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26/11/2008

La marge internationale

Il y a péril en la demeure! La vie en marge de la grande société mondial et de ses modèles « normaux » est menacée.

Si la vie légèrement marginale de mon beau-frère (celui qui se bâti lui-même et qui élève des chèvres) ne l'ampute au bout du compte que d'une certaine dose de conformisme – ce dont il n'a absolument pas besoin – la vie marginale des peuplade des grandes zones tampons de la civilisation risque, quand à elle, d'amputer totalement ses habitants de leur mode de vie.

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Je ne vous ai pas beaucoup parler de mon cours cette session-ci. En voici un extrait.

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Chez-nous vivre en marge c'est quand même vivre dans la société. Mon beau-frère travail en haute technologie, ses enfants vont à l'école publique comme tous les autres et bien qu'il aient quelques poules pour les oeufs et quelques chèvres pour le lait et la viande, ils font leur épicerie à la même place que tout le monde, ils ont la télé et regardent le hokey et Lost comme tout le monde.

Ainsi, bien que leur mode de vie ne soit pas exactement celui du banlieusard moyen occidental, il n'en est pas très loin.

Par contre du côté des zones tampons de notre « civilisation » notamment dans les zones montagneuses du Vietnam, vivre en marge c'est vivre beaucoup plus loin du modèle standard. Là-bas, les gens vivent vraiment de leur culture. Ils ont des poules, des buffles, des champs de riz, de petits jardins et chassent dans les montagnes environnantes pour agrémenter leur repas. Évidemment ils ont quelques surplus qu'ils pourraient vendre et certains le font, mais pour la majorité les surplus servent de matière à échanger avec d'autres clans environnants.

Ce mode de vie les mène donc à « vivre » hors du système économique. Ils produisent leur propre bouffe, font leur maison, font leur vêtement, éduquent leur enfants, développent leur machinerie et vendent quelques produit de temps à autres pour pourvoir aller s'acheter, dans la vallée, une chaudière, un ustensile ou quel qu'autre objet plus difficile a fabriquer.

Ainsi pour les instance gouvernementales, internationales et autres ONG, ces gens vivent dans une pauvreté extrême puisqu'à aux yeux de ces organisme qui mesure le niveau de vie en terme de PIB et de PNB, il gagne au plus 50$ par an – donc bien en dessous du fameux 1$ par jour indicateur de la pauvreté extrême.

Mais, ils ne sont pas pauvres! Ils vont même très bien merci! Mais, pour les gens des grands organismes, ils sont pauvres, ils faut les sauver de leur misère et leur faire découvrir les joies du libéralisme économique, l'obligation de travailler pour quelqu'un et de tout acheter! L'obligation de vivre dans le marché mondial et d'en subir les contrecoups...

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Ce calcul et cette façon de dénigrer les formes d'existences autres que la nôtre doivent cesser. Il faut comprendre la diversité et travailler avec et non tenter de faire entrer tout le monde dans le même moule.

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Et pour en savoir plus, passez voir la page wiki sur les Hmong, ces montagnards du Vietnam, du Laos, de la Thaïlande et de la Chine... Et notez au passage que ce petit groupe marginal constitué d'une seule grande famille qui compte entre 4 et 5 millions de personne!

Comme de quoi la marginalité peut quand même cacher de grands groupes... Imaginer ce que ça peut représenté à l'échelle de la planète. Tous ces gens que l'on tente de sauvé d'un malheur qui n'existe que dans notre mauvais calcul.

.jpm

16:53 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0)

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