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16/01/2009

De la difficulté de trouver une solution à la crise

La crise économique qui nous assaille est sans précédant. Elle est sans précédant parce qu'aucune crise économique n'est exactement pareil ou même en grande partie semblable.

J'ai eu cette semaine mon premier cours d'histoire de la pensée économique. Notre prof, loin d'être un de ces économistes comme il y en a tant, convaincu que la science économique peut tout expliquer et tout prévoir, nous affirmer à plusieurs reprises que même la crise de 1929 et la dépression de 10 ans qui a suivie n'étaient pas encore totalement comprise. Pire selon lui nous ne comprenons pas encore pourquoi les trente glorieuses (la période faste de croissance économique qui cours de 1945 à 1975) a prie fin et pourquoi nous nous en sommes jamais relevé.

En fait tout ceci ne m'a guerre surpris. S'il y a une chose qui n'existe pas en économie c'est bien les explications simples .. et corollaire les solutions simples.

Ainsi j'affirmais il y a quelques jours que les baisses d'impôts n'étaient pas une bonne idée dans la crise actuelle. Et, si la plupart des économistes comme la plupart des premiers ministres provinciaux  sont contre cette idée, Nathalie Elgrably – avec qui je suis généralement en désaccord – apporte un point intéressant à cette histoire de baisse d'impôts. Son point est la suivant : L'argent consenti en baisse d'impôt ne disparaît pas. D'accord il ne génère peut-être pas d'emploi. Bien sûr les gens risque fort de la placer. Mais s'ils le placent, ça augmente la liquidité des banques (ce qui règle un part du problème de la crise) et s'ils le dépensent, ça « crée » de l'emploi.

En fait, le principal problème avec toutes les solutions économiques proposées c'est qu'elles sont toues comme les réductions d'impôts – on ne sais pas exactement quel impact elles auront et il y aura presque toujours autant de gens pour dire que c'est une bonne mesure que de gens pour dire que c'est une mauvaise.

Prenez les fameux investissements en infra structures. C'est vrai que c'est le bon temps d'emprunter, les taux sont bas. C'est aussi vrai que de grand projets du genre ça fait travailler beaucoup de monde et que ça a beaucoup de retomber. Mais bon on va quand même se retrouver avec un dette supplémentaire importante que l'on va devoir payer plus tard avec des taux vraisemblablement plus haut. Et puis, ça fait travailler qui? Les gars de la construction, ceux qui leur fournissent les matériaux, quelques firmes d'ingénieurs et les épiciers du coin. On fait quoi pour les vendeurs de chars, les petites madames dans les centre d'appel pis les publicitaires qui n'ont aucun lien avec des projets d'infrastructures?

De toutes façon, il n'y a pas de recette miracle pour se sortir d'une crise économique et les gouvernements n'ont pas le loisir d'attendre que l'on identifie les causes exactes, leurs tenants et leurs aboutissant pour agir. Alors tirer un peu partout c'est encore l'approche la moins mauvais, mis à part ne rien faire.

.jpm

14:00 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0)

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