Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

24/03/2009

Sortie de crise...

Bien que dans les derniers jours, la bourse ait semblé dire le contraire, nous ne sommes pas sortie de la crise loin de là. D'ailleurs le vent semble avoir changé de côté ce matin.

Comme vous le savez, je suis, cette session-ci encore, un cours d'économie alors voici les quelques observations et conclusions que je peux vous offrire sur la situation actuelle.

Ça va mal. Et, en fait, ça va mal depuis un bon bout de temps. Le problème origine semble-t-il de la fin des trentes glorieuses (de 1945 à 1975) années de croissance faste de l'économie et – tiens donc – du pouvoir d'achat de la population. Durant ces années, et en fait depuis la crise de 1929-1939, l'économie mondiale, entraîné par les ÉU a surtout développer la demande, c'est à dire pousser les salaires à la hausse afin de faire progresser la consommation intérieure et par ricochet la consommation extérieure.

Mais voilà qu'entre 1975 et 1980 la production a fléchie de façon inattendu... En réponse à ce changement on a décidé aux ÉU (et le reste de monde a suivi) de changer de politique et de privilégier l'offre.

Travailler sur l'offre signifie deux choses. C'est donner plus aux entreprises afin qu'elle puissent diminuer leur coûts et fournir les mêmes biens pour moins cher – l'offre est donc meilleure. Et, c'est   aussi privilégier le crédit afin de permettre au gens de répondre à l'offre sans leur consentir plus de pouvoir d'achat.

Les conséquences du travail sur l'offre sont celles que l'on connaît. Crise du crédit et délocalisation. La logique est simple : en travaillant sur l'offre on force les entreprises à offrir leur produit à meilleur prix si elles veulent continuer à faire des affaires puisque le pouvoir d'achat lui, n'augmente pas. Afin de baisser ou de maintenir leur prix les entreprises envoient leur fabrication en Chine où la main d'oeuvre est moins cher et peuvent ainsi continuer à nous offrir de meilleurs produits à des prix toujours plus bas.

Et pour sortir de la crise, que fait-on? On encourage encore le crédit en diminuant les taux d'intérêts. Bon, d'accord, ils n'avaient vraiment pas le choix. Une économie sans liquidité c'est une économie morte. Cela dit à la sortie de la crise, il va y avoir des choix difficiles à faire... Ou on continue sur la lancé et on favorise l'offre en maintenant, entre autres, des taux d'intérêts très bas et des conditions de prêt plutôt douteuses. Ce faisant on pousse également la poursuite de la délocalisation et un gel des salaires réel (par rapport à l'accroissement du coût de la vie). Ou alors on va dans l'autre sens et on hausse les taux d'intérêts et on favorise la demande en augmentant les salaires réels et le pouvoir d'achat, ce qui devrait aussi créer de l'emploi...

Mais ce ne sera pas si simple. Comment en effet faire augmenter les salaires alors que les usines ferment les unes après les autres et que le mouvement de délocalisation est bien entamer. Ce n'est pas un mouvement qui s'inverse facilement...

M'enfin, retenons pour le moment que c'est en favorisant l'offre qu'on s'est mis dans la merde et que ce n'est certainement en continuant de la favoriser que l'on va s'en sortir.

...

Ah, et puis en passant, si vous avez quelques secondes de plus passer lire ce court texte sur le blogue de la bourse de Richard Dufour, ça explique très bien le bras de fer qui se dessine entre les ÉU et la Chine et par la bande à quel point on est loin d'être sortie du bois. 

.jpm

 

14:01 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0)

Les commentaires sont fermés.