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13/05/2009

Les BS et l'évasion fiscale

Dossiers chauds, Québec verse annuellement 50 millions de dollars à des fraudeurs de l'aide sociale! Pire selon un récent sondage « La plupart des bénéficiaires de l'aide sociale refuseraient un emploi au salaire minimum ».

Mettons les choses en perspectives.

Oui 50 millions c'est beaucoup d'argent. Bien sûr tout les québécois serait content de voir cet argent investie en éducation, en santé ou dans les routes... Mais est-ce qu'il faut vraiment tapé encore plus sur du monde déjà à terre?

Le Québec perd près entre 2 et 2,5 milliards de dollars par années et ce par la seule évasion fiscale relié au travail au noir. Le 50 millions des BS c'est au plus 2,5% de cette somme. Savez-vous qu'il y a présentement plus de 3 000 fonctionnaires qui travail à contrer l'évasion fiscale et que Québec s'apprête à en engager 800 de plus – à 50 000$/an ça fait 190 millions de dollars pour récupérer 2 milliards soit un « investissement » de 9.5% pour obtenir ce 2 milliards !

Parlons de l'autre nouvelle celle voulant que les BS ne veulent pas retourner au travail. Le sondage a été mené au près de 70 personnes prestataires depuis deux ans et plus. 70 personnes sur 350 000 prestataires c'est 0.02% - vraiment trop peu pour pouvoir affirmer que « la plupart de bénéficiaires... ».

Et finalement, il y a les entreprises. À titre d'exemple Alcan, entre 2001 et 2006 n'a pas payé un sou d'impôt au Québec, mais a tout de même contribué aux caisses de la France, de l'Allemagne, des États-Unis, de l'Australie et l'Angleterre à hauteur de 1,5 milliards de dollars. Pire, pendant ce temps  les gouvernement canadiens et québécois lui versait un remboursement de 106 millions de dollars! Cela dit, je serai honnête et vous dirai également qu'en 2007 l'entreprise a payé 225 millions de dollars d'impôt au Canada.

Reste que la suspension de payements d'impôts est une chose qui semble courante en entreprise. On ne paye pas d'impôts une certaine année sous prétexte que l'année d'après il est possible que l'on fasse un déficit ou que l'on investisse dans des infrastructures que commanderaient des réduction d'impôt. Si ce programme est, en théorie, un bonne chose, il permet en pratique à certaines entreprises un peu moins bien intentionné de suspendre des payements d'impôts sur une très longue période – et gageons qu'on parle ici de largement plus que 50 millions de dollars par an.

.jpm

10:19 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0)

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