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23/02/2009

Pas surprenant qu'ils n'aient pas d'emploi, ils ne savent pas compter!

Drôle de petite nouvelle dans Le Devoir cette fin de semaine, le front commun des personnes assistées sociales veut que disparaisse la différence de prestation entre les assistés sociaux aptes au travail et ceux qui ne le sont pas.

Petit calcul : Il y a sur l'île de Montréal, selon cet article, 175 000 assisté sociaux. Seulement 35 000 d'entre eux ne sont pas aptes au travail. Ça en laisse dont 140 000 aptes. Les prestations pour les gens aptes sont de 564$ par mois. Celles pour les non-aptes sont de 858$ par mois. 858 – 564 = 294$ * 12 mois = 3528 * 140 000 = 493,9 millions de dollars !

Si on calcul que Montréal compte la moité des assistés sociaux du Québec, ça nous fait une mesure qui coute au bas mot 1 milliard de dollars par ans – et ce pour garder des gens capable de travailler chez-eux.

Mais l'article va plus loin. Le groupe affirme que seul 8.5% des assistés sociaux apte au travail sont réellement employables faute de formation adéquate ou de passé trouble. C'est bien mal comprendre le but de la mesure. Le versement plus bas (à 564$/mois) est justement plus bas pour inciter les gens  à suivre des formations et ainsi a avoir droit à une majoration de leur prestations.

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Cela dit, il faut faire attention à ces chiffres. Les 175 000 assistés sociaux montréalais ne sont pas que des adultes – ces chiffres comprennent généralement les enfants.

Autre point, les mères monoparentales, même avec toute la bonne volonté du monde ont une grosse pente à remonter avant de pouvoir espérer avoir un emploi rentable. Parce que ça coûte quelque chose travailler. Au salaire minimum (9.00$ dès le premier mai – 16 380$/ans, 1365$/mois) si vous avez un appartement, deux enfants et une voiture, c'est plus rentable de rester à la maison.

Mais reste que, une fois les enfants à l'école, l'appartement ramassé, il reste en masse de temps pour étudier – finir son secondaire, son cégep ou même se taper un bac par correspondance c'est possible. Encore faut-il avoir la motivation nécessaire et quelques bon conseils.

Moi, j'investirais dans un service de suivi et de conseil plus près des gens dans une situation d'assistance... Ça coûterait moins cher et ça rapporterait beaucoup plus. D'ailleurs c'est ce que font, avec grand succès, les pays scandinaves.

.jpm

16:50 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0)

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