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08/04/2009

La fin de la crise m'inquiète

On peut lire un peu partout depuis deux jours que la fin de la crise est proche ou du moins qu'elle est en vue. Ces dires sont généralement appuyés par un sondage dans la population dont le taux de pessimisme a légèrement diminué ou par quelques indicateurs économiques comme un rebond dans les mises en chantiers – qui n'ont pas nécessairement augmentées, mais moins diminuées...

Ce n'est pas que je ne souhaite pas de sortie de crise. Ce n'est pas non plus que je sois insensible aux chômeurs qui se demandent bien de quoi demain sera fait. Ils sont maintenant plus de 5 millions aux États-Unis. C'est plutôt que je crains qu'elle passe trop vite. En fait j'ai peur que cette crise majeure soit finalement traité comme toutes les autres mauvaises nouvelles et qu'on cesse d'en parlé dès qu'une autre mauvaise nouvelle plus sensationelle se pointe le bout du nez.

Pourquoi cette inquiétude? Parce que la crise actuelle comporte plusieurs facteurs dont, les problèmes des banques, ceux des très grosses entreprises que l'on ne peut laisser tomber, celui du crédit trop accessible et bien sûr celui de l'intégration mondiale des marchés qui a contribué à étendre la crise partout et très rapidement, des facteurs qui, si la crise se passe rapidement vont tout simplement être oublié jusqu'à la prochaine crise.

Ne l'oublions pas, la crise actuelle est fait d'une trop grande volonté à maintenir une croissance économique et d'une très forte intégration des marchés.

Je ne dis pas qu'il faut revenir en arrière, mais je dis certainement qu'il faut revoir tout ça en profondeur et non pas saupoudrer le monde fiscal de quelques nouvelles politiques restrictive que nos comptables créatif auront tôt fait de contourner. Ce qu'il faut, c'est repenser nos rapports avec l'économie, repenser notre façon de bâtir nos systèmes économiques et bien sûr repenser notre façon de commercer. Il ne faut pas nécessairement tout faire, ou même prendre un virage à 180 degrés, mais il faut s'interroger sur le fondements de l'économie et sur la façon dont on l'a conduit jusqu'à maintenant.

Je sais, c'est une très grosse commande. Je sais, même si la crise est très importante on ira probablement pas jusqu'à repenser le capitalisme, mais malheureusement plus elle sera longue et pénible et plus il y a de chance qu'on laisse les questions de surface et que l'on se tourne vers les questions de fond.

...

Cela dit, je le répète la crise n'est pas fini. Et, même si l'économie repartait avec un super rebond, le pétrole bondirait et la crise alimentaire mondial qui était au centre des débats internationaux quelques mois à peine avant le début de la crise (on avait d'ailleurs déjà commencer à s'interroger sur l'éthique de la spéculation sur la nourriture) va repartir de plus belle...

...

Tiens d'ailleurs, au lendemain de ma petite note sur les chômeurs américains qui vont se retrouver en dehors du système et donc en dehors des statistiques, Le Devoir publiait un article sur le sujet. À croire qu'ils lisent mon blogue!

.jpm

08:59 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (1)

Commentaires

Mais il n'y a pas de crise du tout mon bon ! depuis plus de trente ans j'entends parler de "la crise", "la crise", "la crise" ! C'est des inventions de capitalistes, ils font ça artificiellement chaque fois qu'ils ont besoin de s'en mettre plein les fouilles en flanquant la frousse aux pauvres crétins que nous sommes ! et qui de toute façon, "crise" ou "pas crise", se retrouvent toujours avec moins de pognon dans le portefeuille et moins de droits dans les lois ! avec de plus en plus de chômeurs d'un côté, et de plus en plus de salariés qui crèvent de fatigue sous les heures supplémentaires mal payées ! Alors qu'on cesse de nous prendre pour des poires, et qu'on supprime une bonne fois le patronat... C'est le patronat, la crise...

Écrit par : collignon | 08/04/2009

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