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05/03/2009

Sommes-nous .. de bons citoyens ?

J'ai écouté hier soir, pour la première fois, l'émission Sommes-nous de Patrick Masbourian à Télé-Québec. C'est une excellente émission. Bien fouillé, bien documenté, l'émission nous présente des reportage à saveur sociologique sur la nation québécoise.

L'émission d'hier sur la citoyenneté était fort intéressante. On s'est demandé ce que c'était que d'être un bon citoyen. La réponse politique fut évidemment la première : le bon citoyen c'est celui qui va voter aux élections. Puis on a parlé de civisme et d'implication au niveau communautaire.

En suite c'est devenu un peu plus subtil – principalement au niveau politique. Est-ce que voter sans s'impliquer c'est être un bon citoyen? Est-ce que voter sans s'informer c'est être un bon citoyen? Pas évident. En Belgique où la participation au vote est obligatoire, personne n'a remarqué une amélioration importante de l'implication en politique ou même de la connaissance politique en générale.

Ceci m'amène d'ailleurs à un autre point très intéressante soulevé par un invité : Être un bon citoyen  qui suit la politique et tout et qui tente de comprendre les enjeux politiques et sociaux n'est pas facile. Avec la multitude d'intervenant et les nombreux paliers de gouvernements peut de gens ont le temps ou la capacité de tout suivre – Qui connaît les nom des 10 premier ministres du Canada? Et je ne parle même pas de la difficulté de se démêler dans les messages que les média nous transmettent jours après jours.

L'un de point fort pour moi et c'est la raison de ce billet sur l'émission – mis à part le fait que c'est une bonne émission et que comme il y en a peu je prends le temps de le souligner – c'est cette suédoise dont on a parlé : Les cercles de discussion et d'apprentissage.

Décidément les suédois ne finiront jamais de m'impressionner leur modèle dont on parle si souvent mais dont on ne connaît finalement que très peu de détails, gagnerait à être étudié beaucoup plus sérieusement.

Ainsi en Suède, être bon citoyen c'est aller à l'école toute sa vie et être membre dès l'âge de quinze ans à des cercle de discussion. Ces cercles composé de six à douze personnes se réunissent une fois par semaine (le plus souvent au bureau et à l'école) pour discuter pendant une heure de divers sujets d 'actualité ou d'un sujet en particulier (on imagine que les membres font tour à tour des présentations). Ceci leur permet de développer leur sens critique, de construire leur capacité à développer une idée et à faire valoir une point tout en apprenant le respect de l'autre.

Une idée extraordinaire qui rapproche les génération, qui permet la circulation d'idées et l'apprentissage continue. Bref c'est à peu près comme suivre un cours par session à l'université, tout en tenant un blog ;-)

À quand l'implantation de cercle de discussion au Québec? Pas de sitôt, mais comme toutes les bonnes idées, c'est par la diffusion qu'elles s'implantent sauf que comme le soulignait le reportage d'hier au Québec on est très bon pour fairs des consultations, pour critiquer et échafauder des projets, mais on passe rarement à l'action... Ouaip, on est tous des chialeux de salon!

.jpm

12:05 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0)

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