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07/11/2009

La Fed donne raison à Keynes !

Et voilà, c’est sans tambours ni trompettes que la Réserve Fédérale Américaine a officieusement changé son fusil d’épaule. Je dis officieusement parce que je ne suis même pas certain qu’ils en soient conscient – ce qui serait par contre dommage. Cela dit, je suis absolument convaincu de ne pas être le seul à m’en être rendu compte.

Voici ce que la Fed a affirmé cette semaine lorsque le taux de chômage aux ÉU a dépasser la barre des 10% : « Redoutant la formation d'un cercle vicieux, les dirigeants de la Fed ont laissé publiquement percer en octobre leur crainte que la croissance ne soit pas assez forte en 2010 pour faire baisser «sensiblement» le chômage. En conséquence, ils ont indiqué mercredi que la banque centrale était encore bien loin de retirer son soutien énorme à l'économie. »

En quoi cela donne-t-il raison à Keynes et qu’est-ce qu’on a à foutre? C’est simple, les libéraux, néo-libéraux et autres adorateurs du libre marché n’ont jamais cru ce qui est à la base de toutes les politique keynésiennes de relance de l’économie par les États à savoir que l’économie pouvait, dans certaines conditions pas si rare, se retrouver dans un équilibre de sous-emploi.

Je sais, ce n’est pourtant pas si difficile à imaginer, mais les libéraux n’y ont jamais cru parce que pour eux, l’économie doit nécessairement croître. Bien qu’ils aient toujours invoqué un chapelet de raison pour « démontrer » que l’économie ne pouvait se retrouver en équilibre de sous-emploi, il semble qu’aujourd’hui ils soient forcé de reconnaître que c’est possible.

Qu’est-ce que ça change? Hé bien, ça réhabilite Keynes et la nécessité de l’intervention de l’État dans l’économie et pas seulement de manière ponctuelle pour sauver les meubles, mais de façon permanente comme régulateur de l’économie de marché, une économie dont l’état « naturel » n’est plus nécessairement la croissance et le plein emploi.

.jpm

10:25 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0)

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