Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

14/12/2009

L'autre midi à la table d'à côté

Le titre est bon hein? Il n'est pas de moi, c'est le titre d'une émission de Radio-Canada. Ça passe le samedi entre 11h00 et 12h00. J'en ai entendu un petit bout samedi dernier.

Comme bien des émissions, celle-ci est aussi bonne que la qualité de ses invités et celle de samedi dernier était excellente. On a eu droit à Josée Blanchette et Alexandre Jardin. Je n'ai pas pu tout suivre, je faisais des commissions, mais je sais que cette émission existe en baladodiffusion (podcast) – merci Apple, et j'ai bien l'intention l'écouter au complet.

Que s'est-il dit de si intéressant à cette table? J'y viens.

Ils en étaient à parler de critique, de celles qu'ils reçoivent des lecteurs et de celles qu'ils peuvent lire ou pas dans les journaux. Ce qui m'a frappé c'est cette attitude qu'ils ont tout deux eu, l'une disant que ceux qui ne l'aimais pas n'avait qu'à ne pas la lire, l'autre soulignant qu'il n'avait pas lu de critique à son sujet depuis près de 20 ans. M. Jardin a même ajouté une explication anecdotique – et très révélatrice – à cette décision.

Un jour alors qu'il était à un lancement un journaliste était venu le voir pour lui dire qu'il avait beaucoup aimé son dernier roman, mais qu'il allait tout de même le descendre dans son prochain papier pour la simple et – selon lui – bonne raison que s'il donnait une bonne critique de son dernier roman il n'aurait que cinq lignes dans un coin de page alors que s'il le critiquait sévèrement il aurait droit à une pleine page!

...

On a un méchant problème là, non? Comment voulez-vous qu'il y ait quelque débat que ce soit dans notre société si tout un chacun cesse de lire ou d'écouter ceux qui ne leur plaisent pas. Je l'ai toujours dit et je tente de l'appliquer dans mon quotidien : Il faut tenir ses amis idéologiques proches et ses ennemis encore plus proches. Il faut lire ce qu'ils écrivent, écouter ce qu'ils disent sinon, comment voulez-vous être capable de les critiquer intelligemment?

Et c'est pire encore quand on entend M. Jadrin... Ça me fait penser à Berlusconi qui ne comprend pas pourquoi on l'attaque et qui croit que tout le monde l'aime. S'il ne lit rien d'autre que ses journaux, ce n'est pas surprenant qu'il ait l'impression qu'il fait l'unanimité.

Évidemment je ne m'en pas ici à une chroniqueuse d'humeur et à un romancier, mais bien à l'essence de ce qu'ils ont dit et à cette attitude qu'ils ne sont pas les seuls à avoir et qui se retrouve très certainement chez des gens qui ne peuvent pas se le permettre.

...

Et puis il y a ce journaliste qui préfère faire des vagues plutôt que de dire la vérité. Les chiens écrasés ça vend plus c'est bien connu.

Esclaves de la une, isolés de la critique et cloîtrés par nos positions, pas surprenant que le status quo reigne en roi et maître!

.jpm

13:18 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0)

Les commentaires sont fermés.