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03/12/2009

Sudbury ou l’avenir du français

La semaine dernière, ma blonde est allé passer la semaine à Sudbury – une ville du nord de l’Ontario comptant quelque 150 000 personnes dont à peu près 40 000 se déclarent francophone. Cette ville comporte une université et un collège francophones, L’université Laurentienne et le Collège Boréal. L’université offre des programmes en anglais, mais la plupart comportent au moins quelques cours en français et certains programmes (dont éducation) totalement en français. Le collège quant à lui n’offre que quelques cours en anglais – la grande majorité des cours étant en donné dans la langue de Molière.

Or malgré tout ce bel enrobage francophone, ma blonde a découvert que le français n’était que très peu utilisé. Bien sûr, on imagine facilement que dans les classes des écoles primaire ou secondaire francophones le français prédomine, il en va certainement de même à l’hôpital, mais dans les très nombreux Tim Horton, à l’hôtel, à la station de service, au restaurant et même dans les corridors de l’université et du collège on parle anglais.

Ma blonde a dû insister fortement pour qu’on finisse par lui répondre en français – comprenez qu’elle a dû adresser la parole en français à quelqu’un qui lui répondait en anglais à deux ou trois reprise avant de finalement passer au français. Un français qu’ils maîtrise par ailleurs très bien.

Une seule minorité clairement francophone : Les nombreux profs africains qui eux jase en français même en dehors de leur classes.

Est-ce là l’avenir du français au Québec? On serait tenté d’y croire par moment…



D’ailleurs je vous envois lire deux textes à se sujet.

Le premier texte, celui de Julius Grey, explique certaines anomalies intéressantes concernant les écoles anglaises, développe sur notre obsession de la loi 101 et termine en proposant un système scolaire unique où l’enseignement serait fait à 80% en français et 20% en anglais.

Bien que la formule reste à débattre je dois dire que je suis plutôt favorable à ce type de solution. Plus d’écoles anglaises ou françaises, que des écoles bilingue. À mon sens on devrait favoriser une formule du type primaire en français sauf cinq et sixième avec six mois en anglais pour faire de « l’immersion » puis au secondaire éducation en français pour toutes les matières, programme de français au complet et programme d’anglais au complet. De cette façon tout le monde sort du système francophone et parfaitement bilingue.

Le second texte c’est la réponse de Richard Martineau au texte de Julius Grey qui à un certain moment dans sa longue lettre à eu la très mauvaise idée d’écrire qu’il « est temps d'arrêter la bataille contre l'anglais ». Évidemment ça n’a pas plus à Martineau et franchement ça ne devrait plaire à aucun québécois. Il n’y a pas au Québec de guerre contre l’anglais. Ce qu’il y a c’est une invasion relativement clair de l’anglais dans la sphère publique comme langue d’usage – un peu comme à Sudbury… Martineau y va d’une foule d’exemples tiré de sa vie de tous les jours avant de finir par un classique du Québec-bashing qui n’est malheureusement que trop courant. Je vous ramène à mon plus récent exemple?

Bonne lecture.

.jpm

20:50 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0)

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