Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

28/07/2009

Quebecor le sauveteur !?

La récente « polémique » sur le rôle culturel de Quebecor au Québec à travers sur journaux, ses livres et ses émissions de télévision opposant Gil Courtemanche et Richard Martineau. Je n'ai pas vraiment suivi le débat si tant il y en a eu un, mais j'ai lu Martineau...

D'un côté M. Courtemanche semblait dire que côté culture Quebecor ne vole pas très haut et j'aurais tendance à être d'accord. Disons qu'ils font plus dans le populaire savamment brassé, mais sans réelle saveur, que dans la grande culture. Mais bon, ce n'est pas leur créneau et il y en a déjà qui le font très bien. Et puis, encore, le théâtre même si la pièce est de Claude Meunier ça ne plait pas à un très large publique. D'un autre côté ont pourrait leur reprocher de ne pas en faire la promotion et de tomber dans la facilité de la pop culture – ce avec quoi je suis, encore là, en accord.

Idem du côté journalistique. Même s'ils publient quelques bon chroniqueurs et qu'ils financent de bons et sérieux reportages – ce que j'ai souligné à l'occasion – on sent souvent un nivellement par le bas dans la  nouvelle, ce que j'ai aussi récemment souligné... Élevé le chiffre d'affaire des Bingos au rang de nouvelle, c'est vraiment n'importe quoi – y'a certainement plus intéressant à couvrir.

Mais ce qu'il y a d'intéressant avec Quebecor c'est qu'au-delà de ces critiques, ou malgré celles-ci, certains poseront l'entreprise comme un des grands sauveteur de la culture québécoise et iront même jusqu'à l'inclure dans un plan global visant à empêcher le Québec de disparaître purement et simplement.

Qui et pourquoi? Les économistes en premier lieu et bien sûr les gouvernements qui les écoutent.

Pour eux le calcul est simple et il n'est pas culturel. Si les gouvernements québécois ont au fil des ans accordés, privilèges, aide et passe droit au groupe Quebecor c'est parce qu'il a une grande importance pour la nation. Rappelez-vous on a même modifier des lois pour leur permettre d'acquérir TVA...

Le calcul étant que si le Québec n'a pas de géant de la communication il n'aurait pas pu se défendre contre l'achat de plus grands groupes non-québécois qui auraient eu tôt fait de rationaliser en diminuant, vous vous en douter bien, le contenu québécois et éventuellement le contenu francophone.

C'est d'ailleurs ce qui est en train de se produire au Nouveau-Brunswick. Irving* qui possède depuis peu l'avant dernier journal francophone indépendant de la province et vient de décider de le rendre bilingue ce que d'aucun voit comme étant un premier pas vers sa conversion à l'anglais... Il ne reste plus aujourd'hui que L'Acadie Nouvelle qui n'imprime que 20 000 copies.

Alors, Quebecor comme sauveteur de la culture québécoise? Eh bien, il n'y aura jamais qu'un seul grand sauveteur, nous y participons tous à tous les jours, mais son rôle ne peut être négligé qu'on aime Virginie ou pas!

.jpm

08:54 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0)

Les commentaires sont fermés.