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21/10/2009

Profilage racial

On apprenait ce matin que l'ONU allait débarquer à Montréal-Nord pour faire enquête sur le profilage racial. La ligue des noirs entend également discuter de racisme en général et de discrimination à l'emploi – soutenu notamment par des taux de chômages anormalement élevé chez immigrants.

Je ne veux pas faire de démagogie et, ne m'écrivez pas pour me dire que ce que j'écris ici est raciste ou encore pour m'insulter en me traitant de raciste. Ce que je vais décrire ici est ce que je crois être une part de la réalité, rien de plus.

Alors voilà, sans vouloir minimiser le profilage racial que certains noir de Montréal-Nord peuvent vivre, je tiens à souligner que du profilage il y en a partout et pour tout le monde.

Il y a du profilage religieux et je n'ai certes pas besoin de donner de grands exemples à ce sujet sinon que ça se fait des « deux côtés », bien des religion ne permettent pas à leur croyant d'épouser ou même de fréquenter des gens d'une autre confession.

Il y a du profilage basé sur le sexe. On n'engage pas des femmes dans tous les domaines pas plus qu'on engages des hommes partout. On préfère les serveuses au serveurs et les boss-boy aux boss-girl.

Il y a du profilage vestimentaire. J'ai déjà été suivi au ralentis sur une centaine de mètre par une voiture de police parce que je portais des bottes de l'armée, un pantalon assortie et les cheveux longs. En tout cas c'est ce que j'ai cru sur le coup. J'habitais, à l'époque, dans le Vieux-Québec et les punks du coin subissaient beaucoup de pression de la part des policiers afin de les déplacer ailleurs. Mais peut-être était-ce autre chose. Peut-être avaient-ils eu un appel concernant quelqu'un dont la description collait à la mienne...

Bref, tout ça pour dire que tout le monde subit du profilage à tous les jours ou presque. D'accord, les noirs n'ont pas choisi d'être noirs, mais les pauvres non-plus n'ont pas choisi d'être pauvres, tout comme les gens laids, trop grands ou atteins d'obésité morbide – et pour eux c'est à tous les jours, tout le temps, dans toutes les circonstances.

Parce qu'il ne faut pas perdre de vue que le profilage racial dont il est question ici est celui des policiers. Ces derniers ne vont certainement pas accoster le collégien noir qui sort de l'épicerie avec sa bouffe pour la semaine même s'il est dix heures du soir. On parle d'interpeller des noirs qui suivent un code vestimentaire spécifique ou qui se trouvent dans des lieux inapproprié à des heures tardives.

Le cas Villanueva est un excellent exemple. Qu'est-ce qu'un gang de gars associé aux gang de rues, dont au moins un connu de la justice et se trouvant en bris de condition foutent dans un par à dix heures le soir? S'ils avaient été en train de jouer une partie de soccer, je suis certain que les policiers les auraient laissé tranquille, mais là, ils traînaient. Les gars auraient pus tous être des blonds aux yeux bleu que la police y serait allé quand même.

Enfin, tout ça pour dire que le profilage il y en a partout et pour tous et que celui qui est fait par la police repose sur plusieurs variables et que le fait d'être noir n'est certainement pas la principale variable, une chose que les gens qui veulent voire du racisme partout ont tendance à oublier.

.jpm

11:29 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0)

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