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27/10/2009

Un beau grand pays

On apprenait ce matin que Danny Williams, premier ministre de Terre-neuve-et-Labrador s'élevait déjà contre le projet de rachat par Hydro-Québec d'une partie des actifs de distribution du Nouveau-Brunswick – un rachat qui n'est encore aujourd'hui qu'à l'état de rumeur. Il est prêt à prendre toutes les mesures possibles pour empêché cette transaction qui, dit-il, va à l'encontre des intérêts du Canada! En fait, pour M. Williams, le Québec essais tout bonnement de faire de l'argent sur son dos en lui chargeant un prix déraisonnable pour le transport d'électricité... Mais bon l'achat n'est pas fait et le prix déraisonnable ou pas est encore loin d'être sur la table.

Autre point qui énerve M. Williams : La centrale de Churchill Fals avec laquelle Hydro-Québec aurait fait quelques 19 milliards et pour laquelle elle n'aurait versé que 1 milliards en redevances à Terre-Neuve-et-Labrador. On pourrait peut-être lui rappeler que le Labrador était au Québec avant et que la transaction qui l'a « donné » à Terre-Neuve est hautement questionable... On pourrait également lui rappeler qu'au dernières nouvelles le Québec faisait encore parti du Canada et que s'aider plutôt que se nuire était la règle générale dans un pays.

...

Autre beau coup de sonde : La court suprême du Canada a invalidé la semaine dernière la loi 104* visant à empêcher les québécois à utiliser sauf-conduit législatif pour contourner la loi 101 sur l'éducation en français.

L'esprit de la loi est très clair, ce n'est que la lettre qui pause problème, mais la court suprême a choisi de de suivre la lettre plutôt que l'esprit. Elle a donc déclarer la loi 104 anticonstitutionnelle et légaliser – voire encourager – du même cette pratique odieuse qui permet à des élèves de fréquenter pendant quelques mois une école anglophone privé non-subventionné pour ensuite pouvoir faire l'ensemble de leurs études en anglais dans le réseau publique.

Là encore, le Canada aurait pu penché du côté de la solidarité, de la compréhension, mais on a choisi de nous planter un couteau dans le dos.

Cela dit il y a une réponse simple au sujet de l'anglais donner de bon cours d'anglais aux québécois qui fréquentent les écoles francophones. Ça existe! L'école primaire du quartier à cinq minute de chez-moi offre un programme d'immersion au troisième cycle. Les élèvent font leur cinquième et leur sixième en français pendant une moitié de l'année et font de l'immersion pendant la seconde moitié et ils sortent tout à fait francophones et tout à fait bilingues. C'est gagnant-gagnant.

Mais pour l'heure, ce n'est pas disponible partout et grâce à la court suprême la brèche dans la loi 101 vient d'être ouverte officiellement – et ce n'est pas que pour quelques centaines d'élèves, c'est pour des générations car qui fait son primaire en anglais vient d'obtenir le droit de le faire faire à ses enfants et à leur enfants et aux enfants de leur enfants et la petite brèche devient énorme...

Ici un texte d'opinion résumant bien la situation.

.jpm

10:31 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0)

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