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28/09/2009

Brèves : Voile d’ignorance, Contradiction d’économiste et Falardeau

Le voile d’ignorance est une petite expérience mentale qui fut définit par John Rawls et dont je ne connaissant pas l’existence avant la semaine dernière. Je vous la partage aujourd’hui. Le problème de base est simple : Comment créer une société relativement juste et équitable? La solution de Rawls tient en cette fantastique et très simple expérience de la pensée. L’idée, c’est d’imaginer que l’on doit édicter les règles de vie d’une société surtout en ce qui a trait aux inégalités qui y seront tolérées, mais que l’on doivent le faire avant de savoir quelle sera notre place dans cette société… Très bon concept à garder à l’esprit!

Cette semaine par contre je n’ai rien appris sinon que même les profs d’économie qui sortent un peu du moule et qui s’intéressent à la pauvreté et à ses causes ne sont pas capables de sortir des vieilles contradictions de leur profession. Encore ce matin, j’ai eu droit à la fameuse nécessité de laisser libre cours au marché si l’on veut atteindre l’allocation optimal des ressources ou autrement si l’on veut être efficace. Mais deux diapos plus le même prof fait soudain un détour par la crise économique en cours et les gouvernements pour nous dire qu’il n’y a pas que les banquiers avides de profits derrière cette crise, mais que c’est aussi la faute du gouvernement qui n’aura pas suffisamment encadrer la pratique… Faudrait se branché là!

Le cinéaste et polémiste Pierre Falardeau est mort cette fin de semaine. Beaucoup ont salué son grand talent de réalisateur et de scénariste, presque autant ont souligné ses prises de positions extrêmes quand il était question de la souveraineté du Québec. Si je suis d’accord avec eux sur la forme, Falardeau avait, vers la fin, perdu de sa verve et de sa force de persuasion intelligente et l’avait remplacé par un simple mépris de l’autre – probablement parce qu’il était devenu amer face au débat et donc qu’il avait perdu toute perspective – je suis par contre en désaccord avec le fond. Falardeau était certes un extrémiste, il voyait les effets du colonialisme partout et de l’aplaventrisme presque aussi souvent. Bien sûr sa vision était probablement exagéré, mais d’un autre côté elle était nécessaire. Ce sont les extrêmes qui nous font réaliser jusqu’où il est possible d’aller dans l’interprétation et l’analyse de faits et ce sont ces mêmes extrêmes qui nous forcent à ne pas toujours tendre vers le consentement béat et vide de sens. Alors oui, le cinéaste va me manquer, mais le polémiste aussi, celui qui voyait tout sous les angles de la colonisation et qui nous faisait réaliser à quel point quand on a les deux pieds dans une situation on manque de recule… C’est d’ailleurs peut-être ce manque de recul qui a fini par l’aigrir vers la fin de sa vie, lui faisant haïr tous ceux qui n’était pas de son bord – dommage. J’essayerai d’en garder un souvenir de ses meilleurs jours.

.jpm

13:00 Publié dans Brèves | Lien permanent | Commentaires (0)

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