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13/07/2009

Les mots de la complexité

Vendredi dernier j'étais dans ma voiture sur l'heure du dîner et comme j'étais seul j'ai ouvert la radio et je suis tomber sur la ligne ouverte de Radio-Canada. On y discutait de quelque chose – je ne sais pas quoi exactement. Les gens appelaient et y allaient de leur commentaires. Pour les uns c'était la faute des syndicats, pour les les autres la solution était du côté des syndicats. Pour d'autres encore, c'est le modèle québécois qu'il fallait remettre en question et, bien sûr, leur contre-partie disaient tout le contraire. Puis il y a eu ce gars pour qui le problème était relié à l'âge moyen de la population...

« Certains auditeurs ont parlé de la Chine et de l'Inde comme des modèles. Dans ces coins là il y a beaucoup plus de jeunes que de vieux. Ici c'est le contraire. Dans les années 60-70 ça a bougé pas mal ici, c'est parce qu'il y avait beaucoup de jeunes... »  Je cite de mémoire. Et, si j'ai bien compris le sujet portait sur un certain immobilisme au Québec – j'ai stationné ma voiture avant de vraiment savoir quel était le sujet.

Ce que j'ai compris, par contre, c'est que la réalité est beaucoup plus complexe que les mots que nous utilisons pour la décrire. Et ceci est d'autant plus vrai que « modèle québécois » et même « syndicats » ne renvoient absolument pas à la même chose pour tout le monde. Personne ou presque n'a la même définition de ce qu'est le modèle québécois ou de ce que devrait faire un syndicat.

Les débats sont-ils vains? Absolument pas! Mais il faut être bien conscient des limitations de notre language et agir en conséquence.

Ainsi pour qu'il y ait débat, il doit y d'abord y avoir terrain d'entente sur les termes. Et, pour qu'il y ait terrain d'entente sur les termes il faut que les participants se servent de l'espace publique et du débat pour définir ces termes. Et encore, pour que lesdits débats soit fructueux, il faut être en mesure de bien utiliser les termes et éviter de se réfugier dans des termes trop généraux – il faut être précis.

Bref pour qu'il y ait de bons débats et que les choses avances, il doit y impérativement y avoir plus de débats et les gens qui veulent bien y participer (et tout le monde devrait le faire) doivent se tenir au courant de l'évolution des débats qui ont lieux sur la place publique.

Or, de nos jours il semble que le débat soit bien difficile. Dans les quelques lignes ouvertes que certains écoutent on nous lâche toutes sortes de conclusions rapides et sans argumentaire. Idem pour les journaux et les nouvelles à la télé. L'art de l'argumentation se perd, tout le monde fait dire n'importe quoi aux chiffres et on mélange allégrement tout les genres (politique, économique, social) dans la plus part des débats...

Ainsi donc, pour répondre à la question de l'immobilisme, je dirais que si le Québec est immobile c'est en partie parce qu'il n'y a pas suffisamment de débat et d'espace pour débattre.

.jpm

Bien sûr 500 mots pour réglé le problème de la complexité des débats, c'est trop peu et très expédié, comme ce que je reproche au quotidiens et autres réseaux d'information... Que voulez-vous je suis de mon temps et vous aussi – auriez-vous lu un texte de cinq page ?

11:31 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (1)

Commentaires

Je suis tout à fait d'accord !

Écrit par : robe | 13/07/2009

Les commentaires sont fermés.