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10/12/2009

Déception politique

Alors que j'étais en Chine en septembre dernier, j'ai eu l'occasion de discuter avec un vrai Conservateur, un gars qui s'était présenté comme député aux dernière election, une grande gueule sans réelle envergure – il n'a d'ailleurs pas gagné.

La scène se déroule au dîner offert par la délégation canadienne conjointement avec le bureau de ShenZhen pour le développement des affaires en Chine. Il s'agissait d'un petit buffet, alcool compris, où trônaient des tables de bar sans banc. La bouffe était ordinaire et la musique encore plus – nous avons eu droit à l'hymne national en boucle sur toute l'heure du dîner.

Je connaissais déjà le gars, il était au même hôtel que moi, nous avions voyagé dans le même bus au cours des derniers jours et nous avions même pris une bière ensemble la veille, mais nous n'avions pas parlé politique.

C'est probablement le fait d'être reçu par le Canada qui a fini par aiguiller notre petite conversation du dîner sur le sujet politique. C'est là qu'il a cracher le morceau. Je venais de dire que Harper ce n'était pas mon homme. Il m'a rétorqué qu'il était le plus apte en place tout en soulignant qu'il s'était présenté sous la bannière conservatrice aux dernières élections. Et c'est là que ça a commencé...

Je me suis littéralement fait mettre en boîte par un professionnel. Il a commencer par me dire qui j'étais : « Toi tu loge probablement à gauche pour des raisons de morale et d'équité. » C'est vrai me suis-je entendu dire. Ensuite il m'a expliqué pourquoi il était avec eux sans avoir l'air trop conservateur et m'a tendu le crachoir, ouvert la porte : « Qu'est-ce que tu n'aime pas de Harper? »

Là ça c'est plutôt mal passé. Je me suis déçu. Vous le saver, je suis un gars généralement articuler, mais là, je n'ai pas réussi à articuler une défense intéressante. Je n'ai rien trouvé de concret, rien de solide, j'avais un espèce de gros blanc de mémoire. Je ne me souvenais plus des coupures stupides qu'il a fait en science, je ne me suis même pas rappeler que le ministre des sciences et technologies était un créationiste convaincu...

Bref, je n'ai rien pu répondre ou presque alors que j'étais, en théorie, dans une bonne situation pour avoir une discussion de fond sur la politique canadienne. Pitoyable. Je m'en mords encore les doigts. Mais bon que dire avec son introduction, il m'a cloué, empêcher de définir moi-même ma position et coupé mon éventuel élan... Je ne sais trop. C'est un professionnel, pas moi visiblement.

...

Morale de cette histoire, tenez-vous toujours près les grands débats ne sont pas toujours où on le pense et la gymnastique argumentaire – celle que vous avez vu dans le premier cours de philo au cégep – ne doit jamais être très loin.

.jpm

11:53 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0)

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