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21/12/2008

Noël sur fond de crise économique

Quelle crise économique!? Ouais, bon je suis bien d’accord. Je suis comme vous! Moi aussi j’ai fais mon magasinage des fêtes… Moi aussi j’ai remarqué que les centres d’achats était aussi bourré que l’an dernier, moment ou le Dow Jones était à son sommet historique… Bon ok, il n’était pas exactement à son sommet historique mais quelques 400 points plus bas à 13 625. Ça contraste tout de même beaucoup avec le creux de novembre où l’indice est descendu aussi bas que 7 552 points.

Remarquez, c’est un indicateur de la santé de l’économie générale, pas de celle de votre portefeuille (celui dans vos poches) qui, heureusement, n’a pas diminué de moitié depuis noël dernier… Reste que la crise économique sera au centre des conversations ce noël-ci alors j’ai décidé de vous donner quelques petites statistiques d’intérêt qui pourront vous servire lors de ces grandes discussions ou tout le monde s’improvise expert en finance publique.

Voici donc quelques faits typiquement étasuniens, glané lors de l’émission Une heure sur terre sur ladite crise.

À tous les deux jours, aux ÉU, il y a un concessionnaire automobile qui ferme ses portes.

Au pire de la crise (avant qu’une multitude de maison se vendent à rabais), 25% des prêts hypothécaires étaient jugé à risque.

À l’apogée de la bulle spéculative immobilière, avec un salaire de 14 000$ par an, on était pré-qualifié par les banques pour un prêt de 700 000$

Et tiens, une dernière pour ceux qui maîtrise vraiment le sujet. Celle-ci est tiré d’un article de journal… Avec des taux d’intérêts inférieurs à 0.25% aux ÉU et au Japon, il est désormais possible aux grands financiers d’emprunter là-bas pour placer l’argent ailleurs à un meilleur taux et ainsi de préparer sans vraiment le vouloir la prochaine bulle spéculative.



Bon d’accord, ce n’est pas si drôle, ce n’est pas du vécu… En voici une tout à fait authentique. Nous avons un fournisseur au bureau, un américain. Il avait une petite « business » chez-lui. Hé bien il nous a appelé la semaine dernière pour savoir si nous comptions lui passer une commande sous peu… C’est qu’il déménage le pauvre. Il s’était acheter une maison à 800 000$ pour loger sa femme et sa petite affaire, mais voilà que la crise arrive. La maison ne vaut plus rien, la banque lui demande son dû et il est contraint de la laisser partir à 325 000$… Et comme si ce n’était pas suffisant, sa femme (qui a peut-être flairer les mauvais jours à venir) le quitte sans avoir oublier, bien sûr, de « loader » sa carte de crédit .. à hauteur de 30 000$. Ben voilà ce qui arrive quand le crédit est trop facile!



C’est pas drôle je sais, mais c’est du vécu et c’est typiquement américain non?

Ok, je sais il s’est perdu des fortunes avec cette crise. Vous avez un trou béant dans vos REER. Vous avez perdu 30-40% de vos placements. Bah, n’ayez crainte, toutes les crises économiques se sont rattrapés. Allez faire un tour sur Google finance… Celle de 1987 alors que le Dow avait perdu 35% de sa valeur n’a pris que 2 ans et demi à se rattraper, celle de 2000/2001 dont descente a été plus longue à cause des événements que l’on connaît a pris près de quatre ans à être rattrapé… Vous n’aviez toujours pas prévu une retraite d’à peine cinq ans non.

D’accord, ça gruge le capital, mais les dernière années ont été particulièrement bonnes et les prochaine devraient, en principe, être en mesure de rattraper les pertes.

Hé puis, dernière petites stats pour impressionner votre grand-oncle, si vous aviez sorti 1000$ au moment où le Dow Jones était à son plus bas vous auriez pu faire en une semaine :

200$ avec Pétro-Canada, soit 20% de profits
700$ avec ProLogis un géant de l’immobilier américain, soit 70% de profits
1000$ avec Citigroupe, soit un profit de 100%

ou, encore mieux,

1670$ avec Freddi Mac le plus grand prêteur hypothécaire au monde, soit 167% de profits!

Et si vous aviez mis 1000$ dans chacune de ces quatre entreprises et que vous les aviez gardé jusqu’à vendredi dernier vous auriez amassé la jolie somme de 7400$ soit un profit de 92%.

Hé oui, il y a des fortunes qui se perdent, mais il y en a d’autres qui se créent!

Mais est-ce que tout cela remplace une bonne discussion sur la crise économique avec son grand-oncle au coin de la table dans cette atmosphère des fêtes propre aux soirées de Noël et du jour de l’an? Non, jamais de la vie! Alors oubliez vos REER et la crise et allez fêter en famille!

Bon temps des fêtes !

.jpm

p.s. de retour en janvier (?), c’est un peu loin… et puis je suis au bureau les 29 et 30 ;-)

20:26 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0)

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