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19/11/2008

Une compétition sans but

En montant à Sherbrooke seul vendredi dernier, j'ai eu tout le loisir d'écouter les bonnes émission de radio que nous propose Radio-Canada. Euromag est l'une d'entre elles. C'est une émission sur l'actualité européenne, on y parle de musique forcément, mais aussi et surtout de pensée, pensée politique, philosophique, mouvements sociaux compréhension et interprétation des grands enjeux actuels vu de l'autre côté de l'atlantique. Une émission fort intéressante donc.

Vendredi dernier on y présentait entre autres, un extrait d'entrevue avec Luc Ferry, un philosophe français largement connu du public pour son livre Apprendre à vivre qu'il a vendu à plus de 250 000 exemplaires et aussi, parce qu'il a été ministre de l'éducation entre 2002 et 2004. Cet extrait d'entrevue traitait de la déroute actuelle de l'économie de marché et, bien sûr, par la bande de la mondialisation.

Mis à part les habituels constats – bien tourné je dois le dire – sur la mondialisation M. Ferry a développer sa pensée sur un des fondements de l'économie de marché : la compétition.

Pour M. Ferry, la compétition dans une économie de marché est bonne – et il ne s'oppose absolument pas à l'économie de marché, il est même généralement décrit comme un homme de droite en France – le problème pour ce penseur se situ plus au niveau de la visée de cette compétition. En fait pour M. Ferry c'est là que l'on s'est perdu... La compétition n'a plus de sens.

Ainsi pour nous soigner de nos maux collectif – surconsommation, destruction de la planète, déroute de la mondialisation – il suffit de trouver un sens à cette compétition qui nous anime.

Dans le cadre entrepreneurial, la réponse est simple : On est en compétition avec nos compétiteur pour allez plus loin, pour faire mieux, pour gagner des parts de marché. En poussant un peut plus loin on pourrait dire que l'on est en compétition pour améliorer les choses, pour faire de meilleurs produits... Mais sommes-nous vraiment aussi altruistes? Je ne crois pas.

Après quelque réflexion, j'en viens à la conclusion simple et très darwinienne que dans la logique du marché on est en compétition tout simplement pour survivre. Car si on laisse nos concurrents nous dépasser, nous allons disparaître. Mais est-ce vraiment le sens auquel faisait référence Ferry? Assurément non. La question doit aller plus loin, elle doit être morale : pourquoi faire cette compétition, pourquoi se mettre en compétition, pourquoi faire vivre le marché?

Mais j'y reviens, côté pratique le marché est une bonne chose. La compétition pour la survie – à la Darwin est une bonne chose – elle garantie la survie du meilleur et donc l'amélioration constante. Mais il doit y avoir un sens en plus, une raison... Une raison qui nous guidera afin que cette compétition effréné soit encadré, balisé, afin qu'elle ne nous conduise pas aveuglément vers notre propre perte.

.jpm

p.s. Luc Ferry sur les PME

 

16:13 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0)

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