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08/05/2009

Éducation : Compétences transversales

Cette semaine, mon gars devait commencer un travail de recherche sur un animal de son choix. Il a choisi l'ornithorynque – un animal étrange il va sans dire auquel aucun autre élève de sa classe avait pensé.

Pour débuter sa recherche mon gars, en bon élève de sa génération, s'est assis devant l'ordinateur et s'est branché sur intenet – wikipédia pour être précis. Il a alors commencé à faire ses recherches et c'est là que j'ai compris que les compétences transversales dont on nous parles depuis bientôt 10 ans  ne sont pas nécessairement celles que l'on croit et que l'éducation ce n'est pas la même chose pour tout le monde.

Par exemple pour son travail de recherche, mon gars doit démontrer de bonnes capacités de compréhension de texte, écrire correctement et savoir se servir d'internet. C'est sans surprise.

La surprise est plutôt venu lorsque j'ai dû lui expliquer comment il ne devait pas noté des phrases complètes mais bien la seule information pertinente. Pire encore, il n'avait aucune idée de la façon dont on conduit une recherche, aucune méthode de travail et encore moins d'idée concernant l'organisation de ses information et par conséquent de sa pensée.

S'il y a bien une compétence transversale qui vaut la peine d'être enseigner, mis à part écrire et compter, c'est bien l'organisation de la pensée! Mais, ça doit être trop évidant. Reste que demander un travail de recherche à des élèves de 3ième année sans leur donner les outils de base de l'organisation de la pensée ce n'est pas l'idéal. Oui on va à l'école pour apprendre des choses concrètes, mais le but de la recherche n'est pas d'en savoir plus sur l'ornithorynque, mais bien sur la façon de faire des recherches!

Ça me fait penser à ce prof de secondaire deux..­. C'était en histoire. Ce professeur avait commencer l'année en nous disant qu'il n'utiliserait pas de livre et qu'il allait nous obliger à prendre des notes tout au long de l'année. Nous étions tous fâché de devoir travailler autant – on est con à cet âge là. Mais, au premier cours, plutôt que de nous donner un cours d'histoire, il nous a donner un cours de prise de notes. Ce fût le premier et le dernier à le faire – et, honnêtement, une chance qu'il a été là parce que je n'aurais jamais appris à prendre des notes comme il le faut sans lui et ça vieille méthode sans livres, sans notes, sans Powerpoint, un vrai exposé magistral, j'aurais vraisemblablement eu beaucoup plus de difficultés dans mes cours au cégep et à l'université.

Bref, j'ai l'impression que malgré les grandes réformes et les bonnes intentions, on oublie souvent ce que devrait être la base de l'éducation scolaire.

.jpm

16:20 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0)

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