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23/09/2009

La chute du mur de Berlin

N'étant pas un grand historien, je ne peux pas vous apprendre grand chose sur cette chute. En 1989, je finissait mon secondaire alors je n'ai pas compris grand chose de l'événement, mais je m'en souviens et je me souviens que ça avait beaucoup fait jasé les adultes – mais peut-être pas sur les conséquences à long terme. Je crois qu'ils parlaient plus du passé de ce que ça avait dû être et de ce que ça allait être à court terme... Effondrement du communisme, réunification des deux Allemagne...

Ce que je peux dire aujourd'hui c'est que 20 ans après le communisme ne vit plus que dans le monde des théories, même la Chine qui se dit toujours communiste a abandonner l'un des préceptes de base – la planification centrale de la production qu'elle confie de plus en plus au marché.

Ainsi, je crois que le changement idéologique majeur qui a suivi la chute du mur de Berlin n'est pas tant celui d'un changement politique que celui d'un changement économique. L'économie de marché règne aujourd'hui en roi et maître. Son triomphe, il y a vingt ans, est sans aucun doute relié à la crise actuelle. La main invisible du marché venait de battre la main visible du gouvernement dans un match de tire au poignet qui avait duré plus de 40 ans, son avenir était radieux, les espoirs les plus fous étaient permis.

Bien sûr, ça ne s'est pas fait du jour au lendemain, la déréglementation, l'ouverture des marchés, etc.  Mais, l'idée c'est que sans réelle opposition idéologique, le marché a eu tout le loisir de s'imposer partout et avec peu d'entraves. Évidemment, il n'est pas question de retourner en arrière. La planification centrale ça ne fonctionne tout simplement pas (quoi qu'avec la puissance informatique d'aujourd'hui c'est probablement plus possible que jamais – mais on sait également que ça ampute sérieusement l'innovation, ainsi sans la marché nous n'aurions peut-être pas cette puissance de calcul...) alors il ne reste que le marché comme modèle.

Cela dit, le modèle économique basé sur le libre marché est très large, il y comporte une infinité de saveur entre, pour reprendre de vieux termes, la gauche partisanne d'un État fort et la droite partisanne d'un État réduit. Vous savez de quel côté je campe alors je n'y reviendrai pas et conclurai en rappelant que si le communisme et la planification centrale sont morts, le libre marché et la déréglementation extrême ont bien montré avec la récente crise qu'ils n'étaient pas des modèles idéal non-plus.

.jpm

p.s. Pierre Foglia nous a pondu un de ses meilleurs textes de l'année pour souligner le vingtième anniversaire de la chute du mur de Berlin – c'est à lire sans faute!

09:37 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0)

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