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17/09/2009

Made in China : Les trois Chine

Lors de mon voyage en Chine, j'ai eu l'occasion de voir trois Chine distinctes et je ne parle pas de Hong Kong qui n'est clairement pas en Chine et qui ne le sera jamais si vous voulez mon avis. Cette distinction, je ne l'avais pas vu lors de mon précédent voyage. Peut-être avais-je été moins attentif ou peut-être est-ce simplement que j'ai été un peu plus loin cette fois-ci...

Première Chine : La grande ville occidentale.

Les grandes villes modernes comme Shenzhen ou Shanghai ressemblent beaucoup aux grandes villes occidentales. Elles ont de larges avenues, de gros grattes-ciel, de grands centres d'achats, de grands restaurant et de grands hôtels. Les rues sont propres, sécuritaires et tout est aménager – encore plus en Chine qu'ailleurs. On imagine fort bien les gens vivent à peu près comme nous. La matin, ils ne courent pas, ils font du Tai-Chi, le midi ils ne vont pas plus que nous à la maison, ils mangent chez McDo et le soir, ils regardent les nouvelles et s'occupent de leurs maisons, de leurs enfants.

Deuxième Chine : La grande ville chinoise.

En « banlieue » de Shenzhen la zone économique spéciale se trouve Shenzhen la vraie ville celle qui s'est développé autour de la zone économique spéciale. Là, c'est déjà très différent. Il y a des routes, des grand boulevards et des grattes-ciel, mais les routes et les boulevards sont sales, troués, mal aménagé et peuvent s'arrêter n'importe où sans préavis.

La ville est très poussiéreuse, tout est sale et ça traine partout. Il y a des trucs en construction ou en destruction à peu près partout et un chantier sur deux a l'air abandonné. Les autres sont investie de travailleurs mal équipé et d'indigents qui « squate » le coin en attendant  de trouver mieux. Sur un boulevard tout neuf – 4 voies avec terre-plain, j'ai vu un trottoir en construction : Des chinois en haillons y cassait de la pierre à la pioche pour faire le fond qui devra recevoir une pile de brique déjà livré en tas au bout de l'allée...

Le commerce est également très différent. Il n'y a plus de centre d'achat mais bien des série de petites boutiques surchargées et entrecouper de « shop » de réparation de moto, ventilateur et autres poële à gaz. Et quand ce n'est pas des petites boutiques ce sont des tables sur le trottoir ou dans la rue à travers les piétons, les vélos, les motos et voitures qui se disputent déjà le peu d'espace disponible.

Je suis allé au resto dans cette zone. La place était crasseuse, les murs écaillés, le mobilier défraîchit, mais la bière était bonne et la bouffe très épicé aussi. C'est la règle là-bas on ne boit pas d'eau et on mange épicé.

Je n'ai pas vu d'hôtel ni d'appartement, mais a en juger par l'usine que j'ai visité et les facade des blocs bordant les larges boulevard sales que j'ai vue, je me dis que ça doit être plutôt ordinaire.

Troisième Chine : Les bidonvilles chinois.

En Chine il n'y a pas de bidonvilles à la Mexico, ce sont plutôt de vieux logements, maisons et terrains qui datent de l'ère soviétique fermée. On les voient sur le bord de certaines routes ou encastré entre deux nouveaux quartier. Ce n'est pas la campagne ou les vieilles villes industrielles, ce sont des restants que j'ai pu entrevoir à Wuhan une ville de près de 7 millions d'habitants.

Dans ces quartier là, les gens sont très pauvres. Ils vivent en ramassant du carton, du métal ou des bouteilles vides. Ils cultivent des petits lopins de terre quand c'est possible. J'en ai vu un en bordure d'une route entre un mur d'usine et le fossé 2m de large tout au plus et laissez moi vous dire qu'à l'odeur je n'y aurait même pas pris une marche. Bref c'est la vraie misère, comme on s'imagine les bas-fond de la Chine urbaine.

Ces gens là sont les oubliés du nouveau système. Ils n'ont pas vraiment de boulot. Il vivent dans des taudis sur le point de l'effondrement et probablement sans services. Ils semblent être à la marge et donc peu nombreux, mais je suis surtout rester en ville. Il est fort probable qu'il y en ait plus que je ne crois. Ces gens là n'ont probablement rien ni aucun avenir sinon celui de la survie dans leur taudis jusqu'à ce que l'État décide de reprendre les terrain...

.jpm

11:59 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (1)

Commentaires

vous oubliez une quatrième Chine, peut-être la plus importante et que je connais bien : la campagne ou plutôt les campagnes. Qui ne connaît pas ces campagnes ne connaît pas la Chine.

Écrit par : Rosa | 25/09/2009

Les commentaires sont fermés.