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26/11/2009

Un rationnel à l'église

C'était les funérailles de ma grand-mère cette semaine alors je suis allé, comme il se doit, passer une heure à l'église. N'étant pas plus pratiquant que chrétien, j'ai regardé la scène avec un l'oeil tout rationnel que vous me connaissez – par intérêt sociologique certes, mais également, je dois m'en confesser, pour ne pas trop me laisser emporter par la cérémonie. J'avais une lecture à faire à la fin et je voulais être en mesure de la faire.

Le tout s'est déroulé normalement. Le prêtre a commencer par nous faire un discours générale sur la grande famille de l'Église et sur les symboles de cette dernière. De loin, ça avait l'air d'un bon pitch de vente – clairement il tentait d'aller chercher la poignée de brebies-boomers égarées que comptait la salle.

Il a parlé de la vie éternelle et évoqué cette image du Seigneur combatant la mort – j'imaginais Jésus en culturiste en train de lutter contre la mort, ce squelette à grande robe noir et sa faux. Il nous a parlé de la lumière du Seigneur, de notre besoin de lumière... Vitamine D, c'est noté.

Puis après sa longue info-pub, où il a bien insisté sur les avantages d'adhérer à sa religion, il est passé à la section « hommage » à la défunte. Je ne sais pas trop comment il a assemblé son commentaire, mais ça collait plutôt bien à ma grand-mère. Quoi que d'un autre côté, me suis-je dit, il fait un peu comme Jojo Savard, il brode sur des thème convenus et flou de telle manière que ça colle bien à tout le monde. Il nous a parlé de ce petit plat qu'elle savait si bien faire – qui n'en a pas, de ces instants de bonheur en famille – encore là qui n'en a pas? Donc ça donnait l'impression d'être personnaliser sans l'être. Mais ça m'a quand même permis de faire un voyage et de me rappeler une foule de souvenir de ma vie avec ma grand-mère – i.e. ça fonctionne bien et je lui en suis tout à fait reconnaissant même sir pour un rationnel comme moi, les ficelles de son discours était plutôt apparentes.

Et puis bon, l'église c'est l'église. Assis, debout, à genoux, debout... Et tous ces petits mots qu'il faut savoir dire au bon moment. J'ai bien ris (intérieurement) lors de la communion, j'ai vite transformé « Le pain de la vie et la coupe du salut » en Sein de la vie et la Croupe du salut – j'adore.

Tout au long de la cérémonie, je pensais à ma grand-mère tout en regardant mes enfants gigoter à mes côté, incapables de tenir en place, et je me disais, à quoi bon s'occuper de la mort quand la vie est si vivante et je suis certain qu'elle aurait été bien d'accord avec moi.

.jpm

11:05 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0)

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