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02/08/2009

Crime d’honneur, crime culturel ?

J’ai lu un excellent commentaire dans Le Devoir de vendredi dernier. L’auteur, Denis Blondin, explique dans un style clair et précis pourquoi il faut être très prudent lorsque l’on associe le prétendu « crime d’honneur » de la famille Shafia à un trait culturel.

Il rappel deux choses. La première étant que peu importe la culture ce sont bien plus des problèmes psychologique qui mène à ce genre de solution extrême. Autrement dit, il y a des gens en crise psychologique partout et ce n’est pas parce que dans ce cas-ci ce sont des afgants que c’est nécessairement culturel.

La seconde passe par un rappel des événements de janvier dernier au Saguenay où, dans une famille typiquement québécoise, il y avait eu triple meurtre d’enfant et suicide du père – la mère ayant survécu à son propre suicide a été mise en accusation. Le point étant évidemment que pour des afgants, par exemple, ce phénomène (puisque ce n’était pas le premier drame du type) pourrait paraître culturel au même titre que le cas de la famille Shafia.

Je m’arrête là pour le résumé. Allez lire le commentaire il en vaut vraiment le détour.



Pour ma part j’aurai deux petits point à ajouté à cet excellent texte.

Un, la définition du « culturel » est très flou et, à mon sens, si les deux cas sont clairement relié à des détresse psychologique profonde, la solution n’en est pas moins – pour les deux cas, j’insiste – culturelle dans une certaine mesure. La culture se bâtie par notre vie collective. Nous avons une psychologie collective, un inconscient collectif et un imaginaire collectif. Le fait d’avoir entendu dans les médiats de ce type de « solution » a certainement eu une influence sur le couple. Peut-être qu’en Allemagne personne ne considérerait ce type de « solution », même en état de grave détresse. Peut-être que les parents, à l’image des parents de Hansel et Gretel, irait simplement abandonner les enfants dans Berlin avant de s’enfuir dans un autre pays, plutôt que de les tuer.

Le fait que le cas de la famille Shafia nous choque est en grande partie relier au fait que ce soit quelque chose de nouveau pour nous et pour lequel nous n’avons aucune références culturelles.

Deux, Bien que je sois tout à fait d’accord avec M. Blondin, je ne peux m’empêcher de souligner qu’au Québec les femmes ne sont pas traité comme des moins que rien par la moitié de la population et que le traitement inégale devant un crime n’existe pas – pensez à l’adultère et à la lapidation encore courante tout récemment en Afghanistan.

On aura beau ajouter que ça ne concerne qu’une part « extrémiste » de la population il n’en demeure pas moins que cela fait parti de l’imaginaire collectif et donc, que c’est, dans une certaine mesure culturel.

.jpm

15:57 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0)

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