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15/12/2009

Le modèle québécois

C'est quoi au juste « le modèle québécois » ? Si comme pour moi ça n'a jamais été totalement évident pour vous, je vous propose un exemple donné par Laurent Paquin lors de son passage à l'émission La Joute diffusé sur TéléQuébec – une excellente émission d'ailleurs, du moins quand les débats sont intéressant parce que entre vous et moi, la couleur de la margarine on ne a rien à foutre.

Mais ce soir là le débat était d'intérêt publique : Pour ou contre les frais de scolarité variable? Ou en d'autres mots doit-on charger plus cher aux élèves en médecine qu'aux élèves en éducation? L'argument étant que les cours de médecine coûtent plus cher et que les médecins ont largement les moyens lorsqu'ils commence à travailler...

Le contre argument, qui est celui de M. Paquin est que ce n'est pas ça le modèle québécois. Le modèle québécois c'est l'égalité des chances, le modèle québécois c'est va à l'école gratuitement ou presque et on te taxera quand tu fera de l'argent. Bref le modèle c'est de permettre à tout le monde d'obtenir une bonne formation et de les taxer plus tard pour financer le système.

D'accord, vous allez me dire que ce n'est pas typiquement québécois, que c'est en fait simplement la social-démocratie en marche et vous aurez raison. Ce qui fait que ce modèle est québécois c'est que le Québec est le seul endroit en Amérique du Nord où ce modèle prévaut. Partout ailleurs on fait payer à l'entrée...

Le problème dans tout ça, ce n'est pas le modèle, le problème c'est que la taxation est de moins en moins progressive, le problème c'est que année après années on a diminuer l'assiette fiscale avec des baisses d'impôts et que l'on refuser d'indexer les frais de scolarité au coût  de la vie – aussi bien dire que les frais de scolarité on baissé pendant nombre d'années.

Le problème c'est aussi que dans ce monde globalisé on pas le choi – ou du moins on croit ne pas l'avoir – de baisser les taxes et l'impôt si on veut rivaliser avec les autres. La question est donc de savoir si l'on doit les suivre là aussi.

La réponse n'est pas simple. D'un côté, nous sommes effectivement en compétition avec les autres, d'un autre nous ne sommes pas seulement en compétition au niveau économique, nous le sommes aussi au niveau politique et il est possible de se battre sur ce terrin là aussi. On peut très bien décider de cesser d'imiter les autres et faire des efforts pour mettre notre modèle de l'avant l'expliquer, montrer ses avantages... C'est la décision qu'ont pris les pays scandinaves il y a bien longtemps.

Le problème est donc de savoir ce que l'on veut faire collectivement. Il faut savoir quel modèle on va privilégier et cesser de jouer sur les deux terrains en même temps.

En fait, la question fondamentale, c'est de savoir quel niveau d'inégalité on veut au Québec... J'y reviendrai demain.

.jpm

11:46 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0)

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