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04/02/2009

En réponse à Lucie

Voici un commentaire que j'ai reçu à la suite de mon billet : Le débat inutile.

Pauvre cloche! Seul un ignorant peu penser qu’une personne trisomique est «un bébé toute sa vie» Ma fille de 8 ans va seule à l’école tous les jours. Elle se prépare à déjeuner et se prépare des collations quand elle en a envie. Elle prend son bain seule. S’habille seule et dans les magasins c’est elle qui choisi son linge. Elle joue du piano et des bongos. Elle a des amis de son âge. Certains sont trisomiques comme elle mais les autres se sont nos voisins, les amis de la rue des enfants... normaux. J’ai oublié de dire qu’elle apprend à lire et à écrire, qu’elle sait se faire comprendre bien que le débit soit parfois difficile à suivre. Elle parle trop vite. Nous pensons être des parents privilégiés et nos deux autres enfants, plus vieux, sont des êtres sensibles, compréhensif, humains, Dommage que vous n’ayez jamais côtoyé de personnes trisomique vous seriez sans doute plus ouvert.

Je suis tombé sur votre blogue par hasard. Je cherchai des infos sur la chanson de Richard Desjardins; Y va toujours y’avoir. Finalement il a raison Y va toujours y’ avoir des tas de cons.



Lucie, je vous remercie pour votre commentaire, c'est toujours intéressant et bienvenu même quand c'est pour m'envoyer paître et contrairement à ce que vous sembler croire, je suis un gars ouvert et capable de reconnaître mes erreurs.

Cela dit dans le cas qui nous occupe mon point étant que le débat qui se tient est inutile puisque le coût du test est fort probablement largement plus bas que le coût qu'engendre (pour la société) les enfants qui ont de graves problèmes de santé – dont certains sont détectables comme la trisomie 21, je ne vois pas où j'ai pu errer.

Quand je parlais d'enfants qui restent des bébé toutes leur vie, je ne faisais pas nécessairement référence aux trisomiques – et contrairement à ce vous pouvez croire j'ai côtoyer un trisomique quand j'étais petit. Il avait un an ou deux de moins que moi et il habitait en face d'un de mes amis. Nous avons beaucoup joué avec lui. C'était un garçon sympathique et toujours joyeux. Malheureusement, il est mort quand j'avais 15 ou 16 ans.

Vous êtes chanceuse d'avoir une enfant trisomique qui se développe bien et qui, j'en suis certain croque dans la vie à belles dents. Celui que j'ai connu avait arrêté de vieillir vers l'âge de six ans. Et puis, il y a des cas beaucoup plus loud, d'autres maladies – toutes aussi détectables que la trisomie – mais qui requiert des soins constants et qui mène inévitablement à une mort prématurée.

Vous savez, j'ai des enfants moi aussi et je ne peux imaginer ce que ce serait d'en perdre un. Ça doit être terrible. Et de vivre avec se spectre, dans le cas d'enfants malade (et, encore une fois, je ne parle pas nécessairement de trisomie 21), ça doit être très intense émotivement – on aime tous nos enfants d'un amour inconditionnel qu'ils soient bleu, vert, normal, trisomique ou autre. Avoir la chance de voir un enfants grandir, se développer et découvrir le monde est une des choses les plus belle que nous apporte la vie.

Cela dit, je persiste à dire que si on faisait le test et que si les parents avaient le choix, beaucoup choisiraient d'essayer de nouveau pour avoir un enfants normal plutôt qu'un enfant malade à vie. C'est bête, c'est égoïste, mais ce serait nier la nature humaine que de prétendre le contraire.

Et, peut-être ne l'avez vous pas remarquer, mais je finissais mon texte en soulignant que les fonds économisés devraient servir a aider d'avantage les parents et les enfants qui vive avec la maladie. Ce sont de parents très courageux dont certains doivent accompagner leur enfant à l'hôpital semaines après semaines et pour ça je leur lève mon chapeau, mais avouez que s'ils avaient eu le choix, ils auraient probablement préféré avoir à les accompagner au hockey.

.jpm

.jpm

08:23 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0)

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