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14/01/2009

Palmarès des écoles secondaire 2008

Voilà, après plusieurs semaines de délais, mon analyse annuelle du palmarès des écoles secondaires faite par la revue L’Actualité.

Petite note : Mon analyse prend définitivement une tournure socio-économique plutôt que scolaire. Cela dit, mon analyse serait bien inutile si elle se contentait de répéter ce qui se trouve déjà dans les pages du magasine.

La première chose qui saute aux yeux dans cette édition du palmarès est l’ajout d’un « nouvel » indicateur social : les années de scolarité de la mère. Un indicateur qui est reconnu en science sociale pour être un des meilleurs pour la scolarité des enfants. Ce « nouvel » indicateur sociale, je le mets entre guillemets parce que pour le magasine il s’agit du premier puisque pour eux le salaire en n’est pas un, ce que les lecteurs assidus de ce blogue savent être faux.

D’ailleurs il est fort intéressant de constater que les facteurs de corrélation du salaire familial et de la scolarité de la mère vis à vis de la performance des écoles sont pratiquement les mêmes. En fait, celui du salaire est sensiblement plus élevé avec 66.7% contre 62.2% pour la scolarité de la mère – toujours pour mon échantillon de 41 écoles.

Mais, me direz-vous c’est que le salaire familiale est corrélé avec la scolarité de la mère! Absolument, et cette corrélation s’élève à 87,3% - une corrélation très forte selon les standards des science sociales (les corrélations de 60% étant généralement considéré comme fortes).

Personne ne sera donc surpris de me voir affirmer que le graphique ci-dessous représentant la corrélation entre les salaires familiaux et le rang des écoles au classement s’approche étrangement de celui de l’éducation de la mère versus ce même rang.

CESA08.jpg



Passons à la dimension économique maintenant. Les plus observateurs auront remarqué que la courbe a fait un bond vers la haut. Ce changement soudain dans l’échelle des revenus est probablement dû à l’utilisation par les senseurs des nouvelles données du recensement de 2006.

La courbe démontre donc une sérieuse hausse des salaires globaux entre les deux derniers recensements. Qui en a profiter le plus cette fois-ci? Hé bien ce sont les 20% les plus pauvres qui ont vu leur salaires augmenté en moyenne de 37,6% alors que ceux de la « classe moyenne » (60% du centre – 25 écoles) ont augmenté de 24,9% et que ceux des plus riches ont cru de 28,7%. Cela dit, il faut bien voir que si ces augmentations de revenu représentent pour les plus pauvres comme pour la moyenne un gain d’environ 20 000$ plus ou moins 1 000$, le 28% de la classe la plus riche représente 34 000$ de gain.

Dernier point d’intérêt du palmarès, les indicateurs de performance et d’impact… À mon sens, le calcul de l’indicateur d’impact ne doit être très pas simple à générer et il doit être sujet à beaucoup d’interprétation de la part des gens sondés – mais je fais confiance au magasine et aux sondeurs. Et d’ailleurs, les chiffres tendent à leur donner raison. Ainsi, la corrélation entre la performance académique d’une école (son rang) et son indicateur d’impact ne s’élève qu’à 35% ce qui laisse croire que les écoles les plus performantes ne sont pas nécessairement celles qui ont le plus d’impact – ce qui semble logique .. jusqu’à un certain point.

.jpm

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