne l'a plus. Il n'a plus sa verve d'antan et tout ce qu'il a réussi à faire lors de son passage à l'émission c'est de donner des débuts de réponses sans aller au bout et encore, ses bribes de réponses étaient on ne peu plus mal formulées.

Cela dit, il a raison de parler de vote ethnique et il a raison de dire que tous les gens vivant au Québec ne sont pas des québécois pour autant. Mais il y a une façon de le faire, une façon d'en discuter.

Personne ne sera en désaccord avec lui, s'il affirme que les juifs hassidique d'Outremont ne sont pas des québécois. Je suis pratiquement certain qu'ils ne se définissent même pas eux-même comme québécois. Ils ne se mêlent pas aux gens et empêche leur enfants de se mêler aux autres. Mais de là a dire qu'il faut étendre ce raisonnement à tous les immigrants et à tous ceux qui ne parlent pas français il y a une marge, une très grande marge que M. Falardeau a franchit allègrement au grand déplaisir de plusieurs.

Mais que voulait dire M. Falardeau à travers se charabia de bouts de réponses et d'invectives plus ou moins cousu ?

Simple, mais difficile à affirmer : Les immigrants qui arrive au Québec et qui n'apprennent pas le français ont très peu de chance de devenir québécois. Les québécois eux-mêmes sont de moins en moins québécois. La grande culture mondiale hyper-médiatisé raffle presque tout le champ de vue et si les immigrants qui débarquent ici – et ici est généralement plus le Canada que le Québec pour eux – n'apprennent pas le français, vivent dans leur communauté et ne participe à la vie du Québec seulement qu'à travers le « way-of-life » international des grandes villes occidentales que l'on retrouve à Montréal, ils ont bien peu de chance de devenir québécois – même si dans ce « way-of-life » il y a notre grin de sel...

Et s'ils ne deviennent pas québécois, et c'est là ou voulait en venir Falardeau, il y a bien peu de chance qu'ils soient en mesure de se questionner sur la nécessité de faire ou pas du Québec un pays.

Qu'ils soient d'accord avec l'idée de la souveraineté ou pas importe peu. Je crois que M. Falardeau comme tout le monde est capable de respecter un opinion. Mais ce qu'il ne digère pas et qui est dangereux pour le Québec, c'est que certains immigrants n'aient jamais une réelle occasion de s'interroger sur l'avenir du Québec puisqu'ils n'y vivent pour ainsi dire pas.

Encore là il faut faire attention à la généralisation. Il y a toute une game de comportements entre les jeunes belges qui débarquent à Longeuil et qui envoient leur enfants à l'école publique et des algériens islamistes qui réclame des tribunaux parallèles basé sur la charia... et la ligne entre ce qui est acceptable et ce qui ne l'est pas est loin d'être facile à tracé.

Cela dit, je me réjouis de voir ce matin que le gouvernement Charest tente de mettre de l'avant un plan, des outils et un cadre qui définirait les « devoirs » de l'immigrant...

Comme le disait Yolande James, ministre de l'immigration et des communauté culturelles, « immigrer ce n'est pas un droit, c'est un privilège ».

.jpm

09:23 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0)

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